La récente publication de la passionnante biographie de Sylvain Goudemare, Marcel Schwob ou les Vies imaginaires (Le Cherche-Midi, 2000) a incontestablement marqué un « retour » à Schwob - salué naguère par Borges comme l''un des astres majeurs de notre littérature.Le même Goudemare rassemble ici, en quelque mille pages, l''essentiel des livres qu''a laissés le grand enchanteur : Cœur double, Le Roi au masque d''or., Mimes., Le Livre de Mortelle, La Croisade des enfants., Spicilège, Vies imaginaires... sans compter les admirables textes consacrés à la redécouverte de Villon, aux plaisirs érudits de l''argot - et à maints autres sujets hautement délectables.Découvreur de Stevenson - dont il fut presque l''égal -, traducteur de Shakespeare et de Defoe, Schwob est surtout un conteur de génie qui s''entend comme aucun autre à mélanger histoire et fiction : nul doute qu''il serait devenu, si la mort ne Pavait fauché en pleine jeunesse, une sorte de « Borges à la française ». Il s''est contenté d''être, en notre langue, le plus sûr rival de Schéhérazade.
Marcel Schwob (1867-1905) was one of the key symbolist writers, standing in French literature alongside such names as Stephane Mallarme, Octave Mirbeau, Andre Gide, Leon Bloy, Jules Renard, Remy de Gourmont, and Alfred Jarry. His best-known works are Double Heart (1891), The King In The Gold Mask (1892), and Imaginary Lives (1896).