La pluie a commencé à tomber le jour où Matteo a disparu. Jusqu’à son départ précipité, Béatrice ne pensait pas qu’elle aurait besoin d’un gilet de sauvetage. Pour garder la tête hors de l’eau, elle s’accroche à Aisha, une jeune Somalienne qui entre à l’improviste dans sa cuisine à l’heure des actualités. La main dans celle de l’adolescente, elle attend le retour de l’homme avec lequel elle vit depuis quinze ans.
Pendant ce temps, Francesca ronchonne au rez-de-chaussée, Daphnée rêve de rencontrer le docteur Jivago et Thalie trame un plan fabuleux qui lui permettra de retrouver son père.
Entre l’Italie et le Québec, à l’ombre d’un HLM et sous l’oeil bienveillant de Barack Obama, les nuages s’amoncellent. Il pleuvra pendant trente-quatre jours. Le temps de découvrir que les parapluies sont des refuges nécessaires, mais fragiles. Surtout lorsqu’un vent se lève.
Avec l’humour et la finesse qu’on lui connaît, l’auteure des Carnets de Douglas emboîte habilement les destins de femmes flottant entre la certitude qu’on traîne tous en soi un sac de plomb et l’espoir d’une éclaircie.
La plume de Christine Eddie est toujours du bonbon pour les yeux. Fluide, poétique, enrichissante, entrainante, vibrante. Cela ne fait pas exception avec Parapluies.
Ce livre qui reprend l’expression « le monde est petit » rapproche quatre femmes et une fillette qui ont en commun un bel italien, professeur de lettre. Lors de sa disparition, il laisse derrière lui des doutes, des questions, mais également des portes ouvertes à une réflexion de la vie.
Béatrice, Francesca, Daphnée, Catherine et la petite Thalia auront toutes croisées Matteo d’une certaine manière. Mais chacune gardera un héritage bien différent du passage de l’italien dans leur vie.
Bien qu’on apprenne le sort de Matteo, j’aurais aimé une meilleure conclusion pour ces femmes qui se sont trouvées, mais qui restent encore sans réponses. Surtout Béatrice.
Daphnée et Catherine ont elles aussi des trous dans leurs histoires.
Il manquait de petites bouchées pour rendre cette lecture parfaite. Elle en était tout de fois excellente!
Parapluies, c’est l’enchevêtrement de quatre histoires. Plus précisément, celles de quatre femmes qui ont en commun le même homme. C’est un livre étonnant, complexe. Il nous plonge dans la douleur, le vide que l’on tente de remplir mais aussi, la douceur. J’ai terminé ma lecture un peu à l’envers. J’en aurais pris plus afin de mettre un terme à certaines questions sans réponse. Malgré cela, j’ai beaucoup aimé.
Je suis agréablement surprise par cette lecture! Le ton est drôle, touchant, léger (le style m'a rappelé celui de Suzanne Myre). L'histoire est intéressante et plus complexe qu'elle n'y paraît au départ. J'ai aimé qu'elle soit racontée selon divers points de vue.
3.5. Un beau moment de lecture. Le destin de 4 femmes et d’une jeune fille reuni et ou uni par le même homme. 34 jours de pluie ou les parapluies deviendront des refuges nécessaires.
Vraiment très bon. À chaque fois que j'entends parler de Christine Eddie et de comme c'est bon ces livres, je me donne l'impression que c'est sérieux et lourd, mais non, c'est doux et près de nous mais en plus poétique. J'ai beaucoup aimé toutes ces vies entrecroisées, cette famille de femmes qui se crée. Le style est merveilleux, les personnages touchants, vraiment, c'était très beau.
Une autrice, et une histoire, habiles. Les procédés consistant à raconter la même histoire sous différents points de vue, et à établir des liens improbables entre des protagonistes qui auraient peu de chances de se croiser autrement, ne sont pas nouveaux. Mais sous la plume experte de Christine Eddie, ils fonctionnent sans accrocs. Seule la toute fin de l'histoire est un peu décevante (les arcs narratifs ne sont pas complétés, ce qui est toujours un irritant), et c'est la seule raison pour laquelle je n'ai pas donné le maximum d'étoiles. À part ça, c'est vraiment très bon.
J’ai lu ce roman trop lentement, j’étais occupée. Ça m’a forcée à le savourer... Chaque fois, j’y replongeais comme dans un refuge confortable.
C’est le troisième roman que je lis de l’autrice. Après Les carnets de Douglas et Je suis là, l’humour de Parapluies m’a agréablement surprise.
L’épigraphe du roman vous donnera peut-être autant envie de le lire que moi : « Comment une seule personne peut-elle suffire ? On devrait être plusieurs sur une même vie. »
Parapluie est l’histoire de quatre femmes dont le point commun est Matteo, ce bel italien dans la cinquantaine et prof de littérature. Toutefois, Matteo a disparu. Nous est alors raconté la quête de chacune contrainte à jongler avec la solitude. Une trame narrative habilement ficelée avec une fin ouverte qui ne nous apporte pas les toutes les réponses attendues depuis le début.
Une histoire troublante qui tourne en boucle. J’ai aimé la façon dont le récit est construit. L’histoire d’une personne nous conduit vers une autre qui nous mène vers une autre… Très bien écrit. Toute cette tristesse, cette douleur de l’âme, et pourquoi? Un roman sombre, mais porteur d’espoir. Bravo!
Je ne suis pas trop sûre de comprendre pourquoi je n'ai pas aimé ce livre. Je n'ai pas apprécié le premier personnage, Béatrice, si égocentrique dans sa douleur. Bref, pas de connection entre cette histoire et moi!
« Chez moi le répondeur clignotait comme un phare et, malgré tout, j’ai nagé une dernière fois jusqu’à lui, portée par un reste d’espoir furtif. Abonnée à la déception, j’essayais quand même de rester calme, mais il faut admettre que, certains jours, à l’impossible, nul n’est tenu. »
Des destins s'entrecroisent sans le savoir dans ce roman qui, à la première impression, semble avoir quelque chose de triste comme toile de fond. C'est dans l'ordinaire et les drôles de hasard de la vie que l'auteure arrive à faire ressortir la lumière.
Un livre magnifique, d'une grande beauté, qui fait le portrait de femmes belles, naturelles. Ce sont des personnages forts, autant par leurs qualités que leurs faiblesses. C'est un roman, qui se lit d'une traite, sur les familles que l'ont se crée et sur notre besoin de créer des liens avec les autres. Parapluies parle de l'absence, et de la quête incessante pour combler ce vide.
Les vacances, ça permet de prendre du temps pour lire presque d'une traite un bon roman. C'est ce que j'ai fait avec Parapluies. J'ai aimé les personnages de Christine Eddie, leur vie, apprendre à les connaître. Parapluies raconte l'histoire de Béatrice, qui, après avoir célébré ses 40 ans, se rettrouve sans conjoint mais avec sa belle-mère.
J'ai adoré ce livre de bout en bout. J'ai aimé les personnages, les interactions qu'ils entretiennent, le contexte du livre. Bref, c'est le genre de livre que je n'ai pas pu posé et qui me donne le goût de lire encore plus de cette auteure qui je l'avoue, ne la connaissait pas encore.