en centre social autonome. Un matin, il dcide de sortir de chez lui nu comme un ver et sans un sou. Il arrive ainsi dans les beaux quartiers o il fait l'exprience de la "charit" bien ordonne des riches. Il entreprend ensuite de retrouver ses anciens complices du temps o ils taient cambrioleurs. Aprs quelques prgrinations, ponctues d'interrogations sur l'histoire des gueux travers les ges, il rencontre l'amour et l'utopie. Alexandre Dumal nous livre ici, dans son style singulier d'ternel outsider, des tranches de vies qui se terminent en promesse d'insurrection. Les formules et les bons mots maillent les dialogues par lesquels se dcouvrent des humains sans autre qualit que l'apptence d'une vie non asservie. Aprs avoir pass plus de dix ans dans les geles de la rpublique pour braquages, Alexandre Dumal a raccroch son flingue pour se faire auteur de romans noirs connotation sociale. Dans la prface de l'ouvrage qui a fait connatre Dumal en 1995 (Je m'appelle Reviens, Srie noire), Jean-Patrick Manchette, quelques mois avant son dcs, disait ceci : "Pour savoir crire, il faut savoir vivre. Certains qui ne savent ni lire ni vivre auront hte d'oublier ce livre. Qu'ils se dpchent ! Car le refus qui habite ce texte n'a pas fini de revenir, lui aussi, dans la gueule de la servitude."