Depuis la fin de la guerre des Astres, Sirem travaille avec son père adoptif, Ziri, dans la bibliothèque de la cité d’Afra. Quand Ziri est victime d’un attentat, Sirem doit affronter les fantômes de son passé et le pouvoir autoritaire des Veilleurs, adorateurs du Soleil. Esseulée, elle pactise avec Tanit, une femme transformée en faucon par un sortilège. Mais peut-elle faire confiance à l’oiseau maudit ? Qui est-il vraiment, et quels sont ses secrets ? La mystérieuse prophétie d’une voyante va lancer Sirem et l’oiseau dans une quête périlleuse où, à la lumière incertaine de la Lune, la magie peut revêtir des formes inattendues…
Née en 1992 à Paris, Yasmine Djebel a grandi entre la banlieue parisienne et Alger. Bercée par les histoires que lui contait son grand-père et les livres du CDI, elle a fait de la littérature son terrain de jeu.
Aujourd’hui, elle exerce en tant que kinésithérapeute dans une clinique spécialisée dans la prise en charge d’adolescents où elle prêche les bienfaits de la lecture avec un peu trop de passion. Depuis son bureau, elle écrit pour déployer les imaginaires, un récit après l’autre.
Mais juste incroyable ?! La plume : incroyable L'histoire : incroyable Le folklore/l'inspiration du livre : incroyable Les personnages : incroyable (mes enfants)
VRAIMENT c'est un sans faute et juste un banger.
Les ME on veut plus de livre comme ça svp merci bisous
🦅 Des livres comme celui-ci, j’en veux tous les jours. Honnêtement, il est difficile de croire que c’est le tout premier de l’autrice tant j’ai été subjuguée par la qualité du récit. En tout point. Merci à Rageot d’avoir vu combien le talent de Yasmine Djebel est grand. Et ça commence directement dès les premières inspirations du roman, dès les premières lignes, c’était saisissant. Et j’ai passé les 430 pages à être admirative de ce que je lisais.
🦅 Avec Sirem, l’autrice met à l’honneur la culture amazigh et invente un univers dont la richesse ne peut qu’être saluée. Tout se respirait dans les moindres détails, jusqu’aux tenues et noms des personnages, et c’est ce que j’appelle le talent. C’était à la fois beau, comme tombé du ciel, et travaillé.
🦅 Les personnages quant à eux sont très bien construits. Et si Sirem ressent le besoin d’apprendre à dompter ce qu’elle prend pour de la lâcheté, je n’ai pas pu m’empêcher de la trouver courageuse dès le début de sa quête. En plus, au fil des rencontres, Yasmine fait naître du found family et ce trope atteint son paroxysme à la fin par le biais d’énigmes : ça m’a donné des frissons.
🦅 Cette quête fantastique donne également l’occasion pour l’autrice de poser des mots sur des thématiques fortes telles que l’oppression, la peur d’un peuple, la question de l’accès à l’éducation et à la culture, le deuil… Autant de sujets qui contribuent à faire de ce roman un ouvrage captivant.
🦅 Concrètement, tout est solide mais également très visuel. C’était si aisé de se sentir juste à côté de notre protagoniste dans ses épreuves. C’est une quête absolument géniale à suivre et qui n’aurait pas eu le même goût sans cette plume absolument sublime. On peut le dire, Sirem m’a complètement envoûtée. J’aurais même adoré que ça ne s’arrête jamais et qu’il y ait encore plus de chapitres, pourquoi pas même un deuxième tome si je rêve plus grand, car on arrive bien trop vite au moment du au revoir.
c'est très jeunesse autant dans l'histoire que dans la présentation du livre (police assez grosse) donc se lit très vite ! mais au-delà de ça, la plume et la quête rendent également cette lecture rapide. l'intrigue est bonne et l'écriture vraiment belle. les descriptions sont impeccables et donnent l'impression d'y être. j'ai beaucoup aimé les titres de chapitres et des parties, aussi ! la manière dont le livre est coupé rend la lecture encore plus sympathique.
l'inspiration amazigh et super cool, surtout l'importance des tatouages (et le fait qu'ils aient été interdits..). certains prénoms m'ont fait sourire et m'ont également stressée (ex - nedjim) à cause de l'intrigue.
les personnes sont attachants, mais certains sortent du lot pendant que d'autres semblent être peu développés.
une histoire vraiment belle que j'ai beaucoup aimé lire !! je recommande vivement.
j'espère pouvoir avoir plus d'aventures de Sirem.~
J’ai adoré lire ce livre de fantasy aux inspirations amazigh, c’est un plaisir de lire du YA avec cette représentation qu’on voit très rarement dans ce genre littéraire. La culture d’Afrique du Nord est vraiment mise à l’honneur avec les prénoms, l’ambiance, les légendes, les tenues, la nourriture et c’est vraiment une réussite ! L’histoire nous tient en haleine tout le long, j’ai beaucoup aimé les personnages notamment Kamil qui est, je pense, mon préféré 🫶🏼 J’étais vraiment transportée dans ce roman grâce à tous les rebondissements, les descriptions vraiment bien faites et la plume de Yasmine qui est vraiment envoûtante.
Je n'aime pas les premier romans, généralement. Simplement parce que j'ai eu des mauvaises expériences avec, oui Cemetery Boys je te regarde. J'ai aussi du mal avec le YA - je pense qu'on peut classer Sirem en YA, plus ou moins, en tout cas public adolescent et au-delà - d'autant plus quand c'est du YA fantasy en français, parce qu'on manque généralement d'originalité.
Fort heureusement, Sirem et l'oiseau maudit est un bon premier roman, avec de la bonne fantasy basée sur un folklore amazigh et une plume efficace. Les personnages, sur fond de found family (un trope qui marche toujours avec moi) sont attachants et variés, et la plus fascinante est sans doute Tanit, cette femme maudite transformée en faucon. Si l'aventure se déroule parfois un peu simplement, avec l'impression d'aller d'un point A au point B et ainsi de suite, l'évolution de la dynamique des personnages et le dévoilement du lore au gré de leurs aventures compense suffisamment pour rendre l'expérience agréable. Seul l'épilogue, en comparaison avec le dernier chapitre, m'a paru vraiment abrupt et expéditif, manquant de certaines explications. J'aurais aimé voir les résolutions davantage, au lieu d'en avoir deux paragraphes résumé. Quoiqu'il en soit, Sirem reste une bonne lecture, que je recommande.
Une très belle lecture. J’ai particulièrement apprécié le détail dans la culture et la nourriture (tout donnait envie). J’ai suivi la quête de Sirem et Tanit avec passion, leurs aventures sont allaitantes et on a peur pour elles à plusieurs reprises. J’ai adoré le personnage de Ziri en tant que père d’adoption pour Sirem, un ancien général respecté mais doux et charismatique. J’ai eu un peu de mal à avoir de l’empathie pour le sort de Tanit qui change peu de caractère jusqu’à la toute fin. Sirem est une adolescente à laquelle il est parfois difficile de s’identifier. Son caractère un peu entêtée est surtout dure à comprendre mais je pense qu’il s’agit d’une question d’âge de la lecteurice. Autrement, c’est une adolescente à la tête dure comme il se doit, avec des sentiments à fleur de peau et un grand sens de la justice. Une lecture qu’il est difficile de lâcher malgré ses petits défauts. Une autrice à suivre de très près pour ses prochaines sorties.
Wow... Ça, c'est de la plume francophone comme je les aime et comme on en a besoin.
Malgré quelques petits défauts (oubliables et certainement personnels), l'intrigue est envoûtante et parfaitement amené par une plume poétique. J'ai ressenti les émotions, les dialogues, même la chaleur. Les personnages sont attachants et j'adore une héroïne imparfaite, qui a peur, mais qui reste déterminée et qui sait se servir de sa tête.
Le livre est resté si longtemps dans mon sac que je l'ai abîmé 😭 Franchement une lecture très chouette, Sirem est une protagoniste intelligente et courageuse et j'aime beaucoup l'aspect conte de l'histoire.
Très fan de l'écriture, j'ai bu les mots tellement c'était beau. C'est une lecture super chouette, fluide et intéressante dans le worldbuilding. Les descriptions sont 🤌. J'ai adoré en apprendre sur la culture amazigh. Petit faible pour Nedjim, un ''protect him at all costs''.
Ça reste très YA, une quête du héros qui tourne autour d'une prophétie, j'en suis moins la cible mais c'était très sympa !
Une pépite incroyable, avec une histoire prenante, une quête et un voyage initiatique, aux personnages haut en couleur et réalistes. La culture et la plume m'ont charmée et je ne peux que recommander ce roman qui a su me tirer quelques larmes.
PEPITAS. GROS COUP DE CŒUR ! 😍 Apprends à être ta propre lumière... J'ai été subjuguée du début à la fin par la qualité du récit ! Avec son récit initiatique, son histoire aussi riche en politique qu'en personnages complexes et attachants, Yasmine Djebel parvient à nous transporter dans un monde qui renouvelle notre imaginaire (inspiré des récits et de la culture d'Orient). Ce premier one-shot est une parfaite réussite.
Un très bon 1er roman, j'ai adoré ! L'univers et la magie présentés sont fouillés et inspirés de la culture amazigh, dans un univers de fantasy très YA. Une belle découverte !
La lecture de la troisième partie m’a causée une loooooooooongue panne de lecture mais je ne regrette pas d’être allée au bout. La plume de l’autrice est poétique, belle et on sent la volonté de conter une histoire à la manière de celles que l’on nous raconte en Afrique du Nord. Les nombreuses références à la culture nord africaine/amazigh (ici plus particulièrement algérienne/kabyle) m’ont comblée => ENFIN un livre écrit par une nord-africaine qui s’inspire de sa culture. Le worldbuiding est très bien construit, pareil on sent la minutie de l’autrice dans chaque détail (shout out pour les énigmes que je me suis amusée à tenter de résoudre). Petit inconvénient, je pense que j’aurais encore plus savouré ma lecture plus jeune et que cela m’a un peu ralenti et empêché d’apprécier entièrement ma lecture … mais bon ce n’est pas la faute de Yasmine qui apporte enfin au paysage littéraire français une lecture inspirée du folklore nord-africain !
Sirem est un récit incroyablement riche qui apporte un grand bol d'air frais dans le monde de l'imaginaire. Ça change des comptes et légendes occidentaux et bordel ce que c'est agréable ! Dans l'ensemble, le roman possède une bonne dynamique. Cependant, et ça ne tient qu'à moi, j'ai trouvé qu'il manquait curieusement de vie, malgré les originaux personnages secondaires. J'avais l'étrange impression que tout les lieux étaient vides (bien que certains le soient vraiment, je ne parle évidemment pas d'eux), et je ne me suis pas tant accroché aux personnages, alors que je sens bien qu'ils étaient construits de sorte à être attachants. Mais un grand bravo à l'autrice pour ce superbe roman, qui reste vraiment original et qui a le mérite de nous porter dans un monde où tout est à découvrir !
Livre destiné à un public jeune. J’ai eu beaucoup de mal à suivre la lecture, l’histoire est assez prévisible mais l’univers est vraiment bien construit. Le caractère développement est assez léger, on a une Sirem très fermée et qui refuse absolument d’aider les autres deconstellé au début et d’un coup décide d’aider tout un groupe d’enfant à lire ? Sans aucune raison ou développement quelconque. J’ai un peu plus accroché à partir de la prison sinon le reste était vraiment dur à accrocher Je n’ai pas aimé ma lecture parce que je pense ne pas être dans la bonne tranche d’âge mais plus jeune je pense que j’aurai beaucoup aimé ce livre !
This entire review has been hidden because of spoilers.
Le roman de Yasmine Djebel me tentait dès l’annonce de sa sortie. J’ai tenté de profiter de salons pour l’avoir dédicacé, mais son succès provoquant chaque fois une rupture de stock avant que je puisse atteindre sa table, j’ai fini par me contenter d’un achat en librairie – j’espère toutefois pouvoir un jour rencontrer son autrice et lui dire de vive voix tout le bien que je pense de son livre !
Car oui, je l’ai enfin tiré de ma pile à lire en ce printemps, et j’ai été enchantée par ma lecture ! Sirem et l’oiseau maudit, comme son titre l’indique, nous entraîne dans les pas de Sirem. Orpheline, paria parmi les siens depuis la guerre des Astres qui emporta ses parents, Sirem s’est attachée à Ziri, qui l’a recueillie enfant. Mais lorsque ce dernier est arrêté, Sirem, désespérée, cherche à l’aider à tout prix. Elle s’allie à Tanit, une femme transformée en faucon par un sort. Et à suivre les paroles cryptées d’une prophétie…
Inspirée de légendes algériennes, Sirem et l’oiseau maudit est un superbe roman jeunesse dont j’ai lu chaque page avec un plaisir renouvelé. Aussi magique qu’un conte d’autrefois, infusé d’émotions, nous amenant à la rencontre de personnages aussi attachants les uns que les autres – même l’agaçant petit Nedjim m’a fait fondre – bien qu’ayant chacun leurs failles et leurs chagrins, parfois dévorants.
En dépit de son public cible, Sirem et l’oiseau maudit fait partie de ces romans qui peuvent s’adresser à tous les âges. Des thèmes forts imprègnent subtilement cette histoire aux allures de conte, avec sa prophétie et ses épreuves demandant de la ruse et de l’intelligence pour les surmonter. Des thèmes qui résonnent avec notre époque et notre société. Si j’ai été particulièrement sensible à ceux entourant le Jardin – une bibliothèque – comme la politique de la régente, interdisant l’apprentissage de la lecture et l’écriture aux Déconstellés ou le tri opéré pour couper toute accès aux contes, légendes et ouvrages de magie, d’autres thèmes tous aussi forts sont présents à travers l’histoire de Sirem, celle de ses compagnons de voyage et celle des villes qu’elle traverse au fil de son épopée. Et la façon dont les épreuves les poussent à grandir m’a profondément touchée.
Un beau roman que je relirai avec tout autant de plaisir et que je vous recommande !
Il est un peu tard pour que je puisse donner un avis pertinent et détaillé, donc je vais faire simple : j'ai adoré. Je voudrais lire plus de romans comme ceux-là, qui m'ont ramenée en enfance. Un point bonus pour les personnages que j'ai beaucoup apprécié ❤️
Un bijou ce roman, un bonbon tout plein de saveurs différentes qu'on déguste avec plaisir. L'univers, les personnages (je peux même pas dire lequel j'ai préféré tellement ils sont tous si attachants), les inspirations, la found family, la quête, les énigmes, le mystère, l'intrigue si bien ficelée, le côté conte, la petite touche de romance slow burn... Tout tout tout est un régal. Je suis triste de l'avoir fini...
Pour ce livre, on voit que l’auteure a fait énormément de recherche et c’est un livre que je trouve très travaillé. Je vous avoue que j’ai eu quand même du mal à rentrer dans l’histoire plusieurs fois. J’ai dû relire plusieurs pages pour comprendre car c’est vraiment pas dans mes habitudes de lire ce genre de livre. Mais je dois dire que j’ai quand même assez tout compris et que j’ai mis la note de 3/5.
On retrouve de superbes mythes et une très belle prophétie. Si vous voulez un livre pour vous faire voyager, je vous recommande fortement ce roman. Il y a beaucoup de légende de culture dans ce livre, ce qui m’a permis d’en apprendre plus.
J’ai eu beaucoup de mal à me retrouver avec les personnages car je vous avoue qu’il n’y a pas énormément de descriptions par exemple pour l’environnement, je ne savais pas trop où se trouver nos personnages.
C’est quand même une très belle histoire qui a changé les habitudes de lectures ☺️
Un conte fantasy vraiment chouette, tout doux mais quand même centrés sur des thèmes forts comme la famille et la mort. J’ai adoré les personnages de Sirem et Kamil tout particulièrement, qui sont à la fois forts et fragiles et résonnent si bien. Le monde magique nous fait découvrir la culture algérienne à travers ses histoires traditionnelles avec une petite touche de magie et une grande touche d’humanité et de valeurs.
Je suis une fan invétérée de fantasy, mais j’aime tout particulièrement quand elle sort de ces chemins touristiques qui à une époque étaient tortueux : vous aurez compris, les clichés, et plus particulièrement les clichés d’inspiration, à savoir époque médiévale, créatures mythologiques vues et revues. Lire « Sirem et l’oiseau maudit » a été comme une promenade au bord de la mer, une bise matinale et rafraîchissante pour me revigorer. J’ai adoré ce livre et c’est mon coup de cœur de février. J’ai aimé le world building tout en finesse, sans exagération, mais aux descriptions si justes et imagées, que je n’ai eu aucun mal à imaginer la Constellation. J’ai aimé me plonger dans ce monde de couleurs, d’épices, de sable chaud et de lanternes en cuivre. J’ai aimé découvrir les particularités des villes que les personnages traversaient, chacune avec un petit drame à réparer. Le tout a un goût de conte dans un conte, avec ces histoires mystérieuses qui saupoudrent les aventures de Sirem et de ses amis. Et parlons-en de ces personnages ! Ils sont tellement beaux dans leurs qualités et leurs défauts. Ils sont forts à leur manière et inoubliables dès les premiers mots. N’oublions pas le talent que l’autrice a de parler de thèmes forts, durs et importants dans un roman si doux. Il y a une forte morale d’affranchissement et d’amour de soi, accompagnée de sujets d’actualité tissés dans l’histoire avec brio. Ce n’est peut-être pas une coïncidence que deux personnages de ce roman soient couturiers, sans parler de l’importance des vêtements de Sirem, qui lui collent à la peau comme les préjugés de ce monde. L’habit ne fait pas le moine, dit-on, et pourtant nous sommes si prompts à l’oublier… Yasmine Djebel est une étoile montante qui m’a fait découvrir la culture amazigh et m’a donné envie d’en apprendre plus et, surtout, de suivre son parcours littéraire de près !
EDIT 11/05/2024: Je sais que ça fait un an que je l'ai lu, mais plus j'y pense, plus je trouve ça fait très YA voire jeunesse. C'est pour ça que je baisse ma note. Cependant, ça reste une bonne lecture.
3,5/5⭐️
Voici ce qui m'a plus dans ce standalone : - Une plume simple et poétique - Des personnages attanchants quoique énervant par moment - Une intrigue intéressante qui contient un magnifique message - La découverte d'un univers riche (culture et légende amazigh — si je dis pas de bêtise)
Ce qui m'empêche de donner 5 étoiles, c'est la fin qui m'a semblé précipité et le manque de développement d'un des personnages, mais c'est peut-être dû à son âge.
Depuis plusieurs mois, je lis beaucoup de bien de Sirem et l’oiseau maudit sur les internets et évidemment, la curiosité m’a poussé à acheter le bouquin. Je découvre au passage que ce roman est né suite à un concours d’écriture organisé par Rageot et Babelio, que l’autrice Yasmine Djebel a remporté en 2021. Après quelques coups de baguette magique éditoriale, pouf, le livre sort de l’imprimerie. Voyons donc ce qu’il contient.
Sirem est une jeune fille réfugiée à Afra après la guerre qui a provoqué la chute de sa ville natale. Recueillie par Ziri, elle l’aide aujourd’hui à s’occuper de sa bibliothèque jusqu’à ce que ce dernier soit jeté en prison parce que Sirem a un peu merdé. Décidée à secourir son bienfaiteur, l’adolescente va lier son destin à celui d’un faucon maudit en partant sur la piste d’une prophétie mystérieuse, parcourant les cités de la Constellation sur la piste de complots et secrets qui pourraient déstabiliser le royaume.
Une adolescente qui part donc dans une quête initiatique avec des compagnons, une prophétie sous le coude et une figure parentale jetée dans un coin, pas de doute, on est dans du Young Adult. Dans une grosse première moitié du roman, j’ai trouvé Sirem un peu passive dans le sens où elle subit les évènements et se laisse trimballer par le destin, c’est parfois un peu plan-plan et linéaire dans ce parcours de chaque ville l’une après l’autre, étape 1, étape 2, étape 3… Mais heureusement ça évolue et d’autres qualités m’ont permis de passer un très bon moment malgré cette réserve. La première de ces qualités est cette héroïne attachante et cultivée, dont la force repose avant tout sur son caractère réfléchi et posé, c’est elle qui prend du recul, analyse et trouve des solutions quand tout le monde est perdu.
Parce que cette intrigue tourne autour d’une prophétie codifiée qu’on va essayer d’interpréter, pas toujours dans le bon sens, on va partir sur un truc avant de se rendre compte que c’est pas ça, et en fait twist badaboum on croyait que, mais non du tout. Et pour ça on avait besoin d’une héroïne qui percute, et ça rattrape son côté passif que j’ai ressenti au début puisque c’est bien elle qui trouve les réponses, pas un PNJ dans un coin qui va lui servir sur un plateau. J’ai beaucoup aimé cet aspect réfléchi de Sirem qui change de « Protagoniste impulsif ou impulsive qui fait n’importe quoi mais a bon cœur »™. Et autour d’elle on va agréger des compagnons de route au fil de l’aventure. Si au début on n’a que Sirem et Tanit (le piaf), elles vont vite être rejointes par le sorcier Kamil et plus tard par un petit bricoleur super cool. Ensemble ils forment une bande super attachante et vont vivre cette aventure pleine de dangers, d’énigmes, de créatures fantastiques et de mystères du passé.
Tout ça se déroule dans un univers inspiré des légendes du Maghreb où on vénère le Soleil, la Lune et les étoiles, mais ce pays a vécu une guerre qui a détruit la cité d’origine de Sirem. Après ça, les réfugiés de cette cité sont devenus les déconstellés, des parias qui n’ont plus accès aux écoles ou à la noblesse, et on nous parle en fond de guerre, d’immigration, de racisme et de déracinement. En parcourant le pays avec Sirem on va constater les marques et traumatismes de la guerre et la persécution sur les peuples, même si le côté conte Young Adult va permettre d’amener ça subtilement et nous évite un côté « Tarte dans la gueule » traumatique. C’est fin, chaque ville va avoir son énigme, sa malédiction, sa situation dramatique héritée d’un passé compliqué, et nous permettre de cerner ce monde dont le background met un peu de temps à rentrer.
Sirem et l’oiseau maudit a un côté Young Adult marqué et indéniable avec ses thèmes et ses archétypes, si vous y êtes vraiment allergiques ça peut coincer. Mais avec son univers riche, ses protagonistes convaincants et ses thématiques de fond qui donnent du sens à l’ensemble, on a un récit vraiment enthousiasmant dans un univers rafraîchissant.