Entrecroisant encore plus leurs lignes de vie, la tante et la nièce continuent de se mettre à nue dans un récit d’une authenticité rare qui me prend aux tripes.
L’histoire ne paie pourtant pas de mine. Ce tome est par exemple juste le récit de ce moment charnière dans la vie où les adolescents se sentant aux portes de l’âge adulte se cherchent et se perdent un peu, se sentant vaciller sur leurs jambes. C’est quelque chose qu’on connaît pour être beaucoup à l’avoir vécu. C’est quelque chose qu’on connaît bien pour l’avoir vu à de nombreuses reprises dans les mangas mais sous la plume de Tomoko Yamashita, je ne sais pas, cela a une autre allure.
Je trouve que l’autrice avec une belle économie de mots et de mise en scène, parvient à nous offrir une émotion très sombre et surtout pleine d’authenticité qui ne peut que toucher. Au milieu de tous les palabres d’Asa et des ados autour d’elle, qui sont comme un bruit de fond de l’oeuvre, se dégagent en fait peu de mots, peu de paroles mais que ceux-ci sonnent terriblement juste et vont droit au coeur.
Dans ce tome en plus, son récit se mêle à celui de sa tante. Son besoin de retrouver et comprendre un peu sa mère à travers ses écrits percute les souvenirs de sa tante et du moment où elle s’est réellement mise à écrire en conscience, avec le conflit en plus qu’elle entretenait avec cette soeur qu’elle connaissait et comprenait mal. Cela donne de suite une toute autre envergure à ce travail psychologique fait sur les personnages qui est d’une rare finesse et surtout sans compromission. L’autrice ne cherche pas à nous les faire aimer.
C’est en cela un récit assez âpre et sans fioriture qui ne plaira certainement pas à tout le monde. On pourra trouver ce tome ennuyeux, je pense, ou rempli d’éléments vus et revus, sans trop de rythme et d’enjeu. Ça parle dans tous les sens et on peut avoir l’impression de quelque chose d’un peu vain, comme dans la vie de tous les jours. Les personnages ne sont pas spécialement aimables non plus avec Asa qui se cherche et chouine un peu, sa tante, Makio, qui est très solitaire et pas des plus ouvertes sur les autres. Et pourtant, il se passe quelque chose, ça nous touche, nous émeut, nous percute, nous rappelle des souvenirs, nous fait remettre des choses en perspective. Ce manga a vraiment un effet thérapeutique sur moi.
Dans sa sobriété, Entre les lignes me fait ressentir une grande authenticité avec des personnages rares dans le manga pour cette manière qu’ils ont de se mettre à nu sans chercher à nous complaire. Ça peut parfois paraitre ennuyeux et banal mais l’autrice cherche toujours à dire quelque chose de plus profond sur la vie, sur soi, sur nos relations aux autres. Elle me touche avec ce jeu âpre de mise en abyme qui me pousse à faire de même et se révèle être comme une thérapie psychanalytique. Elle passe inaperçue chez nous, c’est pourtant une très grande autrice ! ❤
Qué complicado y cansado suena estar buscando una respuesta a todo lo que ronda en nuestra mente. Sin embargo, creo que de alguna forma todos vivimos ahí sin darnos cuenta y por muuuucho tiempo. Leer a Asa y su camino de descubrir quién es, quién quiere ser y si algún día podrá aceptarlo tal cual… me da ciertos recuerdos pero también darme cuenta que a veces sigo ahí. ¿Realmente encontramos la respuesta? ¿Realmente nos damos cuenta cuando por fin la encontramos? Tal vez sí, tal vez no.
El último capítulo me ha pegado fuertísimo porque sin querer ya Asa está en su último año. Qué difícil pensar en el futuro y en el concepto de la familia… o mas bien, esa familia que está unida por los “lazos de sangre”. No es que no signifique nada pero realmente no te asegura mucho. Tanto Asa como Emiri pueden darse cuenta de ello ahora. Y es una incertidumbre que puede terminar bien eventualmente o muy mal. Espero que para los personajes de esta historia sea una experiencia tranquila.
Supongo que cuando pierdes a alguien, pierdes una parte de ti: esa parte que les unía. Y por mucho tiempo, duele e incómoda. Navegas no solo el duelo de esa persona, navegas el duelo de ti mismo. Quien pudiste ser con esa persona a tu lado, lo que pudo decirte, lo que no te dijo. ¿Cómo sigues navegando cuando te pierdes en la marea? Sin brújula, sin mapa, sin un capitán. Tomas el timón y te embarcas en una aventura; tal vez la última. Vale la pena intentarlo, una última vez. Y otra vez. Y otra vez. Y otra vez.
While the other friends know, Asa is still very much on the fence. One chapter is devoted to Makio's adolescence and her relationship with her sister. There is a hint of remorse for her conflicted relationship with Minori. Asa and Makio became closer
Je ne pourrais jamais assez dire mon amour pour ce manga, je le trouve absolument incroyable. Intimiste, énormément d'introspection, de questionnement et toujours dans la bienveillance.