C'est bien rare que je n'aime pas un livre ou que j'hésite à le terminer. «Le continent de plastique» fait partie de ces rares oeuvres.
Si je devais trouver un mot pour résumer le livre, ce serait «forcé». Le vocabulaire peu naturel faisait obstacle à la lecture. Je n'ai rien contre les mots recherchés et les temps de verbe compliqués, mais cela n'avait pas l'air naturel dans ce roman. De plus, j'ai eu l'impression que faire intervenir le continent de plastique ne collait pas avec l'histoire. On aurait dit une excroissance, une route alternative de l'histoire, pas inintéressante, mais pas à sa place. Après tout, c'est une histoire d'écrivains, à la base...
Ce qui faisait contraste avec le vocabulaire soigné du roman était les dialogues familiers en phrases incomplètes (par exemple : «Bon, écoute, je vais te laisser y réfléchir, clairement tu.» C'est tout? pas de points de suspension? Rien qui ne me laisse croire que la phrase n'est pas terminée? Pas d'hésitation?
L'histoire en soi comportait de bonnes idées, mais selon moi s'attardait trop à des détails peu nécessaires. La fin, aussi, me laisse perplexe. Le roman conclu l'histoire du continent de plastique, la route alternative, mais pas l'histoire que nous suivons depuis le début, soit le récit avec le maître... J'avoue ne pas avoir compris le choix artistique derrière cela.
Bref, lecture décevante.