Yapou, bétail humain VOLUME I Traduit du japonais par Sylvain Cardonnel
Yapou, bétail humain, fresque postmoderne qui sera publiée en trois volumes, est l’un des textes les plus extraordinaires qui soient. À l’image d’un Jules Verne extravagant et pervers, Shozo Numa explore le système de domination que subit le Yapou (descendant de l’homme nippon rabaissé au rang de bétail) sur l’empire EHS, au XLe siècle. Un vaisseau spatial chute sur Terre, dans les années 196X, près d’un jeune couple (une Allemande et un Japonais). Après avoir porté secours à son occupante, ceux-ci entreprennent un voyage dans le temps pour rejoindre EHS, découvrant un univers dominé par une noblesse blanche d’origine germanique régie par les femmes, qui ont asservi les Yapous, voués à satisfaire leurs besoins et idolâtrer les Blancs. Ce voyage mènera à la transformation du jeune Japonais en Yapou au service de son ancienne fiancée, désormais membre de la noblesse d’EHS.
Reprenant la tradition de Jonathan Swift et du voyage fictif, cette dystopie délirante, marquée par une feinte érudition et de constantes adresses au lecteur, représente la quintessence littéraire de la détestation de soi des Japonais traumatisés par l’Histoire. Yapou décrit un monde total, traversé par un humour noir et grinçant, où tout, de l’organisation sociale aux gadgets technologiques, en passant par le système philosophique et idéologique, est scrupuleusement répertorié. Grand texte du masochisme, hanté par les notions d’impérialisme, de suprématie raciale, d’eugénisme, de domination sexuelle, Yapou a été honni par le Japon d’après-guerre.
Ce livre culte est considéré comme le texte le plus étrange jamais publié au Japon.
Yapou, bétail humain est le plus grand roman idéologique qu’un Japonais ait écrit après-guerre. Yukio Mishima
Yapou, bétail humain VOLUME II Traduit du japonais par Sylvain Cardonnel
Dans le premier volume, Rinichiro, un jeune homme japonais emmené avec sa compagne allemande, Clara, sur EHS, découvre un univers peuplé de Blancs (nobles ou plèbe), de Noirs (esclaves), et de Yapous (objets remodelés aux fonctions diverses). Ce deuxième volume, offrant un portrait de Rinichiro en Yapou, converti à l’albinisme (adoration des dieux blancs), permet à Shozo Numa de prolonger son exploration du rapport masochiste instauré sur EHS entre les races et les espèces (humains et bétail). Il retrace ainsi l’histoire de la Terre au XXe siècle, la troisième guerre mondiale, les ravages de la fièvre oméga, la planète tombée aux mains des Noirs et des Japonais dégénérés, l’émigration d’une élite blanche sur Terra Nova, et la création d’EHS. À travers les yeux de Rinichiro, le lecteur comprendra que les voyages dans le Temps des habitants d’EHS sont à l’origine de la mythologie japonaise. Il découvrira de nouveaux usages de Yapous ; les poukies ou Yapous des neiges (paires de skis viandeuses de la famille des pygmées patineurs), les pangels, variété de bétail volant, etc. Une partie de chasse menée par des nobles d’EHS dans un parc naturel dévoilera le sort réservé au gibier yapou et noir. La visite d’une yapounerie présentera les Yapombs, femelles yapou porteuses des « graines de dieux » afin de délivrer les femmes nobles d’EHS de la gestation et de l’enfantement.… Reprenant la tradition littéraire de Jonathan Swift et du voyage fictif, cette dystopie délirante, marquée par une feinte érudition et de constantes adresses au lecteur, représente la quintessence littéraire de la détestation de soi des Japonais traumatisés par l’Histoire. Yapou décrit un monde total, traversé par un humour noir et grinçant, où tout, de l’organisation sociale aux gadgets technologiques, en passant par le système philosophique et idéologique, est scrupuleusement répertorié. Grand texte du masochisme, hanté par les notions d’impérialisme, de suprématie raciale, d’eugénisme, de domination sexuelle, Yapou a été honni par le Japon d’après-guerre, et vient d’être couronné, en France, par le Prix Sade.
Yapou, bétail humain VOLUME III Traduit du japonais par Sylvain Cardonnel
Yapou, bétail humain, livre total, démesuré, vendu à plusieurs millions d’exemplaires au Japon, a reçu les louanges de la critique française à l’occasion de la parution des volumes précédents. Ce troisième volume clôt une fresque échevelée considérée par Yukio Mishima comme « le plus grand roman idéologique qu’un Japonais ait écrit après-guerre ». Dans les deux premiers volumes de ce roman-fleuve, à la fois exploration sado-masochiste et fiction d’anticipation, nous a été présentée la planète EHS, au XLe siècle. EHS est peuplée de Blancs (nobles ou plèbe), de Noirs (esclaves), et de Yapous – descendants des Japonais – qui sont traités comme du bétail par les Blancs, notamment par les femmes, et utilisés comme des objets aux fonctions diverses (« meubles viandeux »). Cette planète nous est dévoilée à travers les yeux de Rinichiro, ex-Japonais du XXe siècle qui, à la faveur d’un voyage dans le temps, y atterrit avec Clara, sa fiancée allemande. Cette fresque que l’auteur juge inachevée, car inapte à illustrer l’étendue infinie de son imaginaire et de ses fantasmes, décrit la transformation définitive de Rinichiro en Yapou. En effet, dans ce dernier volume, Rin épouse son statut de bétail humain au point d’émettre le souhait de devenir le setteen (toilettes vivantes) de Clara, devenue la domina de son cœur. Revisitant l’histoire culturelle du bétail, le lecteur découvre d’autres variétés de Yapous (et notamment les scrapets, Yapous réduits), leurs mœurs passées et présentes, et approfondit sa connaissance de l’albinisme (le culte des dieux blancs). Il assiste à un banquet donné au Palais de Cristal en l’honneur de Clara, les préparatifs lui offrant notamment l’occasion de découvrir les repose-culs viandeux et la manière de cuisiner la viande de Yapou… Texte monumental, détournement masochiste de la fascination nippone pour le raffinement technologique, mais surtout roman idéologique honni pendant les années d’après-guerre, Yapou, bétail humain représente la quintessence littéraire de la détestation de soi (raciale et sexuelle) des Japonais traumatisés par l’Histoire. Cette contre-utopie délirante, détaillée avec une minutie maniaque et vertigineuse, marquée par un humour noir et grinçant (on pense à Jonathan Swift), traduite pour la première fois en Occident, est un chef-d’œuvre de la littérature mondiale.
Shōzō Numa, conosciuto anche con lo pseudonimo Tetsuo Amano (沼 正三; Hataka, 19 marzo 1926 – Tokyo, 30 novembre 2008), è stato uno scrittore di fantascienza giapponese, noto per aver scritto il romanzo Kachikujin yapū, pubblicato a puntate a partire dal 1956: un'opera di fantascienza dalle sfumature sadomaso, da cui è stato tratto il manga Yapoo - Il bestiame umano.