Enfermé entre quatre murs, qu'on soit prisonnier ou maton, la vie est presque la même. Pour tenir, il faut pouvoir s'évader, s'échapper de cet ennui poisseux. Certains abusent des humiliations, d'autres perdent pied, d'autres encore s'inventent des histoires d'amour. Dans cette maison d'arrêt, un petit monde se crée avec ses règles et ses rituels, en attendant le jour de la libération ou de la retraite. Des histoires de dingues, des histoires tendres, des histoires vraies.
" Tragicomique, énorme. C'est un très beau livre. " Françoise Xenakis – France 2
Jean Teulé est un romancier français, qui a également pratiqué la bande dessinée, le cinéma et la télévision.
Auteur de bande dessinée dans un premier temps, il a débuté à la télévision dans L'assiette anglaise de Bernard Rapp ou Nulle part ailleurs sur Canal+.
Homme de télévision, scénariste, comédien, cinéaste, il est avant tout écrivain. Ayant abandonné toute autre activité, il se consacre désormais à l’écriture. Il a publié, aux Éditions Julliard, Rainbow pour Rimbaud (1991), L'Œil de Pâques (1992), Ballade pour un père oublié (1995), Darling (1998) et Bord cadre (1999), Longues Peines, Les Lois de la gravité, Ô Verlaine ! (2004), Je, François Villon (2006), Le Magasin des suicides (2007). Finalement, en 2008 "Le Montespan". Tous ses livres sont publiés en poche aux éditions Pocket.
Il a également publié plusieurs bandes dessinées, basées essentiellement sur des photos retouchées.
À la ville, Jean Teulé est le compagnon de l'actrice Miou-Miou.
Ce n'est pas le meilleur des livres de Jean Teulé mais il se laisse lire sans déplaisir malgré le sujet lourd : la vie carcérale. La bonne idée dans ce récit c'est de laisser parler les gardiens de prison et pas seulement voir le cas des prisonniers. Il nous trousse une galerie de portraits plus dingues les uns que les autres mais qui malheureusement sonne vrai. Par contre, certains personnages comme la femme du directeur sont inutiles selon moi et viennent troubler la véracité de ce récit, c'est dommage !
Dans "Longues peines" de Jean Teulé, le narrateur se voit raconter la vie en prison par un garde. On l'oublie souvent mais les gardes passent, comme les prisonniers, leurs vies confrontées aux barreaux. Ils ont le droit de rentrer chez eux, le soir. Mais chacun s'enferme, malgré tout, dans cette vie et ce boulot bien étrange.
A travers plusieurs personnages, Teulé nous dépeint la vie dans une prison. Du gardien récemment embauchés, aux prisonniers tous incarcérés pour des raisons différentes, en passant par le Directeur de la prison, vivant avec sa femme ds le logement de fonction collé au bâtiment... tout y passe. On y decouvre l'horreur, l'attachement, l'obscenite, les travers et les folies...
J'ai apprécié "Longues peines", mais c'est un sujet qui requiert à mon sens bien plus de profondeur, de lenteur, et de pages.
Le genre de petit livre qui se mange tout cru. La tragédie humaine est caricaturée, pas trop, pour ne pas devenir ridicule, mais juste assez pour que nous ne nous attachions pas aux personnages pathétiques et souvent même monstrueux de ce roman. Libre à nous alors de nous délecter d'une histoire bien ficelée et un peu folle, de rire, d'être un peu triste aussi et surtout de satisfaire notre curiosité! Une fois commencé, il faut le finir. Et prendre du bon temps entre-temps!
Un saut dans l'univers des prisons raconté avec une certaine ironie et un grand détachement. Les histoires nous font nous attacher à ces criminels et même jusqu'à parfois avoir pitié d'eux. Le milieu carcéral n'est pas de tout repos et il n'est certainement pas facile d'en parler, pourtant le ton employé ici parvient à maintenir l'attention tout du long.
J’aime beaucoup la plume de Jean Teulé, noire, tranchante mais aussi comique à la fois. Ici je n’étais pas déçue. Du tragique sur fond dérisoire. En passant on en apprend un peu sur le monde carcéral glacial et avec ses propres lois. Le roman est court et se lit vite.