Un savant français, spécialiste des scarabées, acquiert lors d'un voyage en Egypte des "fèves" mystérieuses auxquelles d'antiques superstitions prêtent le pouvoir de favoriser la naissance d'enfants mâles. Ces fèves seraient-elles à l'origine d'un étrange phénomène qui touche l'ensemble de la planète?
Je le recommanderais à n'importe qui, mais en particulier à ceux qui ont aimé "The Blind Assassin" de Margaret Atwood parce que c'est un roman, comme celui de Mme Atwood, qui appartient en partie à "La Science-fiction" en même temps qu'il a plusieurs dimensions très humanistes, politiques, et ravissantement littéraires. Pour moi, Aamin Malouf est une grande découverte!
This book was a joy to read. I really love how Maalouf built up his apocalypse. However, I would have loved to see what the point of view of woman would have been, especially the ones living in the third world countries. I would have loved to read about their fears, anxieties and any other psychological distresses that they might have gone through. Also, it would have been nice to go through the personal psychological view of men. This book only goes through the rise of the end. In my personal opinion, integrating some other psychological perspective would have made the story a lot more engaging and enlightening.
Une bonne histoire dans laquelle je me suis perdu entre la petite et la grande, ce que je n'ai pas aimé. je ne suis pas arrivé à m'interesser à la fois à l'histoire personnelle et à la grande histoire raconté par le prime personnel. Le double témoignage n'a pas fonctionné pour moi. J'aurai tellement préféré avoir la petite histoire accompagné de coupure de presse relatant la grande. Le livre serait monté en puissance.
Si j'ai adoré la première partie du livre, parce que j'ai tout de suite retrouvé le langage chaleureux et espiègle d'un de mes écrivains préférés, j'ai fini par être déçue à partir du milieu de ne pas voir se développer assez une histoire qui promettait pourtant d'être intéressante. Ça tourne un peu trop en rond et on n'a pas la satisfaction d'apprendre beaucoup de choses finalement. La beauté du langage n'a pas suffit à me faire apprécier le livre.
Les romans d'anticipation, ce n'est généralement pas mon truc, mais "Le Premier Siècle après Béatrice" m'a été offert par un ami qui connaît mon intérêt pour les questions d'égalité hommes-femmes.
Ce (court) roman a été écrit dans les années 1990, et couvre les quatre décennies suivantes (en gros). Le narrateur, témoin privilégié de la période en raison de son engagement citoyen auprès de sa femme journaliste, écrit ses mémoires à la première personne, nous racontant comment le monde s'est progressivement "déréglé" suite à la diffusion d'une substance permettant aux hommes de ne concevoir que des garçons. Plusieurs thèmes s'entremêlent autour de cette intrigue: les discriminations contre les femmes, les manipulations génétiques et leur dimension éthique, ainsi que la fracture entre pays du Nord et pays du Sud.
Amin Maalouf a le sens de la formule, son style est fluide et agréable, avec des pointes d'humour (surtout au début). Il créé un univers attachant autour de son narrateur, spécialiste des insectes, mari et père de famille dévoué. En revanche, la description des évènements extérieurs, notamment les éruptions de violence et les émeutes en réaction au manque de femmes, est moins convaincante.
Personnellement, j'ai trouvé que le récit n'était pas très bien ficelé: l'auteur parvient à créer un certain suspense quant à la montée des périls, mais les évènements décrits et leur chronologie n'apparaissent pas très plausibles. Par exemple, les pays du Nord sont décrits comme paniqués par le dépeuplement une dizaine d'année seulement après le début d'utilisation de la substance, alors qu'on imagine que les générations suivantes étaient en mesure de résorber progressivement la différence. Je n'ai pas compris non plus pourquoi les gens adoptent tout d'un coup des bébés filles dans le Nord une fois la substance proscrite alors que les parents continuent d'avoir à peu près autant de garçons que de filles. Et l'autorisation par la US Food & Drug Administration de la substance "anti-filles" sous prétexte qu'elle lutte contre l'infertilité est également loin d'être plausible.
"Le Premier Siècle après Béatrice" permet d'aborder plusieurs thèmes intéressants, mais au bout du compte la réflexion reste assez superficielle. Le thème Nord-Sud semble l'emporter à la fin, mais, comme pour les discriminations contre les femmes, seul un nombre limité des causes est suggéré, et on a du mal à relier les thèmes entre eux.
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Le premier siécle après Béatrice, roman de Amin Maalouf P157
Dans ce livre l'écrivain nous livre ses craintes sur l'avenir de la race humaine sans l'existence féminine.
On parle ici de déficit des naissance féminines causé par la fabrication d'une certaine "substance" qui favorise la naissance d'un garçon dans certains pays avant de se propager excessivement jusqu'à devenir un phénomène inquiétant, pire encore, devenir une arme capable de décimer toute une tribu où un pays ennemi en limitant les naissances féminine, ainsi les faire disparaitre.
On parle également de la relation entre les pays du nord et les pays du Sud, les pays développés et les pays sous développés, les colonisateurs et leurs anciennes colonies. Ici l'auteur plaide pour un monde meilleur, où il n'existe plus de "faille" ni horizontal ni vertical qui séparent le monde.
Des phrases très fortes, des mots simples et un langage facile et émouvant qui fait de ce livre, un livre passionnant.
Phrases préférées:
- C'est par les problèmes que toutes les espèces évoluent ; c'est par les solutions qu'elles se figent et s'éteignent.
- l'amour n'est qu'une ruse de survie; mais il est doux de fermer les yeux.
-Si demain les hommes et les femmes pouvaient, par un moyen simple, décider du sex de leurs enfants, certains peuples ne choisiraient que des garçons. Ils cesseraient donc de se reproduire et, à terme, disparaîtraient. Aujourd'hui tare sociale, le culte du mâle deviendrait alors suicide collectif. Vu les progrès accélérés de la science et la stagnation des mentalités, une telle hypothèse ne manquera pas de se vérifier dans un proche avenir. Et s'il faut en croire le scarabée du Caire, c'est déjà le cas.
- le futur se trouve tout entier dans le présent, mais masqué, mais codé, mais en ordre dispersé.
- Nous ne sommes pas des invités sur cette planète, elle nous appartient autant que nous lui appartenons, son passé nous appartient, de même que son avenir.
- Seuls se félicitent d'être arrivés ceux qui se savent incapable d'aller plus loin.
Citation 📕 « je reconstruis alors, l’espace d’une promenade, un monde différent. Un monde où la liberté et la prospérité se seraient répandus de proche en proche comme des ondes à la surface de l’eau. Un monde où la médecine après avoir vaincu toutes les maladies et terrassé les épidémies, n’aurait plus eu d’autre défi que de faire reculer indéfiniment le vieillissement et la mort. Un monde dont l’ignorance et la violence auraient été bannis. Un monde débarrassé des dernières tâches d’obscurité. oui, une humanité réconciliée, généreuse et conquérante, les yeux fixés sur les étoiles, sur l’éternité. » Le premier siècle après Béatrice de Amin Maalouf. Avis 📖 💬 Amin Maalouf signe avec Le premier siècle après Béatrice une dystopie puissante et troublante. En suivant le destin d’un entomologiste passionné, l’auteur nous entraîne dans un futur où les choix individuels ont des conséquences mondiales. La poudre de scarabée, symbole des manipulations et des espoirs déçus, devient le catalyseur d’une réflexion profonde sur notre société. Bref, un roman qui donne à réfléchir et qui nous rappelle notre responsabilité face à l’avenir. . . . . . .
Un pitch prometteur, une seconde partie un peu décevante.
Dans ce roman, le narrateur nous raconte, selon un repère de temps très personnel: la naissance de sa fille Béatrice, comment il rencontre sa compagne, comment il découvre de mystérieuses "fèves du scarabée", et comment l'enquête est menée autour de celles-ci par sa compagne journaliste. Roman d'anticipation, avec comme point de départ ces mystérieuses fèves capables de favoriser la naissance de garçons, déséquilibrant ainsi les pyramides des âges et l'ordre naturel des choses. Analysant avec intelligence les failles d'une société patriarcale, des injonctions sociétales, de la "faille Nord-Sud" et de leurs conséquences.
La plume de l'auteur est indéniablement très belle. J'ai cependant été moins fan de la forme du récit entre roman et essai. La première partie m'a plus intéressée que la seconde qui selon moi se perd en détails, et dont j'attendais un aboutissement qui n'est pas venu. De très belles réflexions cependant sur le manque de recul et l'enferment de nos sociétés qui reproduisent les mêmes schémas à travers les époques, sous différentes formes concernant la place et la considération de la femme.
This is the worst book I have ever read in my life. It’s currently 1 AM in my country and I have an essay at 12 and I’m trying to find all the simile and other shit like that for the essay but the teacher gave us so much content. It’s impossible to cover everything and remember everything all of what he did for nothing it wasn’t even interesting because he wasn’t even a part of the problem. He wasn’t living that problem. He was just talking about the problem and the relationship between him and his daughter was so weird that it freaked me out. At the end of the story he was so detached of everything. It was horrible. You couldn’t feel the actual wants to help people. He was just there the whole time all he was interested in was his stupid insect he gave all the information with such a detached tone but still say things like oh that’s sad oh, that’s not good. But at the end of the day, he looks like he couldn’t care less about everything. It was so boring.
"Le premier siècle après Béatrice" de l'ecrivain franco-libanais Amin Maalouf de l'année 1992. Un roman mêlant la science-fiction à des réflexions philosophiques, où les avancées technologique ont transformé un mythe égyptien en une vérité avec des conséquences maléfiques. Suite à la découverte d'une substance dont l'origine remonte à l'Égypte antique et qui permet uniquement, délibérément et irreversiblement la naissance de garçons, l'humanité se trouve menacée d'extinction. Cette substance s'est transformée rapidement d'un médicament en un arme biologique capable de décimer une tribu ennemie ou même un pays entier. Le roman aborde des thèmes tels que le génie génétique, les attentes de la société, les conséquences des avancées technologiques, la discriminiation sexuelle, la paternité, le féminisme etc... Ce roman incite à la contemplation des dilemmes éthiques posés par le progrès.
Très curieux roman de science-fiction, car il n'a pas le semblant "orthodoxe" de dystopie. Par le point de vue d'un expert en entomologie marié à une intrépide journaliste, on découvre un monde marqué par la haïne et l'inégalité. Selon son histoire, d'une certain manière, cet état découle de la découverte d'une "substance" qui permet l'election du sexe du foetus. Lecture stimulante et idée intéressante, mais l'auteur a pu profiter un peu plus de la prémisse.
J'ai beaucoup aimé ce livre. Et bien qu'il ne ressemble guère à ceux qui j'ai l'habitude de lire, il m'entraîna avec lui au point où je ne pu m'empêcher, à plusieurs reprises de penser que les faits étaient réels tant le parallélisme entre le monde décrit et celui dans lequel on vit était tangible. (C après tout un distopian)
J'ai aussi adoré la voix du personnage principal et le fait de vivre tout à travers lui.
Ce livre est à la fois magnifique et horrible. Magnifique dans son écriture, sa poésie et son analyse plus que véridique de l’Homme. Horrible parce que si une telle chose était possible dans notre monde, si on pouvait choisir le sexe de nos enfants, le monde connaîtrait probablement le même destin que celui dépeint dans ce livre.
“Un inventeur doit supposer l’humanité adulte ; sinon bien des choses devraient être desinventées”
Style de narration très particulier et unique. La description que fait Amin Maalouf est riche d’émotions et de réalisme. Ce livre traite un sujet très intéressant : des médicaments qui font que les parents puissent choisir d’avoir que des garçons. L’auteur critique les raisons pour lesquelles ces médicaments ont eu un grand succès et imagine les répercussions d’une telle technique sur l’économie et la société.
Je ne reconnaissais plus les gens ni les rues, je sursautais parfois en écoutant mes propres pensées. La peur est accoucheuse de monstres.
Il fallait que je m'éloigne, d'urgence. Que je retrouve dans l'éloignement la sérénité. Quand je serais à l'abri des hommes, je réapprendrais peut-être à les aimer .
Un peu intello et se dégonfle sur la 2e moitié. Je n'en avais pas un souvenir incroyable de ma première lecture à l'adolescence (contrairement à Samarcande), ce n'était donc pas une illusion.
Ce livre soulève d'intéressants problèmes éthiques qui sont d'actualité. Malheureusement, il y a des longueurs qui ne rendent pas service au propos du bouquin.