Portrait d'Aloé, une femme noire, queer et en surpoids qui assume difficilement son apparence à cause du regard d'autrui. Elle se raconte au travers de dix lettres adressées à une mystérieuse correspondante. Elle évoque son enfance au Cameroun, son arrivée en France, la précarité et la difficulté à s'intégrer dans une société qui peut être homophobe, grossophobe et raciste.
Un roman afroqueer, entre Paris et Marseille. Il parle de couple, de queerness, de mixité raciale, de différences de classes sociales. C'est à la fois politique. A la fois simple dans les mots.
J'ai beaucoup aimé le style "épistolaire des temps modernes" avec lequel il est rédigé. Les ambiances évoquées par l'autrice sont très réalistes pour celleux qui ont déjà fréquenté des milieux queers militants bourgeois de gauche des grandes villes.
La question de la race et son impact dans les relations, les micro agressions, les maladresses est super bien abordée. Peut être que celle de la grossophobie est un peu plus en surface.
Je l'ai trouvé impactant, facile à lire, qui met les mots sur ce qui ne se dit souvent pas à voix haute. A mettre entre toutes les mains des couples mixtes et queer, pour une lecture qui fait réfléchir.
Une personne a suivre de près avec un vrai ton et une voix, « un gaze » comme que j’aime le dire. Ça se lit très vite, c’est un roman sous forme de lettres épistolaires (un format que j’aime bcp aussi car très TDAH friendly comme ça nous donne un objectif et une respiration en même temps) J’aurais aimée voir certains passages et scènes un peu plus détaillées quitte à casser l’aspect exhaustif du « journal intime » mais c’est un premier roman et tout ca me semble très prometteur
Et je n'ai jamais trouvé de livre qui corresponde autant au slogan ''l'intime est politique'', dans la façon dont les identités minorisées d'Aloé s'imbriquent, sont perçues et comprises différemment selon les personnes avec qui, elle relationne. Afroqueer, précaire et grosse, Aloé se trouve être minoritaire de la minorité, coincée dans cette espèce de solitude et d'isolement social, difficile à porter chaque jour. Les milieux queer sont majoritairement blancs, ceux dans lesquels elle navigue en tout cas, et ce n'est pas si simple de trouver ce soin communautaire lorsqu'on se retrouve dans un microcosme qui reproduit le système oppressif qui nous aliène déjà, qui aurait dû être une ''safe place''. La charge raciale prend le pas. Être en couple en mixité raciale, c'est faire porter une charge mentale supplémentaire sur Aloé. J'ai dévoré le roman en deux petits jours, et j'ai vraiment hâte de pouvoir lire d'autres romans de l'autrice. L'histoire d'Aloé est un vécu et un récit qui doit prendre plus de place dans le paysage littéraire.
2 choses qui font que j'ai pas autant apprécié ce livre que prévu - alors que y a des réflexions très intéressantes et quand tu es blanc.he et que tu lis ça, ça te remet un peu à ta place même si ça pique :
J'ai bien aimée, j'avais l'impression d'échanger avec une amie qui me racontais toutes ses relations amicales ou amoureuses. Relations qui sont révélatrices de la manière dont les minorités sont traités au sein de nos sociétés. Mais surtout d'échanger avec une amie qui essaye de s'aimer de plus en plus tous les jours..
This book follows Aloé, a black queer woman in France as she tries to navigate her love life.
The book in in a forme of Aloé emailing a friend about what’s been going on in her life. The main focus is her love life, where Aloé is mostly attracted to white women.
I enjoyed the book, however, at times I got frustrated with Aloé as she would often make bad decisions and keep going back to the toxic people in her life after she was the one to end things.
I connected with the difficulties of self love and confidence, however, I found that most of the time, instead of trying to help herself she would make things worse.
Another part I found was sad was that she was using her friend as a therapist and unloading all her past and present trauma on her. Having been in a friendship like that, it is taxing when someone doesn’t choose to get help and then comes to you to complain when you’ve already said the things that will help, knowing they will completely ignore your advice and help.
Moreover, I found some sometimes Aloé wouldn’t take accountability of her actions and instead blamed it on other things or people in her life.
The ending was very surprising and honestly I found it was completely random and didn’t make sense with the rest of the book.
If you take out the last chapter, the book is really interesting and enjoyable.
C'est tellement important de lire des personnes minorisées. Ici, l'héroïne s'appelle Aloé, elle est jeune, femme, noire, lesbienne et précaire.
Elle habite à Marseille et elle raconte son parcours amoureux - et les violences qu'elle subit - à son amie du futur, Sujja.
L'amour de nous-mêmes d'Erika Nomeni (qui habite aussi à Marseille) m'a été conseillé par la journaliste et autrice Christelle Murhula (qui a d'ailleurs écrit l'essai Amours Silenciées).
Je lui en suis reconnaissante.
Cette lecture est puissante et a suscité chez moi : colère, amour, tristesse, empathie et culpabilité. Je vous la recommande.
Un très bon livre facile à lire, le format est original sous forme de lettre de correspondance ! J'ai adoré suivre l'histoire d'Aloé. Ce livre mets des mots sur des ressentis que j'ai moi-même connu !! Ça fait du bien de lire un livre sur une femme noire, en surpoids, queer et pauvre !!! En tout cas je le recommande !!!
Un roman épistolaire, afroqueer, abordant des thèmes très important, et de notre temps.
Il parle de queerness, de place dans la société lorsque l’on fait partie d’une minorité, de mixité sociale, le surpoids, le regards des autres.
Dans ce roman on suit Aloé une jeune femme noir, queer et en surpoids et sa vie a travers des emails. On a un focus sur sa vie amoureuse, comment elle a su embrassée qui elle est.
J’ai bien aimé la réalité de ce qu’est d’être dans une couple/amitié toxique. Même si c’est elle qui met fin a ses relation elle ne peut que retourné a celles qui lui ont fait du mal de peur d’être exclu, et seule.
Je n’ai pas l’habitude de lire en français et c’est même la première fois que j’apprécie vraiment de lire en français. La plume est vraiment belle, et le livre est tres rapide a lire
Un point qui m’a un peu déplus c’est comment le plot-twist/ dernier chapitre a été amener.
Mais quel livre ! D une écriture directe et d une grande limpidité, Erika Nomeini dresse le portrait à travers ses lettres d une jeune femme queer noire grosse et pauvre. Elle s adresse à Sujja en décortiquant ses relations amoureuses et son rapport aux blanches et blancs LBT, elle y parle de sa colère et en explique l’origine avec beaucoup de recul et de franchise. J ai eu l impression qu elle me prenait par la main et j ai ressenti ne sensation d apaisement en la lisant (je ne sais pas si c était voulu par l autrice mais je trouve que l analyse de l héroïne et son côté direct mais toujours bienveillant pousse à la compréhension à l empathie et à une forme d apaisement). La fin m a énormément plue et beaucoup surprise, je l ai trouvé d une grande intelligence. Un roman brillant, à lire absolument.
Ce livre était difficile à lire pour un·e québécois·e. Il y avait tellement d'expression de France et de mots que je ne connaissais pas que ça brisait un peu le fil de la lecture. J'ai eu de la difficulté à suivre qui était qui, car plusieurs des noms étaient mentionnés brièvement et hors contexte, et on ne les revoyait que beaucoup plus loin dans le livre. Autrement, j'ai bien aimé les péripéties, l'évolution du personnage principal et la queerness de l'histoire. N'étant pas une personne racisée, j'ai aussi beaucoup apprécié apprendre certaines réalités de personnes queers et racisées.
4.5/5 incroyablement bien. je me suis reconnu sur pas mal de points, et je trouve le format intéressant ! le fait que ce soit un roman épistolaire sans réponse est chouette, ça donne vraiment l'impression d'être proche de Aloé.
le livre se lit très très vite, puisqu’il est sous forme de lettres/mails, qui rythment très bien l’histoire. au début, j’ai justement été un peu étonnée de la manière dont ce format a été utilisé, mais finalement il prend tout son sens. c’est une vraie histoire de politique de l’intime, l’autrice propose un œil extrêmement juste sur sa réalité, ce qui est génial à lire !!
Très très étrange fin. Le reste est assez incroyable dans le contenu/le fond. J'adhère un peu moins à la forme, mais ça rend le tout plus accessible et authentique.
Très belle parole!!!!! Représentations chouettes, questionnement intéressant mais parfois on en veut plus…. Et la fin j’ai pas trop compris, en contraste étrange et jsp je voulais pas ça lol