« Elle n'avait vu de cette ville que son côté le plus sombre, mais le charme avait agi, comme il avait agi sur des générations de peintres illustres ou inconnus. C'était déjà si beau sous le ciel gris, alors, sous le soleil... Elle se promit de revenir et soudain il lui sembla réentendre, la voix de la vieille Anglaise qui occupait une chambre voisine de la sienne : Dear, on revient toujours à Concarneau ! »
Dans cet épisode, Mary Lester est envoyée en renfort au commissariat de la Ville Close pour soutenir l'équipe face à la mort suspecte d'un jeune marginal dont le corps a été retrouvé au port. Mary va donc reprendre les éléments un par un et procéder à une enquête de routine. Une enquête conduite placidement dans un cadre assez rudimentaire. Car cette fois nous plongeons dans les coulisses de la pêche, le labeur difficile, les salaires de misère, les conditions difficiles, les politiques incompétentes... Le roman a été écrit dans les années 90 donc pas de téléphone portable ni d'internet pour compléter les recherches. Mary est sur le terrain, elle discute, se rend au bistro, questionne, traîne sur les quais, fait parler les marins, repère une berline venue de Belgique, suit son instinct et bingo.
Cette série offre zéro frisson et ne soulève guère un suspense intenable ! Quand on sait à quoi s'attendre, on ne s'estime pas floués non plus. Par contre, c'est super apaisant comme lecture. Ambiance désuète et très cocooning... j'avoue que ça fait son petit effet et j'enchaîne sans me rendre compte les tomes !