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Le Diable l'emporte

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Ceci est la très vraisemblable, très féroce et humoristique histoire des Troisième et Quatrième Guerres mondiales. C'est pour la Lune qu'on se bat. Mais à 1500 mètres au-dessous du Sacré-Cœur, un homme mystérieux a construit l'Arche enterrée...

329 pages, Mass Market Paperback

First published January 1, 1948

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About the author

René Barjavel

59 books281 followers
René Barjavel, né le 24 janvier 1911 à Nyons (Drôme) et décédé le 24 novembre 1985 à Paris, est un écrivain et journaliste français principalement connu pour ses romans d'anticipation.

Certains thèmes y reviennent fréquemment : chute de la civilisation causée par les excès de la science et la folie de la guerre, caractère éternel et indestructible de l'amour (Ravage, Le Grand Secret, La Nuit des temps, Une rose au paradis). Son écriture se veut poétique, onirique et, parfois, philosophique. Il a aussi abordé dans de remarquables essais l'interrogation empirique et poétique sur l'existence de Dieu (notamment, La Faim du tigre), et le sens de l'action de l'homme sur la Nature. Il fut aussi scénariste/dialoguiste de films. On lui doit en particulier le scénario du Petit monde de Don Camillo.

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1 star
6 (2%)
Displaying 1 - 7 of 7 reviews
Profile Image for Lisa.
8 reviews
September 12, 2022


Si vous voulez remettre en cause l’existence de l’Homme, bienvenue dans le fantastique monde de notre bien-aimé Barjavel.


Ce qui revient le plus souvent dans cet ouvrage, c’est inévitablement le caractère égoïste, pervers, vicieux… de l’Homme. Avide de pouvoir, soif de progrès, dévastateur, mais qui est le diable dans tout ça ? Sûrement pas ce pauvre Lucifer qui envie le génie pervers et dévastateur de l’homme, il est d'ailleurs sûrement lui-même jaloux de constater que quelqu’un puisse le surpasser.


L’homme ne détruit pas seulement, il explose, il tue. Le monde de Barjavel est en guerre, c’est la 3eme guerre mondiale puis la 4eme guerre mondiale. Les hostilités, jamais, ne s’arrêtent. La Terre devient un terrain de jeu et les pays des terrains d’essai pour les armes les plus redoutables.
En effet, la France ne prenant plus part à aucun combat n’est donc « d’aide pour personne » et c’est alors « un bon train d’essai » idéal selon les États-Unis pour tester le nouvel asphyxiant C.147 qui tuera femme, enfant, homme sans pitié.
Barjavel nous décrit même la terrible scène d’une petite fille :
« Un petit corps maigre, dans les débris d’une pauvre chemise de nuit à feston, un visage aux yeux et demi-sortis des orbites, les joues griffées (…) la bouche ouverte, lèvres retroussées sur les dents ou manquaient deux canines. »

« - C’est diabolique » rétorque Hono un savant,

« - Laissez donc le diable tranquille (…) l’homme suffit » rétorque M.Gé.



Le monde se détériorant au fur et à mesure, M.Gé, un milliardaire, décide alors de construire une arche avec 12 femmes et 12 hommes. Mais faut-il vraiment tenter de sauver cette espèce humaine, aussi absurde qu’inutile ?

« Tant de bouches à emplir, tant de poitrine a crever (…) mais l’homme est foutu en quantité comme en qualité. Son règne est fini. Dieu, qui a tenté cette expérience s’aperçoit qu’elle ne vaut rien. Il a créé un être absurde, acharné à souffrir, gémir, à soigner, à se tailler en pièces et qui, pour finir, va se faire péter au nez de son créateur. »

L’expérience de Dieu, ne serait-elle pas vouée à l’échec ? L’apocalypse, est-elle inévitable ? Créer cette Arche serait alors aller contre la volonté de Dieu, l’empêcher de mettre fin à cette souffrance et ce désastre… Mais qui sommes nous pour interpréter la volonté de Dieu nous dirais M. Gé…



Puis changement de programme les 24 candidats sont remplacés par deux familles. La famille Collingot et une famille paysanne. Le but : conserver une souche de vie, un « Adam et Eve » pour repeupler la Terre après le désastre de la Guerre.



Les Hommes s’entretuent, avec de plus en plus de nouveaux engins, la science change tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes, si biens que les élèves ne sont jamais à la page dans la connaissance. Les Britanniques vivent dans Moontown, une ville utopique, géante, résultat de la technologie nucléaire. Le monde est robotisé jusque dans le corps humain, un homme le « civilisé » se fait enlever tout les organes inutiles de son corps, n’a plus besoins de s’alimenter, à une nouvelle peau, pas de nom, pas d’identité, toute sa vie est dépendante du nucléaire. Tous ses organes sont remplacés par une machinerie robotique pour le rendre immortel. Ce dernier ne prononce qu’une phrase « Je suis heureux »… Sarcastique pour un homme dont le cerveau à lui aussi été remplacé… mais finalement cette phrase reflète quelque part l’humain, influençable et influencé, mouton de berger, esclave de la société…


Mais le monde va mal et c’est la fin, la Terre gèle à cause d’une nouvelle arme destructrice. Tout le monde meurt. Même au sein de l’arche, sauf deux enfant envoyé dans une fusée en orbite pendant 10 ans avant de rejoindre la Terre pour essayer de l’apprivoiser. Mais aujourd’hui où la fin sonne, M. Collingot, père de famille n’a pas peur, il est tranquille. Mais d’où vient cette tranquillité ?
Sa réponse est très intéressante et fait réfléchir sur le besoin avide de l’homme dans la recherche de la prétendue «équité », la tant convoitée « justice » :
« il comprit qu’elle provenait de la certitude que tout le monde entier périrait en même temps que lui », « d’où il conclut que la peur de la mort est un réflexe de protestation contre l’injustice. Mourir en sachant que d’autres vont continuer à respirer, jouir, souffrir, voilà qui est insupportable. Si tout le monde y passe alors il n’y a plus rien à dire ».

La seule justice est le même sort pour tous, mauvais ou non, la justice est le pilier de l’Homme dans son équilibre au sein d’une communauté…


J’ai beaucoup aimé dans ce livre qui m’a sans aucun doute rappelé le génie d'Aldous Huxley dans le meilleur des mondes ou encore Fahrenheit 451 de Bradbury. Notre monde évolue, les humains avec, toujours plus insouciants, indifférents dans ce monde souffrant.

La fin m’a beaucoup plût, car si le Diable finit par « l’emporter », car le monde gèle et l’espèce humaine disparaît, on peut en effet penser à une victoire du malin, la réalisation de l’apocalypse. Cependant un espoir ressurgi quand le lecteur repense aux deux enfants envoyés dans la fusée et voués à re coloniser la Terre dans 10 Ans.


Mais finalement le diable l’emporte-t-il vraiment ? La technologie et l’humain, finiront-ils par triompher ?


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27 reviews
January 9, 2025
Très lourd bail de fin du monde tah Melville, moins axé sur la structure sociale et plus SF. Publié en 1948 mais impressionnant par sa capacité d'anticipation des évènements post GM2. La science fiction est également assez impressionnante de créativité et vraisemblance. Gros bémol pendant la lecture sur les remarques sexistes totalement banales à base de "si les femmes s'ennuient j'ai acheté des chaussettes d'hommes et je les ai trouées pour qu'elles puissent les repriser et ainsi avoir un loisir"
Profile Image for Alexandre.
8 reviews
April 28, 2012
Comme dans son premier roman de science-fiction Ravage, Barjavel dépeint un futur apocalyptique, mais cette fois sur fond de guerres mondiales.
L'intrigue, sans surprise, n'est qu'une accumulation de cataclysmes plus grotesques les uns que les autres, au détriment de toute logique ou de considération scientifique.
23 reviews
April 25, 2018
I Liked : Tongue in cheek type of humor.
I Disliked : outdated characters and story line. Misogynist view of woman. Ignorance of the law of physics for the SF parts. Lack of intrigue of the plot.
Profile Image for Iris Schechter.
228 reviews7 followers
August 17, 2024
Barjavel est toujours un plaisir à lire, mais les 4eme de couverture sont toujours complètement à côté de la plaque
1,120 reviews9 followers
July 25, 2023
Mit atomgetriebenen Raketen, die auf den Mond geschossen werden, geht der Technologiesprung ins Atomzeitalter und das Space-Race los. Bald ist der Einsatz der von Molemotoren (Atommotoren) universell, sie werden sogar in Rollschuhen eingesetzt. Gleichzeitig verbreiten sich auch die Atombomben. Da der Bau supereinfach ist, haben bald alle Länder der Erde welche. Es kann nicht lange dauern, bis der 3. Weltkrieg losgeht.

Seltsam und eigenwillig. Schwankt zwischen ernst, Satire und Ulk. Die Wendungen überraschen. Er beginnt mir zu gefallen. Die wissenschaftliche Spekulation über die Entwicklung der Atomkraft ist allerdings Kokolores. Zum Schluss wird es noch poetisch 3.5/5
Profile Image for Vivian.
538 reviews44 followers
August 19, 2014
Just okay. When the author started describing the disasters resulting from a chicken which grew as large as a mountain, eating whole forests and laying an egg which destroyed a city, I more or less tuned out. Science fiction as farce isn't really my thing...
Displaying 1 - 7 of 7 reviews

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