What do you think?


Les aventures de Jack Aubrey - tome 1
Premier volume de la saga maritime de Patrick O'Brian, que le film Master and Commander fit connaître à un large public, et réédité avec une nouvelle préface de Hubert Prolongeau, à l'occasion des 10 ans de la disparition de l'auteur. Un salon de musique, en 1800. On y écoute le quatuor en ut majeur de Locatelli. Un des auditeurs bat la mesure. Cela indispose son voisin, un jeune homme triste et pauvre, qui lui donne un coup de poing dans les côtes. L'affront doit être lavé. Ainsi, avec un de ces duels qui avaient déjà guidé d'Artagnan vers les Mousquetaires, naît une amitié aussi étrange que vraisemblable. Elle unira pendant vingt volumes Jack Aubrey, lieutenant puis capitaine de la Royal Navy à l'époque des guerres napoléoniennes, et le docteur Stephen Maturin, chirurgien, ornithologue et agent secret de Sa Très Gracieuse Majesté. Leurs aventures les mènent sur toutes les mers du globe et forment une suite qui est l'un des plus étonnants romans fleuves du XXe siècle. C'est aussi l'œuvre pleine de finesse et d'humour d'un très grand écrivain qui réussit le miracle de signer des romans de mer où tout ce qui se passe à terre fascine.
Préface de Hubert Prolongeau
Préface de Hubert Prolongeau
1291 pages, Paperback
First published January 1, 2000
About the author
Patrick O'Brian
162 books2,517 followersPatrick O'Brian was an English novelist and translator whose reputation rests above all on the Aubrey-Maturin novels, a twenty-volume sequence set during the Napoleonic Wars. The books follow Captain Jack Aubrey of the Royal Navy and Stephen Maturin, his friend and ship's surgeon, whose Irish-Catalan background and scientific interests complement Aubrey's practical naval outlook. Beginning with Master and Commander, the series combines historical events with fictional adventures, preserving the outcome of real history while placing its protagonists within the action. O'Brian's command of period language, naval terminology, medical detail, and maritime practice gives the novels a convincing sense of nineteenth-century life, while their humor and the evolving relationship between Aubrey and Maturin provide their emotional center. The series became a long-form narrative in which professional duties and private lives develop continuously across successive voyages. O'Brian's literary career began remarkably early. Writing as Richard Patrick Russ, he published his first novel, Caesar: The Life Story of a Panda-Leopard, as a teenager, followed by animal stories collected in Beasts Royal. His novel Hussein: An Entertainment appeared in 1938 and received critical attention. After the Second World War, he adopted the name Patrick O'Brian and continued publishing fiction, including The Last Pool, Testimonies, and The Catalans. His early naval novels for younger readers, The Golden Ocean and The Unknown Shore, already contained elements that anticipated Aubrey and Maturin. He also became a translator from French, producing more than thirty English translations, including works by Simone de Beauvoir, Henri Charriere, and Jean Lacouture. His nonfiction included biographies of the naturalist Joseph Banks and the painter Pablo Picasso, whom he knew in Collioure, France. O'Brian lived in Wales after the war before moving with his wife Mary to Collioure in 1949. Their collaboration was important to his working life, with Mary assisting him in research and preparing his handwritten manuscripts for publication. O'Brian wrote by hand throughout his career and resisted modern writing technology. His literary breakthrough came unusually late. Although the Aubrey-Maturin books had a modest British following after their first appearance, their American revival in the early 1990s, led by W. W. Norton, brought sales and recognition. The novels eventually sold millions of copies and attracted devoted readers well beyond the age group normally associated with historical adventure fiction. O'Brian received the inaugural Heywood Hill Literary Prize in 1995, an honorary doctorate from Trinity College Dublin, and a CBE in 1997. His reputation was complicated when British media revealed details of his early identity and first marriage, matters he had kept private. Despite the controversy, his fiction remained central to his legacy. His unfinished twenty-first Aubrey-Maturin novel was published posthumously, preserving both handwritten pages and typescript. His manuscripts, notes, and research materials have since become part of major literary collections. His influence is also reflected in the continued readership of the novels and the 2003 film Master and Commander: The Far Side of the World, which drew primarily from The Far Side of the World while incorporating material from elsewhere in the series.
Ratings & Reviews
Friends & Following
Create a free account to discover what your friends think of this book!
Community Reviews
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
May 10, 2024
Maître à bord
En avril 1800 à Minorque, le lieutenant Jack Aubrey, tout juste promu au commandement du sloop La Sophie, fait la rencontre du docteur et chirurgien Stephen Maturin. Les deux hommes vont vivre en Méditerranée le blocus anglais contre la marine napoléonienne.
Un excellent premier roman qui nous permet de découvrir la relation naissante entre Aubrey et Maturin à travers cette croisière militaire en mer Méditerranée. L'apparente incompétence de Maturin dans tout ce qui touche à la navigation et à la discipline militaire nous permet de découvrir à travers ses yeux ce microcosme exceptionnel, le tout expliqué par Aubrey, capitaine bon vivant et parfois maladroit mais extrêmement chanceux en temps de guerre.
Le style de Patrick O'Brian peut cependant paraître un peu désuet avec de très nombreuses descriptions ralentissant parfois l'action, le tout n'étant pas arrangé par cette édition à la typographie si petite que l'on à l'impression que les pages ne se tournent pas très vite. Malgré tout, c'est une très bonne expérience de lecture.
L'intrigue tourne principalement autour du blocus maritime anglais et des succès d'Aubrey, poussant les Espagnols à armer un navire pour le pourchasser, le Cacafuego. On y découvre également des indices sur le passé de Maturin à travers le personnage de James Dillon, second de la La Sophie qui partage avec lui quelques secrets.
Il est intéressant de noter que ce roman à servi pour partie de base au film Master and Commander tiré de cette série car nous y retrouvons déjà certaines répliques et passages comme le radeau-leurre.
Capitaine de vaisseau
Après sa mésaventure avec La Sophie, Jack Aubrey se retrouve confronté à un fléau : la paix ! Cette dernière, signée avec la France, le prive de toute possibilité de commandement et d'avancement et le laisse s'empâter à terre. Lorsque la guerre résonne à nouveau, Jack est confronté à un choix : accepter le commandement du Polychrest, un navire bizarrement conçu dont personne ne veut ou bien rester à terre...
Un deuxième tome qui se démarque énormément de son prédécesseur. Alors que Maître à bord était presque exclusivement centré sur les aventures navales, ce second volume, bien plus large, prend le temps de développer le caractère de nos héros à travers tout un tiers du roman consacré à leur vie en dehors du temps de guerre. Nous voyons donc Jack en homme fortuné mais ô combien maladroit dès qu'il quitte un navire et c'est bien sûr l'occasion de parler mariage avec la rencontre de leurs voisines dont l'adorable Sophia et l'intrigante Diana.
Ce tome alterne efficacement les situations comiques et plus dramatiques. Je retiens avec plaisir ce passage où Jack est obligé de se déguiser en ours afin d'échapper à la capture ou bien sa phrase après sa rencontre avec le Premier Lord "Cela a fort bien commencé. Le Premier Lord m'a dit qu'il était heureux de me voir. Aucun Premier Lord n'avait été heureux de me voir avant cela, en tout cas ils se sont toujours arrangés pour me le cacher...". A l'inverse, des tensions nouvelles émergent entre notre duo, menant à des situations plus tendues menaçant parfois leur amitié, que ce soit à cause des femmes ou bien pour des questions de discipline militaire.
Si Jack se voit énormément développé à terre, la personnalité de Stephen gagne également en épaisseur. C'est dans ce tome qu'est officiellement révélée sa qualité d'espion au service de Sa Majesté, ce qui n'avait quasiment pas été évoqué durant le tome précédent et qui peut quelque peu surprendre le lecteur.
Pour conclure, Capitaine de vaisseau est un roman qui passe beaucoup moins de temps en mer que son prédécesseur mais qui a en échange la bonne idée d'explorer la relation Aubrey/Maturin !
La «Surprise»
Malgré son coup d'éclat censé l'enrichir et assurer son mariage et l'annulation de ses dettes, l'Amirauté refuse à Jack Aubrey sa prime. Son ami Mathurin lui obtient cependant un commandement s'il réussit à échapper à ses créanciers. Cette mission lui enjoint de convoyer un diplomate jusqu'en Inde, mission qui n'est pas sans émotion pour chacun des deux hommes : alors que Mathurin sait pertinemment qu'il risque fort de croiser en Inde Diana Villers, son amour perdu, Aubrey reçoit quant à lui le commandement de la Surprise, frégate sur laquelle il fut aspirant.
Un tome beaucoup moins long que le précédent mais que j'ai également trouvé plaisant. A travers un voyage vers l'Inde, l'auteur nous offre une lecture beaucoup moins tournée vers l'action et beaucoup plus tranquille. Pour autant, les thèmes n'en sont pas moins graves parfois et j'ai trouvé que l'ombre de la mort planaient beaucoup sur ce troisième volume entre torture et décès de certains personnages.
Bien qu'il ne soit sans doute pas le plus marquant, j'ai trouvé ce tome assez plaisant à suivre. Nous y voyons une fois de plus la solide amitié entre nos deux protagonistes et l'évolution de leur vie sentimentale malgré l'éloignement que le voyage en mer impose. Si l'action est plus diluée, quelques passages viennent cependant agrémenter de façon tout à fait satisfaisante le volet des batailles navales. On pourra arguer que la trame narrative propose en réalité une histoire qui n'a finalement que très peu d'impact du fait d'un événement survenant vers les 2/3 de l'histoire, mais cela ne fait finalement que renforcer le réalisme de ces expéditions.
Un troisième tome qui se veut donc plus posé mais que j'ai trouvé une fois encore agréable à parcourir.
Expédition à l'île Maurice
Désormais marié et père de famille, Jack Aubrey reste cependant nostalgique de sa vie en mer. Lorsque l'Amirauté lui offre le commandement du Boadicea pour tenter de reprendre l'île Maurice à la France, il n'hésite pas une seconde. D'autant que la rumeur semble lui promettre un poste de commodore...
Dernier volume de cette première intégrale, une aventure assez courte mais qui permet ainsi peut-être d'éviter le sentiment de répétition qui risquerait parfois de s'installer. Comme de coutume, nouveau navire et nouvel équipage permettent également au lecteur de découvrir de nouvelles personnalités intéressantes. Bien évidemment cela n'empêche pas le "hasard" un peu trop malicieux à force de remettre les marins préférés d'Aubrey (Killick, Bonden, Pullings) dans les environs de son commandement.
La grande nouveauté reste cependant dans cette histoire le poste de commodore donné à Jack, lui permettant de diriger d'autres capitaines au lieu d'être un simple exécutant. Cette évolution permet au lecteur de découvrir un autre aspect de la navigation et nous offre à travers les divers capitaines sous son commandement une galerie de personnalités intéressantes dont ressort particulièrement Clonfert. Stephen reste quant à lui égal à lui-même, entre son rôle d'agent secret et sa méconnaissance totale de la vie maritime, donnant lieu à des scènes parfois fort savoureuses comme celle concernant la promotion de Jack.
Expédition à l'île Maurice sait donc parfaitement renouveler la saga afin qu'elle ne s'enlise pas dans une trop grande routine.
En avril 1800 à Minorque, le lieutenant Jack Aubrey, tout juste promu au commandement du sloop La Sophie, fait la rencontre du docteur et chirurgien Stephen Maturin. Les deux hommes vont vivre en Méditerranée le blocus anglais contre la marine napoléonienne.
Un excellent premier roman qui nous permet de découvrir la relation naissante entre Aubrey et Maturin à travers cette croisière militaire en mer Méditerranée. L'apparente incompétence de Maturin dans tout ce qui touche à la navigation et à la discipline militaire nous permet de découvrir à travers ses yeux ce microcosme exceptionnel, le tout expliqué par Aubrey, capitaine bon vivant et parfois maladroit mais extrêmement chanceux en temps de guerre.
Le style de Patrick O'Brian peut cependant paraître un peu désuet avec de très nombreuses descriptions ralentissant parfois l'action, le tout n'étant pas arrangé par cette édition à la typographie si petite que l'on à l'impression que les pages ne se tournent pas très vite. Malgré tout, c'est une très bonne expérience de lecture.
L'intrigue tourne principalement autour du blocus maritime anglais et des succès d'Aubrey, poussant les Espagnols à armer un navire pour le pourchasser, le Cacafuego. On y découvre également des indices sur le passé de Maturin à travers le personnage de James Dillon, second de la La Sophie qui partage avec lui quelques secrets.
Il est intéressant de noter que ce roman à servi pour partie de base au film Master and Commander tiré de cette série car nous y retrouvons déjà certaines répliques et passages comme le radeau-leurre.
Capitaine de vaisseau
Après sa mésaventure avec La Sophie, Jack Aubrey se retrouve confronté à un fléau : la paix ! Cette dernière, signée avec la France, le prive de toute possibilité de commandement et d'avancement et le laisse s'empâter à terre. Lorsque la guerre résonne à nouveau, Jack est confronté à un choix : accepter le commandement du Polychrest, un navire bizarrement conçu dont personne ne veut ou bien rester à terre...
Un deuxième tome qui se démarque énormément de son prédécesseur. Alors que Maître à bord était presque exclusivement centré sur les aventures navales, ce second volume, bien plus large, prend le temps de développer le caractère de nos héros à travers tout un tiers du roman consacré à leur vie en dehors du temps de guerre. Nous voyons donc Jack en homme fortuné mais ô combien maladroit dès qu'il quitte un navire et c'est bien sûr l'occasion de parler mariage avec la rencontre de leurs voisines dont l'adorable Sophia et l'intrigante Diana.
Ce tome alterne efficacement les situations comiques et plus dramatiques. Je retiens avec plaisir ce passage où Jack est obligé de se déguiser en ours afin d'échapper à la capture ou bien sa phrase après sa rencontre avec le Premier Lord "Cela a fort bien commencé. Le Premier Lord m'a dit qu'il était heureux de me voir. Aucun Premier Lord n'avait été heureux de me voir avant cela, en tout cas ils se sont toujours arrangés pour me le cacher...". A l'inverse, des tensions nouvelles émergent entre notre duo, menant à des situations plus tendues menaçant parfois leur amitié, que ce soit à cause des femmes ou bien pour des questions de discipline militaire.
Si Jack se voit énormément développé à terre, la personnalité de Stephen gagne également en épaisseur. C'est dans ce tome qu'est officiellement révélée sa qualité d'espion au service de Sa Majesté, ce qui n'avait quasiment pas été évoqué durant le tome précédent et qui peut quelque peu surprendre le lecteur.
Pour conclure, Capitaine de vaisseau est un roman qui passe beaucoup moins de temps en mer que son prédécesseur mais qui a en échange la bonne idée d'explorer la relation Aubrey/Maturin !
La «Surprise»
Malgré son coup d'éclat censé l'enrichir et assurer son mariage et l'annulation de ses dettes, l'Amirauté refuse à Jack Aubrey sa prime. Son ami Mathurin lui obtient cependant un commandement s'il réussit à échapper à ses créanciers. Cette mission lui enjoint de convoyer un diplomate jusqu'en Inde, mission qui n'est pas sans émotion pour chacun des deux hommes : alors que Mathurin sait pertinemment qu'il risque fort de croiser en Inde Diana Villers, son amour perdu, Aubrey reçoit quant à lui le commandement de la Surprise, frégate sur laquelle il fut aspirant.
Un tome beaucoup moins long que le précédent mais que j'ai également trouvé plaisant. A travers un voyage vers l'Inde, l'auteur nous offre une lecture beaucoup moins tournée vers l'action et beaucoup plus tranquille. Pour autant, les thèmes n'en sont pas moins graves parfois et j'ai trouvé que l'ombre de la mort planaient beaucoup sur ce troisième volume entre torture et décès de certains personnages.
Bien qu'il ne soit sans doute pas le plus marquant, j'ai trouvé ce tome assez plaisant à suivre. Nous y voyons une fois de plus la solide amitié entre nos deux protagonistes et l'évolution de leur vie sentimentale malgré l'éloignement que le voyage en mer impose. Si l'action est plus diluée, quelques passages viennent cependant agrémenter de façon tout à fait satisfaisante le volet des batailles navales. On pourra arguer que la trame narrative propose en réalité une histoire qui n'a finalement que très peu d'impact du fait d'un événement survenant vers les 2/3 de l'histoire, mais cela ne fait finalement que renforcer le réalisme de ces expéditions.
Un troisième tome qui se veut donc plus posé mais que j'ai trouvé une fois encore agréable à parcourir.
Expédition à l'île Maurice
Désormais marié et père de famille, Jack Aubrey reste cependant nostalgique de sa vie en mer. Lorsque l'Amirauté lui offre le commandement du Boadicea pour tenter de reprendre l'île Maurice à la France, il n'hésite pas une seconde. D'autant que la rumeur semble lui promettre un poste de commodore...
Dernier volume de cette première intégrale, une aventure assez courte mais qui permet ainsi peut-être d'éviter le sentiment de répétition qui risquerait parfois de s'installer. Comme de coutume, nouveau navire et nouvel équipage permettent également au lecteur de découvrir de nouvelles personnalités intéressantes. Bien évidemment cela n'empêche pas le "hasard" un peu trop malicieux à force de remettre les marins préférés d'Aubrey (Killick, Bonden, Pullings) dans les environs de son commandement.
La grande nouveauté reste cependant dans cette histoire le poste de commodore donné à Jack, lui permettant de diriger d'autres capitaines au lieu d'être un simple exécutant. Cette évolution permet au lecteur de découvrir un autre aspect de la navigation et nous offre à travers les divers capitaines sous son commandement une galerie de personnalités intéressantes dont ressort particulièrement Clonfert. Stephen reste quant à lui égal à lui-même, entre son rôle d'agent secret et sa méconnaissance totale de la vie maritime, donnant lieu à des scènes parfois fort savoureuses comme celle concernant la promotion de Jack.
Expédition à l'île Maurice sait donc parfaitement renouveler la saga afin qu'elle ne s'enlise pas dans une trop grande routine.
October 4, 2026
Une fois la difficultée du vocabulaire maritime dépassée c est un formidable livre d aventure et de guerre navale.
Displaying 1 - 2 of 2 reviews


