Mêlant horreur, polar, thriller et espionnage, L'Échiquier du mal parle, selon l'auteur, du « besoin des victimes de... s'opposer à la violence qui leur est faite au nom de la religion, de la raison d'État, de la race, du sexe, de l'autorité ou de la perversité pure et simple ». Les personnages positifs du roman sont d'ailleurs un Juif rescapé des camps de concentration et une jeune Noire qui recherche les assassins de son père. Les méchants, milliardaires, producteurs de cinéma, ex-nazis et chefs du FBI, mènent une partie d'échecs planétaire, partie dont les pions humains sont incapables de résister au viol mental qui les pousse aux pires actes de violence.
Dan Simmons is an American science fiction and horror writer. He is the author of the Hyperion Cantos and the Ilium/Olympos cycles, among other works that span the science fiction, horror, and fantasy genres, sometimes within a single novel. Simmons's genre-intermingling Song of Kali (1985) won the World Fantasy Award. He also writes mysteries and thrillers, some of which feature the continuing character Joe Kurtz.
Qu'il était long ce livre ! Débuté en 1992, fini en 2018. 26 ans pour le lire. Franchement M. Simmons, vous abusez !
Blague à part, si j'ai eu tant de mal c'est que le roman mélange des scènes très sérieuses et d'autres qui le situe franchement dans la série B. En plus, il abuse de trrrrèèèèssss longues scènes d'action, ce dont je ne suis pas fan. Hélas, les scènes dignes d'une série B entachent la dignité des scènes sérieuses.
Hello tout le monde !🙋 Il m'aura fallu quatre ans pour finir ce gros pavé de plus de 1000 pages. Pas en me forçant, du tout, juste avec un peu d'anxiolytiques👀
♟️Si vous êtes sensibles, évitez-le à tout prix. Il va être question de meurtres, de mutilations, de violences physiques et sexuelles, qui remontent parfois jusqu'aux fosses communes des camps de concentration. Peu de choses nous sont épargnées, dont être dans la tête des agresseurs. Pour ceux qui essayent de faire la liste des trigger warning, bonne chance 😅
♟️Vous avez le cœur bien accroché ? Alors vous pourrez apprécier la plume de Dan Simmons, qui tient en haleine pendant la quasi totalité du roman (parce qu'avec 1000 pages, heureusement, il y a des temps morts), tout en abordant des thèmes ultrasensibles. L'action se passe globalement dans les US des 70's, et entre deux jeux de massacre, Simmons parvient à souligner des problèmes encore actuels : racisme, misogynie, antisémitisme, et bien d'autres.
♟️Avoir pour personnages une femme noire et un homme juif permet de tailler dans le cliché, de contrebalancer la présence de personnages vraiment haïssables en leur donnant des adversaires directement touchés par leurs actions. Sauf que les personnages féminins ont tendance à finir plus ou moins déshabillés, souvent contre leur volonté. À moins que ce soit pour dénoncer la violence des antagonistes. Du lard ou du cochon ?🤷
♟️Ce qui est sûr, c'est que l'auteur arrive à mener à bien une intrigue très, très ambitieuse, à travers plusieurs continents, une demi-douzaine de personnages principaux et une bonne trentaine de secondaires, sur un demi-siècle. Impressionnant. Complicado, nécessitant parfois des notes mais impressionnant.
👉Une lecture marquante, voire un peu traumatisante, actuelle même en parlant du siècle dernier. Définitivement un fantastique thriller autant qu'un thriller fantastique, à ne pas mettre dans toutes les mains (ou sous tous les sapins).
More like 2.5 The main story is really good with great ideas but this book is far too long for its content. The events kept repeating themselves as we changed PoVs and the 'evil' characters remembering their past lives all the time became super annoying so I just skimmed through those parts. Overall a good idea but not well executed imo.
Un monument de la SF et de l'horreur (et coté horreur l'auteur ne recule devant rien). Rien n'est laissé au hasard dans le récit : c'est pour ainsi dire, écrit au scalpel... Ou tout simplement comme une partie d'échec entre de très bons joueurs.
Le suspens est partout de la première à la dernière ligne du livre et honnêtement lâcher le roman pour aller faire autre chose était terrible (et pourtant c'est un pavé de plus d'un millier de pages!) On trouve des réflexions sur le racisme, la valeur d'une vie, mais surtout sur le pouvoir : pouvoir de classe, de l'esprit, de l'argent. Comment l'obtenir, le conserver, s'en défendre. Est-il toujours corrupteur?
Déjà je viens de ne dire que du bien de ce bouquin et je n'ai pas encore parlé du meilleur : Les personnages principaux. Qu'ils soient bons ou mauvais, ils sont creusés, on fini par les connaitre et Simmons parvient à nous surprendre avec leurs actions et leurs réactions tout en les faisant agir perpétuellement en accord avec leurs caractères respectifs : c'est magistral! Saul, Gentry, Harod, Chen, l'Oberst sont autant de personnages inoubliables. Mention spéciale pour Mélanie : le personnage 100% survie, 0% empathie : la pire psychopathe de l'histoire de la littérature, à coté d'elle Hannibal Lecter est un chaton! Le "petit plus"?: Les passages de Mélanie sont les seuls écrits à la première personne du singulier. WaouW : Super lecture !!
L’Échiquier du mal, un livre sur ma PAL depuis au moins…très longtemps ! Après Hypérion, je me devais de poursuivre ma découverte de l’œuvre polymorphe de Simmons. Avec ce roman, le lecteur en a pour son argent : thriller, espionnage, histoire, horreur, vampire, guerre, psychologie, tout y est.
Le vampirisme revisité par Simmons, ce n’est pas de la rigolade. L’auteur a opté pour le vampirisme psychique, plus sournois, plus vicieux, et paradoxalement plus propice aux scènes d’horreur. Le vampire de Simmons ne se salit pas les mains, il exerce son Talent avec distinction, et propage abominations, tragédies et autres affreusetés. Son manque absolu de compassion, d’empathie et d’humanité le rend aussi effrayant que fascinant. Il explore le psychisme de ses victimes avec une curiosité scientifique, et les transforme du même coup en êtres zombifiés dépourvus de volonté. N’ayant pas de limite morale, les méfaits de cette sale engeance sont retors, inattendus. Impliqués dans des événements ayant marqué l’Histoire, et en ayant d’ailleurs provoqué quelques uns, ces vampires-là sont parfois haut-placés, ce qui donne des airs de théorie complotiste au roman. [La suite sur mon blog, merci :)]
"all of our lives are governed by a certain degree of faith in bullshit."
i read these thousand pages in almost 3 weeks and i absolutely do not regret it. when i read the synopsis of carrion comfort, i thought i was going to read a modern american version of dracula but in the end i was totally wrong: this book is a real critique of our society where "psychic vampires" represent what is worst in the human species. i loved following the different protagonists (both "good" and "bad") in their problems and i couldn’t help reacting by reading certain chapters as i wanted to kill certain characters (tony im talking about you). the novel was thought of from start to finish and i am still captivated by the talent of simmons. moreover this book deals with many subjects of the post-war period and i particularly adored saul, a therapist who experienced the horror of concentration camps.
J'aurais pu lire 10 tomes de l'échiquier du mal... Dan Simmons m'avait littéralement envoutée avec le cycle d'Hypérion, et il est parvenu à me transporter encore une fois dans un registre totalement différent. Des vampires psychiques, psychopathes et assoiffés de meurtres, poursuivis par une jeune photographe et un psychologue ayant connu l'enfer! Cette épopée est littéralement à couper le souffle. Et malgré les cauchemars que m'ont donné ce livre, j'y retournais chaque soir avec plaisir et avec des frissons. Les personnages sont absolument fabuleux, notamment le Général Von Borchert qui ferait frémir les plus durs et qui n'a d'égale que sa complice de toujours, Mélanie Fuller. Les parties d'échec m'ont scotchée devant les lignes de mon livre et je n'ai pu réellement respirer qu'en refermant la quatrième de couverture. Brillant!
Un groupe de personnes dotées d'un pouvoir spécifique sont derrière la plupart des crimes (y compris bien sur contre l'humanité) du vingtième siècle. Voici le point de départ. Pas follement original mais pas mal troussé. Présentant une succession de chapitres basés sur différents points de vue (certains à la première personne, d'autres non), la construction est maintenant classique. Mais le fait de ne pas respecter l'ordre chronologique trouble la compréhension. À cette exception près, le roman est bien écrit et construit. Son plus gros défaut étant qu'il est inutilement long.