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Cioran. Éjaculations mystiques

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in-8, broché, 149 pp. Envoi de l'auteur à François Angelier. Comme neuf.

156 pages, Paperback

Published February 17, 2011

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Profile Image for Oana.
9 reviews
January 16, 2017
The book is an honest homage to Cioran's work, but unfortunately neither its author nor I can be unbiased when it comes to this topic. In my opinion Barsacq tries to prove that Cioran was more French than Romanian, by belitteling his books written in Romanian. To his mind Cioran is the product of his interactions with the French culture and his career as a writer hadn't peaked until his irreversible decision to change the language. There is no doubt that without the pervasiveness of the French language Cioran would have never been known internationally, but to classify his earlier works as inferior is an injustice. His very first book, "Pe culmile disperarii" (On the Heights of Despair), a book of highly lyrical prose written at only 22 years old, is the evidence of an extremely well read philosophy graduate who already anounced his escape from any philosophical system. In my humble opinion, Cioran's work doesn't get any better than that. But instead of suspecting that the quality of the book was decreased by translation (Cioran himself having claimed that Romanian was untranslatable), Barsacq blatantly avers the misfortune that made Cioran's early works available - a fact which almost makes me say that it's unfortunate "Cioran. Éjaculations mystiques" was translated into Romanian. Despite oferring a very romantic description of the city of Bucharest (whose charm actually failed to impress Cioran: "I have only loved 3 cities: Sibiu, Dresden and Paris"), Barsacq is quite dismissive of the culture which formed Cioran. The focus is of course, the political Cioran with his infamous past.
Profile Image for Nicolas.
87 reviews28 followers
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July 24, 2011
Une forme de contamination sémantique transparaît dès le départ dans cet écrit biographique de Stéphane Barsacq, dont la plume fera honneur aux divagations contrôlées de Cioran.

L’auteur revient tout d’abord sur la jeunesse crépusculaire du natif de Răşinari, petit village matriciel dans les environs d’Hermannstadt (aujourd’hui Sibiu), cette ville de l’ancienne Transylvanie saxonne, dont l’appellation teutonne disparut avec l’évaporation de l’Empire Austro-Hongrois. Première chute : un déménagement vers la ville perçu comme déracinement liminaire. À Sibiu, Cioran se frotte à deux écoles : les bibliothèques et les bordels – à croire, indique Barsacq, que les sages olympiens ne se renouvellent que par la chaire fraîche (p. 56). En Roumanie, cette enfant bâtarde de la Grande Guerre, Cioran ira de compromissions en compromissions, jusqu’à l’exil (de soi); une course à l’abîme transcrite dans Transfiguration de la Roumanie.

Dans ses rapports conflictuels avec Dieu, se dessine un autre acte manqué. Cioran lui-même indiquait que « l’histoire de l’homme et de Dieu est l’histoire d’une déception réciproque ». Fils de religieux comme Baudelaire ou Nietzsche, Cioran, qui parlait de « la douce médiocrité des évangiles », a fini par diviniser le néant – ontologiquement affecté par Dieu, cette « maladie dont on se croit guéri parce que plus personne n’en meurt ».

La sortie de Précis de décomposition (1949), en français, se présente comme un livre de rupture ; l’histoire d’une résurrection, d’un repentir par le choix d’un idiome étranger. « Cioran, qui n’écrivait pour personne, à choisi d’écrire avec les tours d’un seigneur de l’Ancien Régime (…) Pour un exilé roumain, souligne Barsacq, c’est une provocation à tous égards » (p. 94). « On habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c’est cela et rien d’autre » disait Cioran. Le Français comme terre de repentance.

Barsacq ayant vraisemblablement côtoyé Cioran dans ses dernières années, revient également sur sa fin pathétique – une mort sous forme d’expiation, voire d’une clôture ironique. « Ainsi Cioran terminait-il dans un silence égaré » (p. 97), comme Nietzsche et Baudelaire avant lui.

Bel et riche exercice de style, cet ouvrage dont le titre bien choisi transpire à lui-seul l’ascendance cioranesque, se clôt telle une hagiographie. Éloge d’un èthos symptomatique : l’ironie du désespoir. « Quand on a compris le sens du mot deşertăciune – vanité de toute chose – rien ici-bas ne peut vous combler » estimait Cioran. Aussi, Barsacq nous rappelle ici avec justesse que ceux qui liront Cioran avec gravité auront raté l’essentiel.
Profile Image for Ştefan Bolea.
Author 26 books188 followers
August 27, 2012
Introduction au nihilisme:

Cioran

« Le rien même est mesure de Dieu. »
« Mon lieu, ma patrie est, comme pour les mystiques, ce rien qui précède Dieu. »
« On a toujours quelqu’un au-dessus de soi : par-delà Dieu même s’élève le Néant. »

Marc Aurèle

« Bientôt, tu auras tout oublié ; bientôt tous t’auront oublié. »
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