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Souvenirs d'un prisonnier d'État. Incendie du Mont-Saint-Michel, 28 novembre 1834

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Souvenirs d'un prisonnier d'État. Incendie du Mont-Saint-Michel (28 novembre 1834) et évasion d'Édouard Colombat (juin 1835)
Date de l'édition 1843
Appartient à l'ensemble BNormand1

Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

18 pages, Paperback

Published February 28, 2018

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Colombat-E

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September 1, 2024
Souvenirs d’un Prisonnier d’Etat
Par Eduard Colombat
Mon évasion en 1835

L’abbaye du Mont Saint-Michel telle que nous la connaissons fût convertie en prison en 1811, puis en maison de force et de correction en 1817 par décision de Napoléon.

Édouard Colombat y fût prisonnier politique. Condamné à mort dans l’affaire de la révolte du cloître Saint-Méry, sa peine fût commuée en déportation.

Dans ce texte court, il fait le récit de son évasion.

« Dans la nuit du 28 novembre 1834 vers 10 heures du soir, un violent incendie éclata. »

Côte à côte, prisonniers et geôliers parvinrent à maîtriser le feu après plusieurs heures de combat. Pendant l’action, Colombat sauva le directeur Deslandres. Celui-ci lui promit de le faire sortir par une belle porte.

Les mois passèrent. Désespéré, Colombat comprit qu’il devrait s’évader ou mourir entre ces murs.

Dans l’incendie, il avait trouvé un gros clou en fer, l’avait mis dans sa poche, l’avait conservé et caché. Ce clou devint son outil principal pour creuser son chemin vers la liberté.

Il parvint à ouvrir un passage vers une cellule aveugle et vide. Il y trouva le squelette d’un homme. De là, il pu atteindre une plateforme et descendre au moyen d’une corde faite de bouts de ficelle collectionnés tout le long d’une année.

Il descendit plusieurs niveaux par d’étroits escaliers, sauta au besoin, pour enfin atteindre la plage grâce à ses cordes, sans oublier de tenir compte de la marée.

C’est en juin 1835 que Colombat choisit une nuit d’orage et de tempête pour se lancer et ôter la dernière pierre de son mur. Aucun de ses trois camarades n’osèrent se risquer. Il se lança seul, « À la grâce de Dieu », s’exclama-t-il.

Ce récit des souvenirs d’Édouard Colombat est émouvant et d’une belle qualité littéraire. Je le recommande à tous mes amis lecteurs, amateurs d’aventures.
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