Notre époque est malade du temps libre. Depuis le début de la civilisation, jamais l'être humain n'a eu autant de moment pour lui.
Que faisons-nous du temps gagné à force de prodiges technologiques ? Qui décide ou influence nos choix ? En quoi ces choix sont-ils de puissants générateurs d'inégalités durables ?
Le temps libre peut être utilisé de trois façons : pour développer sa relation aux autres, se développer soi-même ou se divertir. Alors que nous devrions veiller à conserver l'équilibre entre les trois, le divertissement a colonisé l'essentiel de nos loisirs grâce aux nouvelles technologies numériques. Le temps pour soi est ainsi paradoxalement devenu un temps sans soi, dilapidé et contrôlé par d'autres. La domination presque sans partage de l'écran sur notre vie éveillée en est la manifestation.
Le drame est que le temps libre prépare le futur de nos inégalités. L'usage que chaque groupe social en fait est l'élément déterminant de leurs différences. Une fracture apparaît entre ceux qui ont une stratégie équilibrée dutilisation du temps libre et ceux qui en sont dépourvus. Les premiers mettent à profit leur temps pour faire fructifier, directement ou indirectement, leur capital social et économique. Les seconds sont les otages dun système dont ils sont la matière première et non les clients.
Ce livre montre que nous traversons, sans nous en rendre compte, une crise du loisir qui est aussi porteuse de profonds désordres sociaux et politiques. Il indique aussi des façons concrètes de reprendre le contrôle de soi et darrêter de perdre son temps.
La tyrannie du divertissement d'Olivier Babeau est un essai qui s'attaque à un sujet d'actualité brûlant : l'emprise du divertissement sur notre temps libre et ses conséquences sur notre vie sociale et personnelle. L'auteur, avec une approche méthodique, démontre comment le divertissement, amplifié par les technologies numériques, a colonisé notre existence, au détriment d'activités plus enrichissantes. Ce constat, bien que pertinent et nécessaire, souffre cependant d'un manque de nouveauté. Les arguments présentés par Babeau résonnent avec des discussions déjà bien établies dans le domaine de la critique sociale et culturelle, ce qui peut laisser le lecteur en quête de perspectives plus fraîches quelque peu sur sa faim. En outre, le style de l'ouvrage, bien que clair, tend par moments vers le scolaire, avec une certaine tendance à la répétition qui peut affecter la fluidité de la lecture. Ces éléments, combinés à une structure parfois prévisible, font que l'essai peine à maintenir l'intérêt éveillé sur toute sa longueur. Néanmoins, il serait injuste de ne pas reconnaître la valeur du travail de Babeau. L'importance du sujet traité et la rigueur de l'analyse méritent l'attention. L'auteur réussit à poser des questions cruciales sur notre rapport au temps libre et au divertissement, invitant à une réflexion nécessaire sur nos choix de vie.
One of my favorite book of the year, it's filled with informations, scientific studies and test. Absolutely brilliant, and on such a alarming subject. Would 100% recommend.
La Tyrannie du divertissement décrit combien nous sommes passés du loisir qui nous enrichit (culture, sociabilisation…) au loisir qui nous appauvrit et nous isole. Le mauvais usage du temps libre amplifie les inégalités entre ceux qui en tirent profit et ceux qui n’en tirent rien.
L'auteur m'a perdu lorsqu'il suggère que les femmes ne sont naturellement pas portées vers les mathématiques et les sciences, par déterminisme biologique donc... Une réflexion qui est parfois intéressante sur le divertissement et l'usage de son temps libre, mais un point de vue réactionnaire.