Dire avec justesse l’impossibilité, dans une ville comme Alger, de sortir des carcans communs. De rejeter la norme obligatoire du « nous » pour affirmer un « je ». Le Monde des livres Une famille, quelque part dans un quartier populaire d’Alger. L’auteure en offre une « coupe transversale », donnant parole à tour de rôle à chacun de ses membres, croisant ainsi les regards, les vécus individuels, les perceptions réfractées d’un quotidien fait de promiscuité, de désœuvrement, de mal-vie… S’en dégagent la solitude tragique des êtres et leur souffrance, dans la révolte et le désespoir, parfaitement rendus par la structure même de l’œuvre. Un premier roman sensible et percutant. Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi vit et travaille à Paris. Elle est l'auteure de plusieurs romans tous disponibles chez Points, parmi lesquels Nos richesses , prix Renaudot des lycéens 2017, et Les Petits de décembre , prix du Roman Métis des lycéens en 2019. Prix de la Vocation 2011
Kaouther Adimi, (born 1986 Algiers) is a writer, graduate in modern literature and human resources management. She works today in Paris, where she has lived since 2009. Kaouther Adimi was born in Alger, Algeria, in 1986. From the age of 4 to the age of 8, she lived with her family in Grenoble, France. It's during this period that she discovered the pleasure of reading, by going to the public library every week with her dad
In 1994, she returned to Algeria, which was then under the influence of terrorism. Having very few opportunities to read, she started to write her own stories. While she was studying in the Alger university, she entered a writing contest organized by the French Institute, for the young writers in Muret (Haute-Garonne). The short story she submitted held the attention of the jury who published it in a collection alongside the other laureates' productions. Thanks to this contest, she was invited to Muret then Toulouse and finally Paris, where she met with les éditions Barzakh.
She has a degree in modern literature and human resources management.
In 2009, she wrote her first novel L'envers des autres. The same year, she left Alger for Paris.
She worked for a time in the human resources field for L'Oréal. Now, she's working for the L'Oreal Foundation as skincare program supervisor.
Dès les premières lignes, on est plongé dans le quotidien sombre de neuf personnages' différents certe, mais qui finissent par se ressembler. Des âmes en peine en quête de délivrance. Une famille typiquement algérienne, chacun ses rêves, ses peurs, sa honte mais personne n'ose en parler. Des voisins comme on en a tous, qui passent leur temps à juger autrui qu'à se préoccuper de leur propre existence. Chaque chapitre donne la parole à un personnage qui partagera avec le lecteur son vécu, ses craintes et ses incertitudes. Dans une société qui a horreur du différent, ces âmes se cherchent, se remettent en question, se torturent mais n'arrivent pas à se retrouver. Cette lecture m'a étouffé du début à la fin du récit. Colère, violence, tristesse et surtout désespoir m'ont accompagné jusqu'à un épilogue qui m'a laissé sur ma fin. Coup de cœur pour une plume forte, consciente, légère et imposante. Bravo.
Un livre très court (120 pages) mais très intense, sur la jeunesse algéroise populaire. Chaque personnage a son histoire, sa personnalité et malgré le peu de temps passé avec chacun on les comprend et on se met à leur place aisément. J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteure, ça m’a donné envie de lire ses autres livres !
Des ballerines de Papicha ! Le titre m'a fait rêver.
Je me suis dit, voici enfin un livre qui va balayer tous les tabous et tout dire, tout dire sur la condition féminine, la liberté, les normes sociales oppressives, tout ce que la jeunesse algérienne pense mais n'ose pas dire.
Mais à lire les premières pages, mon excitation a disparu sur le coup. Elle a disparu sous la surface du bruit – bruit des mots prosaïques, bruit des personnages ternes – noyée comme l'Atlantide. Il n'en est resté que ce sentiment de platitude.
C'est horriblement décevant.
Tous les personnages du livre avaient le potentiel de porter en eux des voix puissantes. Chacun d'eux souffre à l'idée de disparaître, non entendu et non aperçu, dans un pays mal barré.
Mais Kaouther Amidi n'a rien fait de fait. Ce que j'ai entre les mains est un livre très court, des thèmes poignants, mais avec de nombreux personnages sans dynamisme, sans développement, sans intrigue. Ils apparaissent, puis disparaissent en vitesse. On les oublie à la tournée de page. Le résultat, un ouvrage dénudé de tout impact.
Je pensais lire un livre léger comme son titre me le laissait imaginer, mais pas du tout. C'est un récit très court, sombre qui donne la parole à 9 algériens et dépeint une jeunesse déprimée, désœuvrée et sans espoir. Lecture intéressante mais j'ai trouvé les portraits trop courts. J'en demandais plus.
Titre du livre: Des ballerines de papicha. Auteur : Kaouther Adimi Éditions : [ barzakh]. Date de parution : Février 2010 Genre: Roman
Résumé du livre : Une famille, quelque part dans un quartier populaire d’Alger. L’auteur en offre une "coupe transversale" en donnant parole à tour de rôle à chacun de ses membres, croisant ainsi les regards, les vécus individuels, les perceptions réfractées d’un quotidien fait de promiscuité, de désoeuvrement, de mal-vie... s’en dégagent la solitude tragique des êtres et leur peine à vivre, dans la révolte et le désespoir, parfaitement rendus par la structure même de l’oeuvre. Un premier roman sensible et percutant.
Description/Avis personnel : Adel , ses deux soeurs : yasmine, et ,sarah avec son époux Hamza et leur fille mouna, vivent ensembles avec la mère. ainsi que leurs voisins: Kamel, hadj youcef et bien d’autres....nous racontent à tour de rôle leur perception de la vie, de la société qui les entoure, de leur quotidien témoignant de la peine, la rage ou la haine qui réside en chacun d’eux. à travers ces personnages, l’auteur arrive à refléter, en quelque sorte, le quotidien des algériens d’aujourd’hui, en exprimant tout le désespoir et le désarrois qui règne quelque part au fond de chacun de ses personnages. Kaouther Adimi, a réussi, par son premier roman, à mettre en évidence le vécu d’une catégorie de la société -pour ne pas dire toute la société- . j’admire son travail et je me demande si elle en aura d’autres romans
Je connais Kaouther Adimi, j'ai lu tous ses livres. Elle a ce côté camusien qu'on retrouve dans ce (son) tout premier roman avec ces personnages qui se croisent, se côtoient de près ou de loin. Nous habitons pendant 120 pages dans un immeuble d'Alger, Kaouther nous fait vivre parmi cette jeunesse désœuvrée. Il y a des passages brillants comme l'agression sur Adel. Mais ce premier roman n'est pas parfait (j'ai relevé quelques coquilles qui me gênent). La beauté de ce roman c'est qu'il soit enfin traduit en français. Kaouther, je continuerai à te suivre, j'admire tellement ton écriture et ton engagement pour l'Algérie.
peut être un peu ambitieux pour un livre aussi court (par exemple l’histoire de hamza et de sarah qui reste assez flou, surtout la folie de hamza et son déclenchement) mais peut être c’était voulu ? quand même sympathique pour un premier livre, il peut être une très bonne découverte pour quelqu’un qui ne lit pas énormément à mon avis !
Je donne 5 étoiles à ce beau livre qui m'a fait rire, pleurer, écrire, ce livre qui m'enivre avec la beauté de ses personnages, la construction de son plan narratif, le type de discours choisi, et l'art de la description.
Assez mitigée, je suis vraiment restée sur ma faim après avoir tourné la dernière page du livre. Une suite aurait peut être été sympa, ou alors j'ai pas compris le concept.