"Il y avait dans un port de la Norvège un très vieil homme à qui manquait une oreille…". Chaque soir, dans une auberge, le héros, aidé par les vapeurs de l’alcool, prend plaisir à raconter comment il a perdu cette fameuse oreille. Et à chaque fois, il déploie tout son talent de conteur pour offrir à l’assemblée ébahie une version différente de l’événement. Etait-ce au cirque, volontaire et victime d’un numéro de fouet qui a mal tourné ? Dans un sanglant pugilat avec une amoureuse éconduite et carnassière ? À cause d’un poêle trop chaud ou d’un hiver glacial ? d’un rat affamé ? Lors d’une malheureuse rencontre avec un mari jaloux ou des pirates sanguinaires ?…On dévore les pages pour connaître enfin la vérité. S’il y en a une…Un conte inédit contenu dans un petit livre de poche à trimballer partout.
Jean-Claude Mourlevat once wrote and directed burlesque shows for adults and children, which were performed for more than ten years in France and abroad. The author of several children’s books, he lives in a house overhanging the River Loire, near Saint-Etienne, France.
Dix minutes de lecture, mais ce fut très plaisant : les mille et un mensonges d'un homme racontant chaque soir une histoire différente sur la façon dot il a perdu son oreille...
Une petite histoire cocasse sur l'art de mener son auditoire par le bout du nez jusqu'au bout et même au-delà. Efficace, drôle et qui se lit d'une traite en cinq minutes comme un conte au coin du feu. Délicieux.
Il s’agit d’un court livre d’un recueil de nouvelles de Jean- Claude Mourlevat qui a beaucoup écrit pour les enfants. Le livre a été rédigé pour les enfants francophones de 6 à 11 ans. Le titre et également la première phrase „Il y avait dans un port de la Norvège un très vieil homme à qui mangquait une oreille“ éveillent chez le lecteur tout de suite l’intérêt de vouloir savoir pourquoi et comment cet homme avait perdu son oreille. Jean– Claude Mourlevat présente dans son livre la même histoire sous différentes versions. L’ouvrage met au centre le vieux marin comme personnage principal racontant ses histoires à propos de la question „Comment as- tu perdu ton oreille?“. L’histoire est simple et très accessible pour les enfans francophones sans décourager par sa longeur. Je peux m’imaginer que pour les non- francophones ce n’est pas si facile car le vocabulaire est choisis assez spécifiquement même si il s’agit des histoires de la vie quotidienne. Du point de vue structural j’estime comme supportant que les chapitres courts sont bien separés et ne contiennent pas plus qu’une version de l’histoire du vieux marin. Pendant le peu de pages l’auteur laisse les interlocuteurs du vieux marin bien que les lecteurs dans l’incertitude. Justqu’à la fin on ne va pas apprendre laquelle des histoires racontées est la vraie. Chaque chapitre commence avec la question rituelle d’un aubergiste ou d’une autre personne dans l’auberge. Toute cette cérémonie recommence presque chaque jour et le vieux marin „le faisait si bien que chaque soir on lecroyait. Jusqu’au lendemain…“ (chapitre 10). Dans les premiers dix chapitres il nous mène en bateau avec ses réponses et dans le chapitre onze le viellard répond à la question du patron de l’auberge sur son lit de mort en disant que „cette oreille…je ne l’ai jamais perdue…car je ne l’ai jamais eue…je suis né…sans…“(chapitre 11). Il nous semble d’abord que la vraie histoire est découverte mais dans le chapitre suivant tout va être relativiser. Le patron trouve une photographie ancienne du marin sur lequel on voit le gamin avec ces deux oreilles.
1.2. Choix du livre
J’ai choisi ce livre parce que le langage correspond au niveau linguistique des élèves, pose tout de suite la question comment l’homme avait coupé son oreille (donc laisse la place à l’imaginaire) et autorise des différentes interprétations et permet de découvrir d’autre perspectives présentes dans la classe. On pouvait critiquer qu’il y a une manque absolue d’information interculturelle et qu’il n’y a qu’une unité d’action qui est organisée d’une manière répétitive. Même si le livre n’offerte pas à première vue des possibilités d’identification et ne traite pas clairement des thématiques actuelles pour les jeunes je suis convaincue que les élèves peuvent en tirer beaucoup. Silke Topf écrit dans son article „Pour le plaisir de lire“ que „Littéreature de Jeunesse, die sich für den Einsatz im Französischunterricht eignet, ist im besten Sinne ;einfache Literatur“. Die Einfachheit im Erzählvollzug (...) mit Nähe zur Mündlichkeit“ (tiré de: Der Fremdsprachliche Unterricht Französisch, 102, 2009, p.3). Dans la suite je vais présenter des idées comment on pourrait travailler avec ce livre dans une école secondaire I.
2. Objectifs potentiels/ traitement en classe
2.1. Hypothèses et expression, interaction orale
L’organisation et l’idée du livre invitent à emettre des hypothèses et l’expression de son point de vue dès le début. Je peux m’imaginer qu’on peut même travailler soigneusement sur le sujet sans avoir commencer à lire le premier chapitre. Silke Topf accentue dans son article „Mit Littérature de jeunesse zum Lesen motivieren“ que le travail en classe soit davantage axé sur un produit qui favorise l’interaction orale. Selon moi un rapport créatif est absolument possible, vue qu’il ne s’agit pas seulement de lire et comprendre les histoires du marin mais également de raconter des histoires (les propres hypothèses trouvées concernant la recherche à la bonne réponse). En outre, selon Silke Topf c’est un aspect majeur de travailler avec le langage plutôt formel du livre en relation avec des tâches orales ce qui revèle l’idée d’organiser un débat interprétatif à partir de la question initiale. Ce débat peut également représenter une situation d’exercice du comportement d’un citoyen. Pour apprendre à sortir de la perspective individuelle il faut organiser les débats en classe en tenant compte que ce n’est surtout pas l’idée d’arriver le plus vite à un accord sur une solution. On a la tendance de souvent trouver trop vite une solution dans les discussions en classe. Chercher des solutions équitables à des problèmes collectifs ce n’est peut-être pas seulement trouver une solution proposée par la majorité et tout le monde doit accepter et appliquer. Pour développer une capacité citoyenne il faut des capacités fondamentales comme par exemple arriver à voir le monde de lunettes différentes. Et pour arriver à se décentrer de son point de vue et à écouter ou à observer, à incarner une autre perspective sur un niveau personelle c’est important de commencer le plus tôt possible de débattre aussi dans les classes de langues.
2.2. Esprit critique et savoir argumenter
Il faut développer un esprit critique chez les élèves. Dans le cas qu’on veut vraiment aller plus dans les détails on pourrait élargir l’enseignement et thématiser la formation dans lesquelles on est et l’intégration des personnes avec un handicap dans les écoles publiques. Chaque élèves peut exprimer son point de vue car c’est un sujet qui les touche tous.
Le choix de l’histoire qu’il font soit réflechit et le but qu’au moins on sait argumenter sur son choix et qu’on prend un moment et une prise de distance: „ça c’est fondamental pour moi parce que...“. Les débats ne devraient pas être du genre „Qu’est-ce que vous pensez de ...“ mais c’est plutôt le but final (après avoir travailler plus longtemps dans cette manière) de comment intégrer les élèves avec leurs environnement, leur convainction, comment les confronter à une décision, un conflit qu’on essaie à maintenir pendant le débat. Pour un tel débat on traite de temps en temps des sujets d’importance de long terme comme les droits des personnes avec un handicap en suisse, la dominance des caractéristiques extérieurs comme une oreille coupée, leur droit à la participation à la vie de la socitété qui intègre les visites au cinéma, le droit à l’éducation et la participation dans une école publique etc.
2.3. Lire de manière expressive et raconter à la manière du vieux marin
En plus on pouvait mettre en voix les dialogues dans le livre et les lire (par binom par exemple) de manière expressive. Dans le cas qu’on préfère de travailler sur les compétences écrites c’est possible de laisser raconter les élèves des histoires à la manière du vieux marin, donc qu’il deviennte conteur d’une histoire.
2.4. Interculturalité
Même si la thématique choisie dans le livre ou le longeur ne semble pas être une source riche pour le débat dans la classe pour quelqu’un c’est une bonne occasion d’ apprendre comment argumenter. On pourrait demander aux élèves aussi de prendre le rôle d’opinion opposé pour démontrer qu’il y a des points de vue différents et pour apprendre à les écouter. Apprendre à être sensible à cette pluralité d’arguments c’est fondamentale pour acquérir une capacité de répondre aux besoins et d’intégrer d’autres opinion. Se décentrer c’est mobiliser son point de vue et ne pas s’accorder immédiatement. Mettre l’accent sur la créativité et l’innovation des élèves ça veut dire de donner de temps et d’espace aux élèves d’essayer dans un cadre plus petit que la société (l’école, la classe). Dans la critique j’ai parler d’une manque de l’interculturalité sur le niveau du contenu. Après avoir analyser le valeur et les compétences qui peuvent être déclenchées par le travail en classe je reconnaît le potentiel.
3. Avis personnel
Je viens de présenter quelques idées comment on pourrait travailler avec les élèves sur un texte dans la classe de langue. (Emettre des hypothèses, lire et raconter des histoires, exprimer son opinion, écouter les différentes points de vue). Sur le plan thématique je vois des parallèles des sujets comme la prédominance des caractéristiques extérieures, le sujet du mensonge, les rumeurs qui circulent dans la classe, les disputs dans les relations entre les parents et les enfants également que dans les relation d’amitié entre homme et femme.
Essayer de structurer toutes les choses tout de suite c’est un méchanisme assez naturel et humain parce que cela nous permet de comprendre le monde et de pouvoir recevoir certains évènements. Mais en structurant il nous faut garder dans la tête que ce sont toujours aussi des réductions. Et les réductions apportent également des falsifications.
Pour conclure, j’estime comme important d’accentuer que les écoles ont pour fonction de communiquer aux élèves un esprit critique. Cela ne veut pas dire de falsifier tous les modèles et les règles de la société. C’est la question de comment accepter des modèles ou dans le cas du marin les histoires racontées comme des essais de comprendre et structurer la vérité mais de rester ouvert et prêt de voir aussi les problèmes qui s’imposent avec une proposition d’un modèle et de vouloir trouver d’alternatives qui sont valables jusqu’à ce que probablement ils vont être falsifiées de nouveau. L’histoire du marin revèle aussi le problématique ou la tendance naturelle de l’homme de vouloir savoir tout et la tendance d’essayer de comprendre tout. Dans le cas que ce désir concerne d’autres personnes, ce méchanisme peut résoudre dans des intérprétations qui peut-être ne correspondent pas à la vérité.
4. Bibliographie 1. Silke Topf: Pour le plaisir de lire. „Mit Littérature de jeunesse zum Lesen motivieren“. Der Fremdsprachliche Unterricht Französisch, 102, 2009, p.3). 2. Guide éducation à la citoyennteé, guide pédagogique, fondation éducation et développement 2010 www.globaleducation.ch (visite: 24.10.14)