J’adore. Vive les femmes mystères, les excentriques, les non-conformistes. L’absence de voix de Laura, son existence par bribes au travers de la vie d’autres personnages, est ce qui fait ce livre.
Je présume que je manque d'empathie parce que je n'arrive aucunement à m'imaginer comment tous ces personnages semblent être complètement fous, soit l'auteure elle même l'est et s'imagine que la narration interne de tout le monde est ainsi, ou bien on se tourne vers le surnaturel et on se dit que la simple présence de Laura mène au développement de maladies mentales chez les gens qui sont près d'elle. L'histoire comme telle n'est pas mauvaise, la vie d'une femme qui est soit souffrante d'un quelconque désordre mental, ou qui se bat avec des traumatismes (jamais rendu explicite) qui semble faire son bout de chemin dans le monde sans trop savoir si elle en a vraiment envie, qui semble être confortable à l'idée d'utiliser les autres pour se distraire, ou simplement pour avoir un toit. Le texte laisse pas mal tout ouvert aux interprétations, rien n'est dit clairement, on ne sait pas l'âge de Laura (que je considère pertinent puisqu'on sait que Gilles est assez vieux, fait on dans l'illégal ou juste dans le moyennement moral?), on ne sait pas combien de temps elle est restée avec chacun des personnages avec lesquels elle a entretenue des relations, etc. Pas nécessairement une mauvaise chose pour certains, mais personnellement je suis resté sur ma faim. 4 étoiles parce que j'apprécie quand même l'effort de l'auteure et je sais ce que genre de texte peut plaire à certains, mais pour moi ce serait un 2.5 ou 3 étoiles.
Je dois dire que je suis ambivalente devant cette lecture. Assurément que lire cet ouvrage m'a essoufflée en raison de sa narration rapide et de courtes phrases. J'ai senti quelques longueurs au milieu du livre, mais oh comme les dernières pages se sont lues en peu de temps. À lire si vous cherchez quelque chose de différent.
Livre lu dans le cadre du cours ELC102. Laura laur est un personnage troublant déroutant et singulier. Je me suis sentie comme les hommes qui l’ont fréquenté: avide d’en savoir plus sur son histoire.
Le personnage de Laura me captive, complètement floue, voire liquide, elle se faufile dans les interstices montréalais, rebondissant sur des hommes-clichés.