Il y a de l’enquêteur sur notre monde chez Jean-Pierre Ostende, que ce soit trains, voies de communication, monde de l’entreprise, parcs d’attraction, Jean-Pierre Ostende a l’art de faire voisiner le précipité vrai et le précipité fantaisiste et nous plonger non sans jubilation au bord du précipice de la situation actuelle, drôle et pas que… Sous toutes ses formes, livres, radios, dramatiques, blogs, (Gallimard, France Culture et même SNCF). l’univers de la restauration tous azimuts en une quinzaine de chapitres sagaces où s’entremêlent l’humour, la férocité du regard, fascination jusqu’à l’hagiographie pour les toqués (les chefs) et le futur gastronomique des plus inquiétants. Par exemple, parmi tant d’autres, le réjouissant chapitre sur l’ethnographie des tribus de restaurants : toqués, bistronomes, street-food, brasseries, nitunivous, bouibouis, ces derniers traités avec autant de drôleries que de tendresses comme l’enfance de l’auberge. Bref encore un voyage alerte, halluciné, fourchette en main, de l’anthropologue, ethnologue, poète, Jean Pierre Ostende, dans notre monde contemporain.
"No hay conocimiento sin gusto ni pérdida de conocimiento sin pérdida de gusto. La ignorancia, al parecer, no tendría gusto. O muy poco. Estar disgustado vendría a ser no saber nada, no querer saborear nada, no querer saber nada."