Artiste-peintre misanthrope, misogyne et libidineux en manque de reconnaissance, Bertrand vit aux crochets de son ami Yann, un rond-de-cuir de l’armée qu’il méprise. En proie à des accès de violence, il se découvre des pouvoirs extraordinaires. Serait-il en train de devenir un vampire ?
Un roman entre comédie, fantastique, fausse autobiographie, ésotérisme et horreur, mixture explosive. Une fiction rebelle aux contraintes de genre et qui refuse l’esprit de sérieux. Thomas Spok et compagnie. La rage cocasse et obscure du vampire contemporain qui s’ignore, en artiste raté et en loser peu sympathique. Un tour de force à rebondissements . Hugues Robert, Librairie Charybde.
Echec d'intentions. Un bouquin me présentant des personnages principaux que je fuirai dans la vie réelle --des loosers alcooliques se complaisant dans leur bêtise--, il faut qu'il soit sacrément bien écrit pour que je l'apprécie. Vu la note, ce n'est pas le cas. Le protagoniste est stupide mais ce n'est jamais drôle. Les événements partent dans tous les sens mais ce n'est jamais divertissant. On voit ce que l'auteur a voulu accomplir mais on voit surtout qu'il n'a pas réussi à le faire.
I am vampire de Romain Ternaux (n'attendez ici aucune objectivité, l'auteur est un copain), est un roman de vampire où le fantastique se mêle au trash burlesque. Les codes associés aux vampires sont détournés au service de l'histoire d'un marginal qui cherche à être heureux y compris au détriment de son entourage.
Misanthrope et misogyne, Bertrand est dévoué à son art volontairement horrible, qui lui donne droit selon lui à une place à part, en bon mégalo. Les facultés de vampire qu'il se découvre progressivement dans le roman sont une émanation de son sale caractère et le rendent encore plus antipathique et comique, dans une fuite en avant qui le conduit jusqu'en Roumanie et en mauvaise compagnie ! Le vampirisme devient une allégorie de l'art contemporain capitaliste qui se dévore lui-même, comme le suggère le monologue intérieur du personnage qui énumère les noms d'artistes célèbres pour mieux les rejeter, tout en se réclamant comique d'un art plus pur, et plus sanglant.