C’est le plus foudroyant développement technologique de l’Histoire. En dix ans le téléphone portable a colonisé nos vies, avec l’active participation du public, et pour le bénéfice de l’industrie. Ce déferlement signe la victoire du marketing technologique contre les évidences. Non seulement les ravages – écologiques, sanitaires, sociaux, psychologiques – du portable sont niés, mais il n’est pas exclu que sa possession devienne obligatoire pour survivre à Technopolis. À l’échelle planétaire (déchets électroniques, massacres de populations et d’espèces menacées), nationale (surveillance, technification des rapports sociaux, bombardement publicitaire), locale (pollutions, pillage des ressources et des fonds publics) et individuelle (addiction, détérioration de la santé et autisme social), découvrons ce gadget devenu fléau absolu.
Toujours d'actualité, 12ans plus tard. En 2004, le MIT pouvait déjà tirer le portrait socio-psychologique d'un utilisateur à l'aide de la simple activation de son bluetooth... Les Gafam (absentes du livre) ont su exploiter le filon (centralisation, données, traçage, écoutes, entraînement de l'IA sur notre dos), tandis que l'être humain renonce chaque jour un peu plus à sa liberté. Sait-il encore ce que cela signifie, être libre?