Un souper entre anciens amis du secondaire s’est étiré et, peu à peu, les échanges dérapent. La réalité individuelle de ces jeunes trentenaires prend le pas sur les souvenirs chéris, et les perceptions du monde se confrontent. Les partis pris sont dévoilés au grand jour, les visions de l’avenir, de la maternité et de l’amitié sont brouillées à jamais.
Maniant l’hyperréalisme avec une extrême précision, Catherine Chabot dresse un portrait incisif du Québec d’aujourd’hui, de ses penchants politiques et de notre besoin urgent de trouver de véritables issues de secours.
Cette pièce est somme toutes très moyenne, voire mauvaise, avec une écriture trop stéréotypée faisant référence à des milléniaux trentenaires, bourrée d’expressions inutilisées et de références dignes des autres générations, tel que Sol et Gobelet. Au niveau des sujets abordés par les personnages, ça commence mal avec une séance de bitchage d’une ancienne camarade du secondaire poussée à l’extrême, suivie d’une discussion intéressante sur la maternité, avant de prolonger ce sujet, le faisant tomber à son tour dans le déjà vu et les stéréotypes.
C’est avec étonnement que j’ai appris que l’autrice est dans le début trentaine, tout comme ses personnages. Peut-être que cette pièce s’adresse aux générations plus âgés, qui y verront un réconfort de leurs préjugés?
Ouf. Ce n’est somme toute pas une bonne pièce. Les personnages n’ont pas de buts, sont trop stéréotypés et haïssables, surtout Olivia, qui représente la gauche extrémiste omnipotente. Les autres personnages ne sont pas intéressants, l’histoire trop banale, même si quelques répliques m’ont amusé. J’ai l’impression que l’essai de pastiche de notre société miléniale se traduit plutôt en perte de temps.
Je viens de finir ce livre dont j’ai lu en une séance, j’adore le thème, j’adore les dialogues, j’ai bien apprécié les échanges entre les personnages. C’est très « trash » et drôle en même temps. J’aurais cependant apprécié que l’on offre une parti opposé au point de vue sur l’environnement, et les enfants de Louis et Gabrielle. On dirait qu’on les a seulement laissé justifier leur point de vue sans offrir le deuxième côté de la médaille! Cela dit, j’ai bien aimé l’écriture populaire propre au « Franglais » de Montréal!
C'est bon. Je pense qu'en pièce de théâtre ce serait plus fun. Mais je trouve que le livre apporte beaucoup d'idées sans jamais les finir. Genre on l'a analyser en classe pis vrm personne en ressort dequoi. C'etait un fun read et ca parle de subet important. Mais c'est quoi le but de parler de quelque chose d'important si tu dis rien. C'est comme si je disais genre yo watch out climate change!! Mais rien de plus. Bref, still fun to read je l'ai grind abz cite ce livre
J'ai voulu lire cette pièce suite au visionnement du film, que j'ai beaucoup aimé. Même si la dynamique des personnages est toxique, on s'attache à eux. J'ai même trouvé que le cynisme de leur propos était rafraîchissant par moment. J'ai rit à plusieurs moments.
Ligne de Fuite de Catherine Chabot est une pièce de théâtre produite en mars/avril 2019 au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui. J'avais assisté à cette pièce avec celle qui a developpé chez moi la curiosité et le goût du théâtre, ma mère ❤️🖤. Nous avions toutes les deux beaucoup aimé notre expérience et je m'étais dit que si l'occasion se présentait, j'achèterais le texte pour le revivre et pour démontrer mon appréciation de la pièce.
À la relecture, évidemment, le jeu des acteurs et actrices nous manque. Le texte se voulant une représentation d'une conversation hyperréaliste entre ami.es, plusieurs séquences de chevauchement de dialogues s'y retrouvent. Cette imitation d'échanges organiques entre personnes intimes atteignait sa cible sur scène. En contrepartie, à la lecture, ces enchaînements brisent le rythme et nuisent à la compréhension de certains passages.
Reste, tout de même, la lucidité de l'autrice qui, je me rappelle, avait été d'une éloquence extraordinaire lors de son entrevue à La soirée est encore jeune. Catherine Chabot est définitivement une artiste que je continuerai de suivre. Cette oeuvre cynique et corrosive détonne avec l'optimisme naïf et l'aveuglement volontaire présent dans bon nombre d'oeuvres d'art contemporain.