Quand j’appris, au cours de recherches sur la justice de l’épuration, que Pierre Laval, lors de sa dernière nuit, avait eu pour interlocuteur René Bousquet dans sa cellule à Fresnes, je demeurai étonné. Aucune mention n’est faite du contenu de cet entretien dans les ouvrages consacrés au procès et à l’exécution de Laval, en octobre 1945. À l’évocation de cette ultime rencontre entre ces deux hommes marqués d’infamie, mon imagination s’éveilla. Chacun avait œuvré, dans le cadre de ses fonctions sous Vichy, à la réalisation de crimes contre l’humanité. À défaut de connaître la vérité, j’imaginai cet ultime dialogue entre Laval, qui sait qu’il va mourir, et Bousquet, convaincu qu’il sortira au mieux de son épreuve judiciaire. R. B. Un dialogue dont la force tragique nous amène à croire qu’il ne doit pas être éloigné de la réalité. Saïd Mahrane, Le Point.
Avocat, universitaire, essayiste et homme politique français, Robert Badinter s’inscrit au barreau de Paris en 1951, il débute sa carrière d’avocat comme collaborateur d’Henry Torrès. Il soutient une thèse sur les conflits de droit aux États-Unis et réussit l’agrégation de droit en 1965. Le procès le plus célèbre où il intervient est certainement celui de Patrick Henry, meurtrier d’un garçon de sept ans en 1976. Grâce à sa plaidoirie contre la peine de mort en 1977, il sauve la tête de Patrick Henry, ce dernier étant condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. C’est le commencement de la fin pour la peine capitale. Ancien président du Conseil constitutionnel, il est principalement connu pour son combat contre la perpétuité réelle et la peine de mort dont il obtient l’abolition en France le 30 septembre 1981 en tant que Garde des Sceaux, pour la dépénalisation des relations homosexuelles entre majeurs de moins de 21 ans, et surtout comme auteur du nouveau Code pénal.
le dialogue entre laval et bousquet n'est pas très intéressant et manque vraiment de naturel, la partie où laval est confronté aux victimes de ses politiques sous l'occupation (résistant fusillé / petite fille juive déportée / papa éploré d'un jeune homme mort pendant le STO) l'est davantage, mais manque toujours de naturel, c'est dommage, badinter m'avait habituée à mieux avec les briques rouges de varsovie.