Hibari morning 1The girl who is priced ... ... I am a different creature than me. "Hibari Teshima, 14 years old. A woman who is more sensual than a child in the same age.When you know her, most of the men have sexual feelings and most of the women are loaded with evil spirits.A man who has a lust for her, A boy, a woman with inferiority, and a girl who wants to shave her down, tells stories of her self-centeredness.A new girl thoroughly digested by another person!New book "morning of Hibari" of Tomoko Yamashita topic The long-awaited first publication!
This brought back a lot of uncomfortable memories of my pre-teen and teenage/puberty years. Teenagers can be so callous and cruel, borne out of ignorance. I'd like to think people can grow up and their mindsets can change but it's so hard to say. So many people are shaped even before that and stay mostly that way. Heavy read but it is definitely a way for the mangaka to exorcise her feelings of growing up in an inherently patriarchal and misogynistic society.
Je suis une grande fan de Tomoko Yamashita depuis son arrivée chez nous avec Entre les lignes, saga poignante sur le deuil et la reconstruction, mais aussi portraits sensibles de femmes actuelles. Je me doutais bien que j’aimerais son duologie que nous propose Naban mais je ne pensais pas que ce serait une telle claque.
Avec sa narration en ellipse analytique habituelle, l’autrice frappe fort ici. Elle déconstruit avec un froid recul l’image que la société a de la femme : allumeuse quand elle a des formes, trop masculine quand elle n’en a pas, amatrice de ragots, affabulatrice quand elle se fait agresser, froide quand elle se tient loin de tout. C’est terrible. De chapitre en chapitre, elle nous fait aller d’un narrateur à l’autre autour de la figure centrale d’Hibari, cette jeune collégienne qui a grandi trop vite et dont le corps est bien trop sexualisé par les autres. C’est l’occasion de mettre en scène tout un tas de regard sur les femmes et sur Hibari en général. Une expérience douloureuse.
J’ai adoré ce découpage narratif proposé puissant, qui associe étrangement recul critique et immersion dans un mal être et un malaise pénétrant. En tant que femme, je me suis vraiment sentie partie prenante de ce qui avait lieu, des réflexions prises, jusqu’aux coups reçus. C’était douloureux et effrayant à la fois. La réalité décrite m’a semblé malheureusement parfaitement crédible : de ces hommes et femmes qui portent un regard d’adulte sur le corps d’enfant, en passant par leurs pensées perverses qu’ils lui attribuent à elle alors que ce sont les leurs. Tout est terrifiant.
Hibari est la victime parfaite, un peu trop, ce que l’autrice met subtilement en relief en la mettant en écho avec toutes ces femmes qu’on croise : de la compagne »masculine » de son cousin chez qui elle se réfugie, en passant par sa mère qui a un discours terrible sur elle en la sexualisant, sans oublier son »amie » qui n’a de cesse de la trahir, ou sa prof qui est la seule à poser un regard honnête sur elle (Ouf !). Ces femmes apportent aussi de l’eau à son moulin, étant à leur tour victimes de ce regard que la société porte sur elles mais aussi de l’influence qu’elles subissent dans leur façon de penser à cause d’elle. C’est à nouveau très puissant.
Et tout cela s’inscrit dans une narration pleine de noirceur, de drame et de mélancolie où on sent un drame annoncé arriver sans qu’on puisse rien faire, ce qui est terrible. On est totalement impuissants, entraînés par le flot, comme dans la vie. C’est là toute la force de la mangaka qui en fait une conteuse d’une grande efficacité, avec une vraie portée revendicatrice et dénonciatrice et une artiste sur laquelle compter.
Lisez l’Eveil de Hibari, venez vous aussi vous révolter contre ce que la société fait des filles et des femmes : des objets, des pensées tordues, torturées. C’est vraiment un texte à mettre entre toutes les mains pour comprendre l’horreur de ce qui se joue avec ces discours malsains qui entretiennent de fausses et mauvaises images ravageuses. On ne peut pas, on ne doit pas réduire les femmes à un objet sexuel. Il faut que cela cesse et Tomoko Yamashita le dit avec beaucoup de force et de subtilité à la fois.
Percutant tome aux multiples voix autour du personnage de Hibari, 14 ans, qui a grandi trop vite, est devenue séduisante. Les rumeurs courent, elle attire le regard et le désir des hommes peu importe leur âge, la méfiance et la haine des femmes. La mangaka réussit bien à montrer la solitude du personnage, sa peur quand elle sent les regards prédateurs (même si elle n’en comprend pas toute la portée), et aussi son désespoir car elle ne sait pas comment agir.
Plusieurs questions sont posées quand on lit les pensées des personnages qui regardent Hibari. Un manga coup de poing!
A retratação de uma garota na adolescência, sendo hipersexualidade e punida pelas impressões que todos têm sobre seu corpo. Hibari tem apenas 14 anos e, aparentemente, têm um corpo “mais desenvolvido” que suas colegas. Logo, todos têm uma reação a ela. Sua mãe assume que ela já é grande o suficiente; seu pai possui comportamentos estranhos, quando estão sozinhos; os colegas da escola fofocam dizendo que ela é promíscua ou que ela é arrogante, pois não têm amigos; os homens mais velhos ficam fantasiando sobre ela, olhando-a a onde ela passa; e até as mulheres mais velhas se recusam a vê-la com humanidade, pois guardam ressentimento e inveja de uma garota tão linda. Tomoko Yamashita consegue retratar sentimentos muito bem. E aqui, ela colocou a percepções de todos a Hibari para apresentar a história de Hibari; pois foi os olhos de outros que definiu a vida dela. Também é perceptível que todos vêm nela apenas o que desejam – um dos homens fica fantasiando sobre o olhar da menina ser libidinoso, quando na verdade, ela nunca o olhou diretamente; seu tio viu nela, a fantasia de que uma adolescente o desejava, quando ela apenas queria um lugar para passar tempo longe de sua casa. Ninguém queria ver ela, por quem ela é... O máximo que queriam fazer é sentir pena ou tristeza pela situação, mas não a ponto de fazer nada para ajudá-la. A mangaka está nos dizendo: “Que vergonha a nossa, comportarmos assim. Não podemos desviar o olhar e fingir que não é conosco.”
Last thing I've read from Yamashita was pretty bleak (Hanaizawa-chou Kouminkan Dayori), but this one takes the cake. Hibari is just so super objectified and sexualized by everyone in her life that no one sees her as a human anymore. She's just a piece of meat. This creates such a claustrophobic atmosphere during the entire manga; it's all just so hopeless. Why can't anyone help this girl? Why doesn't anyone see her.
A tale of how accepting apathy from yourself and others only exacerbates misery. Every character is guilty of this, some more than others. But it’s also not hard to infer how each got that way. It’s a very pessimistic look at the issues it presents, but not an entirely untrue one, unfortunately. Pretty bleak.
A deeply uncomfortable but honest look at misogyny.
Each chapter from a different character and their point of view of main character Hibari. Hibari is living in a body that is “too adult” for her age and the people around her resent her, judge her, lust over her or outright hate her for it.
5/5 🌟 A brilliant, emotional and frustrating picture of girlhood and the preconceived notions that belong with growing up. Tomoko Yamashita grasps the heart of the issues and breaks into it, painting a relatable yet gruelling scene. Absolutely love everything.
Really captures the raw emotion of being a teenager. Worst time of anyone’s life. And likewise this captures the impossible set of expectations and assumptions placed on girls and women, and the resulting turmoil. Short and sweet and punchy.
My full review will be on volume two, but dear God this hurts in so many personal ways. Trigger warnings for sexual harassment and assault, the characters are in junior high.
Je suis toujours autant sous le charme de l'écriture de Yamashita Tomoko, qui traite toujours aussi bien les sujets identitaires et le mal-être. J'ai une grande affection pour ce titre. C'est du très lourd, mais quelle plume pour en parler... Dire que ce titre traite du regard du monde sur une adolescente n'est pas faux mais c'est aussi terriblement réducteur, bien qu'il soit terriblement compliqué de le décrire autrement. Je conseille à chacun de découvrir ce titre en s'attendant à son poids. Ne vous fiez pas à la douceur de la couverture : elle sert justement à démontrer son propos. Grandiose, comme d'habitude. Je suis tellement heureux que les livres de Yamashita Tomoko arrivent en Français !
Un manga à l'ambiance grinçante qui aborde un sujet de société aussi actuel que complexe : le regard que l'on pose sur le corps feminin et les préjugés qui découlent de la société patriarcale dans laquelle nous vivons. Hâte de lire la suite de ce manga... même si j'en redoute la fin !