" Mon oreille vient de percevoir une vraie voix d'écrivain chez Mélanie Vincelette. C'est si rare que j'ai envie de danser. " Dany Laferrière Rosaire Nicolet est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel. C'est Lumi, une strip-teaseuse, qui, un beau matin, l'a découvert inanimé. La petite ville d'Iqaluit dans le cercle arctique est d'autant plus bouleversée par cette nouvelle que tout le monde appréciait Rosaire. Ce jeune avocat était beau et intelligent, infiniment séducteur. En tant que spécialiste des questions autochtones et des tracés frontaliers, il s'était attaché les faveurs des puissants tout en poursuivant son combat pour la défense des Inuits. Oui, tout le monde aimait Rosaire. Trop peut-être... Lorsqu'il apprend cette nouvelle et qu'il est invité à venir reconnaître le corps, son jeune frère, Léandre Nicolet, est bouleversé. Il récuse l'idée d'un meurtre passionnel au profit d'une autre thèse. Chez les Nicolet, depuis que leur aïeul Jean Nicolet, un explorateur du XVIIe siècle, a fait une découverte extraordinaire, on se transmet un secret de père en fils : ce n'est pas Christophe Colomb qui a découvert l'Amérique mais un Chinois, l'amiral Zheng He, en 1418 ! Voilà, Léandre en est convaincu, Rosaire aura divulgué ce secret et c'est pourquoi il a été tué. Mais une fois sur place, bien vite, les certitudes de Léandre fondent... comme neige au soleil. Sous couvert d'une enquête policière, Mélanie Vincelette nous plonge au cœur d'une réflexion sur les mystères des individus. Pourquoi idéalise-t-on les êtres ? Sait-on jamais qui on aime ? Léandre s'est construit une image idéale de son frère, séducteur et serviteur des justes causes, mais la réalité est beaucoup moins chatoyante. Sans être un parfait salaud, Rosaire n'était pas un ange non plus. Avec ce nouveau roman, Mélanie Vincelette s'affirme par un ton unique, reconnaissable entre mille, à la fois drôle et poétique.
I read this book from a Quebec author to help solidify my French. It held my interest, and that's the most important factor for me personally. Her language is quite mellifluous, and the story was an interesting one, with interesting character insights and highly unusual environs (it takes place in the Arctic in Canadian indigenous country). The stark white cover and bright white pages help set the mood.
Je dirais que ce livre m'a laissé un peu indifférente. Par contre, je peux dire qu'un récit se déroulant dans le grand Nord apporte la découverte d'une réalité totalement différente. J'ai beaucoup apprécié.
De plus, la plume de l'autrice est simple, fluide est carrément addictive!
La fin était tellement décevante Le dude qu'on a mentionné qu'UNE fois est le meurtrier ça servait à quoi de rajouter marcelline comme suspecte un chapitre avant le reveal?? genre au moins si c'était elle. Aussi pourquoi. Juste pourquoi. Tant de questions.
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Les deux frères, Ambroise et Rosaire, se retrouvent à travailler dans le Nord comme leur ancêtre, Jean Nicolet. L'un cuisinier dans un camp minier, l'autre avocat pour les Premières Nations. Rosaire meurt empoisonné, mais qui l'a tué ? Son amoureuse, danseuse nue ? Son ex, la nouvelle fiancée du magnat local ? Des trafiquants de produits prohibés ?
Ce roman a une ambiance sombre, comme le manque de soleil de la Baie d'Hudson en hiver. Personne n'est heureux, personne ne communique vraiment. Polynie : un trou éternel dans la glace. Même si j'ai eu un peu de misère à embarquer, je voulais connaître le dénouement des nombreuses petites histoires entamées par les retours en arrière du narrateur. Bref, une lecture intéressante sans être un coup de coeur.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman. J'ai découvert un auteur que je ne connaissais pas du tout et adoré ce voyage à travers les paysages de glace du cercle polaire. Avant toute chose je dois prévenir tous ceux qui s'attendent à un polar nordique qu'ils vont être très déçus, la mort de Rosaire n'est en réalité qu'un prétexte à ce voyage et à cette rencontre avec les personnages hauts en couleur de ce livre. Dans cette région au bord du monde, fermée sur elle-même où la nature impose sa loi, le temps semble comme suspendu et les sentiments exacerbés.
J'ai du mal à parler de ce roman car ce n'est pas tant l'intrigue qui importe mais plutôt l'ambiance, l'atmosphère, les personnages qui tous fuient quelque chose et le plus souvent eux-mêmes en s'installant aux confins de l'arctique. Ce sentiment de solitude face à la nature extrême est particulièrement fort et présent tout au long du livre, on aurait pu penser qu'en vivant en comité restreint dans un milieu particulièrement hostile, cette petite communauté aurait tenté de se serrer les coudes mais c'est tout le contraire. Ambroise se retrouve bien seul pour affronter la mort violente de son frère et les doutes qui l'assaillent quand il découvre que ce dernier, brillant avocat, trempait dans des affaires douteuses. Mais en réalité, l'enquête n'a que peu d'importance, on survole une liste de suspects potentiels et si le coupable finit par être découvert à la fin, cela reste franchement anecdotique. Tout au long du livre, j'ai eu l'impression d'être dans une sorte de bulle hors du temps, le récit soulève pourtant des problèmes actuels : la place de la culture des peuples autochtones, les conflits géopolitiques pour accéder aux richesses de la mer ou des sous-sols, le pillage des richesses... et malgré cela, j'avais l'impression d'être "hors du monde".
L'écriture particulièrement agréable de l'auteur accentue cet effet et la saveur des mots, la richesse du vocabulaire, le style fluide et élégant m'ont particulièrement plu. Je sais que beaucoup ont eu du mal à rentrer dans cette histoire mais pour ma part, j'ai vraiment aimé me laisser porter par l'écriture et l'atmosphère de ce récit. L'auteur a très bien su parler de choses graves en conservant une certaine légèreté et une distance avec les faits. J'ai trouvé que c'était un livre un peu déroutant mais je crois qu'il faut juste réussir à se laisser bercer par les mots et la poésie qui s'en dégage...
"Si c'est pour lire un mec qui parle de sa vie à Paris, franchement..." C'est ce que j'ai entendu un vendeur dire à la librairie l'autre jour.
Je n'aurais pas acheté Polynie de moi-même, mais je l'ai fini en un jour une fois qu'il m'est tombé dans les mains.
Le Grand Nord canadien, donc. Le roman commence sur un meurtre, celui du frère du narrateur, mais il ne s'agit pas d'un policier pour autant (ce qui en a étonné certains, allez savoir). La cuisine dans le Grand Nord, les spécialités locales et le coût exorbitant des importations. Les richesses du sous-sol et les Inuits, leurs droits et leur mode de vie. L'ancêtre illustre des deux frères Nicolet, qui quelques siècles auparavant s'est embarqué depuis la France pour trouver un passage vers la Chine.
Il m'a fallu le temps d'"entrer" dans ce livre, de passer outre les formulations ronflantes et les dialogues improbables ("Je regardais la trajectoire du soleil à l'horizon. Les phénomènes optiques m'intéressent depuis que ma vie n'a plus de sens."). Mais une fois qu'on y est, c'est un univers poétique qui fait sens. L'intrigue n'est pas à couper le souffle, mais ce qui fait l'intérêt de ce livre, c'est son atmosphère. Une lecture agréable.
Un livre avec un gros potentiel. Ca aurait pu être un super livre rempli de suspence. Aurait pu. Mais non. Il y a beaucoup trop de longueur (malgré que ce ne soit pas un gros livre), trop peu d'action et beaucoup beaucoup trop de blabla inutile venant du personnage-narrateur. Et pour ce qui est de la fin, elle sort un peu trop de nul part pour moi. Oui, je ne m'y attendais pas, mais je pense aussi que ca aurait pu être inattendu sans être «nowhere».
J'ai bien apprécié! Je m'attendais à un peu plus de suspense. On en observe une petite présence, mais j'aurais aimé que l'intrigue policière soit plus grande. On ne s'attend pas à ce que le meurtrier/ la meurtrière soit la personne coupable, c'est intéressant. Et la fin est...ordinaire, si je peux dire. C'est tout de même un roman à lire!