Cette expression, qui évoque la fatalité, résume à elle seule un éternel débat : notre destinée échappe-t-elle à notre volonté ou disposons-nous d’un libre arbitre qui nous permet de l’infléchir?
Le 31 juillet 1976, à Montréal, le dernier accident d’une série de sept va déterminer le destin d’un homme et d’une femme qui, toute leur vie durant, tenteront de donner un sens à cet événement.
Avec la verve qu’on lui connaît, Serge Lamothe (Tarquimpol, Les enfants lumière) se joue des frontières du vraisemblable afin d’éclairer notre humanité et nous entraîne dans la quête émouvante de deux êtres qui se savent destinés l’un à l’autre.
J'ai adoré ce roman. Cette lecture est palpitante et j'aurais aimé qu'elle soit encore plus longue. J'ai également beaucoup apprécié ma rencontre avec son auteur, que j'ai trouvé très sympathique!
Il y a dans ce roman beaucoup d'éléments que j'apprécie habituellement (le lyrisme, une certaine dimension encyclopédique, une structure audacieuse), mais qui m'ont semblé assemblés de manière parfois malhabile. Je crois que, pour être vraiment réussi, ce roman aurait dû être un peu plus long, de manière à permettre à l'auteur d'approfondir davantage ses bons flashs, ou être un peu plus court, un peu plus resserré. Je suis sorti de cette lecture avec la certitude que Lamothe a du talent, mais je crois qu'il a ici voulu faire trop de choses en trop peu de pages.
Ce livre m’a définitivement laissée perplexe. L’auteur approche de façon originale le thème de la destinée, de la limite de notre libre arbitre. Beaucoup de réflexions sur ce sujet ainsi que sur l’amour impossible et les relations humaines s’offrent au lecteur.
Les deux personnages principaux vivent dans des mondes parallèles dans lesquels ils rencontrent les mêmes personnes et fréquentent les mêmes lieux. Ils ressentent même une profonde connexion l’un à l’autre. Cependant, ils ne se rencontrent jamais. Sont-ils amants, frère et sœur ou de simples amis?
J’ai eu davantage d’intérêt pour l’histoire à partir de la moitié du roman. J’ai bien aimé constater le fait que les personnages vivent des expériences similaires à travers le point de vue de Maya.
D'une facilité à lire et à aimer, il y a aussi une difficulté à résoudre le mystère et comprendre. [Surtout la fin disons que je n'ai pas trop saisi] Mais le tout laisse un sentiment de tristesse ou de nostalgie. Il y a un regard sur le passé, surtout de Montréal, des personages, des univers qu'ils peuvent traverser. Le truc, c'est que l'histoire passe du réel au fantastique à la confusion du lecteur. En tout cas c'est un livre adulte, une philosophie sur la vie et le surnaturel.
Premier roman lu de cet auteur, j'ai adoré. Bien écrit, original, captivant qui ne laisse pas indifférent. La lecture de la dernière partie se fait à souffle retenu, les mots défiles à une vitesse folle, c'est comme recevoir une claque en plein visage... Une vision dystopique du monde, de ce qu'il pourrait possiblement devenir, si l'humain continu ses conneries. Lamothe nous parle d'amour, de fatalité, de destiné, de possibilités, d'environnement, de deuil, d'utopie et aussi, de ''et si...''.
damn désolée sid mais j’ai trouvé ce livre mid … j’avais tellement de la misère à aimer les personnages, ils me paraissaient haïssable for some reason j’ai réalisé que j’ai de la difficulté à lire des livres écrits par des hommes ces temps-ci, surtout quand il est question de personnages femmes écrits par des hommes maya est l’incarnation de la manic pixie dream girl and i hated reading into a man’s mind lol (concept intéressant tho !)
Un peu long avant d'être intéressant et de comprendre où il s'en va. Deuxième partie vraiment plus facile et agréable à lire. Je n'ai toujours pas compris la fin. Vraiment pas le genre de lecture que j'aime
Mektoub par Serge Lamothe Janvier & Février 2016 4/5 *Lu dans le cadre du concours du Prix Littéraire des Collégiens: http://prixlitterairedescollegiens.ca*
Mektoub a réussi à me redonner de l’espoir. Après les deux terribles oeuvres précédentes sélectionnées pour le PLC (pas le Parti Libéral du Canada, mais bien le Prix Littéraire des Collégiens), soit Le Continent de Plastique et le Poids de la Neige, j’avais vraiment peur que toutes les lectures soient destinées à des vieilles grand-mères passant leur journée à chercher la signification des plus mondaines métaphores. Mektoub est venu mettre un peu de joie dans ma vie. L’originalité de l’histoire en fait vraiment sa force. J’ai toujours adoré les histoires suivant deux intrigues et personnages différents qui en vienne à se rencontrer dans une réunion émotive, et j’ai été servie. Cette histoire est écrite d’une main de maître; les petits détails s’emmêle et se chevauche, mais ne permette pas au lecteur de comprendre jusqu’à la dernière page. J’ai l’impression que l’auteur joue beaucoup avec le “trop beau pour être vrai” ce qui nous fait douté constamment de l’état mental des personnages, mais en même temps on ne peux s’empêcher de croire à leur histoire. Mektoub nous fait posé des questions sur la vie, la mort, mais surtout le destin. Sans être trop métaphysique, Mektoub amène la conception des univers parallèles à son apogée. Le style d’écriture contribue également à l’atmosphère de mystère, comme si l’on vivait dans un songe. Le contexte historique était très bien expliqué et transportait même une jeune des années 90, comme moi, à l’époque des grands bouleversements québécois. Mektoub est accessible aux gens de tout âge, même mes parents ont apprécié la lecture. Bref, Mektoub se hisse définitivement en première place de mon classement du PLC à date — je suis actuellement en train de lire Les Maisons, et je pense que ce roman remplacera Mektoub, mais reste à voir.
À la lecture de cet ouvrage, que j’ai dévoré en moins de deux jours, j’avais l’impression de voyager à travers différentes dimensions. Cela a été pour moi une première expérience du genre par la lecture. C’est un tour de force qu’accomplit ici Serge Lamothe. Mettant en vedette deux principaux personnages, l’ouvrage est séparé en deux grandes parties, où chacun s’occupe à son tour de la narration. Sont-ils frère et sœur, amants, amis imaginaires, père et fille ? Au lecteur de le découvrir au fil des pages, mais une chose est certaine, quelque chose plus grand que nature les rassemble et les connecte bien malgré eux.