À travers un personnage symbole de la génération précaire, ce premier roman raconte les désillusions des années 2000. Mis à la porte par ses parents excédés de le voir végéter, Machin rejoint une copine de fac à Paris. Il trouve une colocation et un stage dans une chaîne du câble où il est exploité. Quand son patron lui fait des avances, il part et s'engage dans une période sans emploi ni projet.
Choisir de lire un roman parce qu'on aime profondément son adaptation est un projet à double tranchant. Soit "le livre était mieeeuuux" soit c'est une libre adaptation et on ne peut pas savoir à quoi s'attendre. Triple tranchant, peut-être. Parfois le livre est mauvais. De Libre, Seul et Assoupi à Libre et Assoupi, c'est une affaire de libre adaptation dont la force est contenue dans la chute du "seul". Et le changement de surnom du personnages principal. De Machin, il devient l'Autre.
Je dois admettre que sans l'envie de comparer la source à l'adaptation, je n'aurais jamais fini ce roman. Si j'avais envie de lire les élucubration d'un.e jeune au chômage aux prises avec la vacuité de son avenir, j'ouvrirais mon journal intime.
En revanche, la comparaison entre le livre et le film est fascinante, c'est le jour et la nuit! Je me demande ce qui a motivé le passage de Machin à l'Autre. Passage du verre vide au verre plein, pas de moitié qui tienne. Machin est cynique, "en semi-dépression", douloureusement nostalgique et terrifié par le temps qui passe qu'il cherche désespérément à remplir tandis que l'Autre est un être lunaire qui se laisse porter par le temps en faisant ce qui lui plaît. Machin n'a pas d'ambition et en crève à petit feu. L'Autre a pour ambition de ne rien faire. Les étapes de l'histoire se recoupent vaguement mais toute la dynamique en est retournée. Cela vient-il seulement de l'adaptation dans le genre de la comédie ou s'agit-il d'autre chose? En comparant les deux oeuvres, j'ai eu l'impression de faire face à deux phases de deuil économique (le livre date de 2010, fin de crise économique et le film de 2013). Machin est la dépression et y reste, l'Autre l'acceptation (dilettante) voire la reconstruction, étonnamment.
Bien sûr, je préfère la comédie lunaire au réalisme. Je suis lâche.
I'm surprised to find that this book received less than 100 ratings here since its Chinese edition kinda went viral in China. A great book nontheless with some very interesting and inspiring thoughts on challenging orthodox values of diligence, competence and so on.... A close friend recommended this book to me and indeed it was fun reading it. Thus, 4 stars.
He wants to chill, but that’s pretty difficult. Realizing the passage of time and how he owes it up to family means he gotta get up and do work. I think the escalation happened a bit more towards the end of the book though, so it was pretty sudden. It was a funny read and I agree that sometimes I’d rather just be a comfortable audience to the world.
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Me he podido identificar en muchas cosas con este personaje, sobretodo hacia el final. Es un poco exagerado, pero plantea todo tipo de cosas, y te hace ver a un 'vago' con otra perspectiva, planteándonos incluso cómo leches está montado el mundo. Lo he disfrutado muchísimo.
Love this book! His nihilism and defeatism is so resonated for my current life. Another story talking about getting into adulthood. Gonna watch its movie version at some point. In mandarin its title called 輕鬆自由 in English is Nice and Easy.
Mon avis: J'avais acheté ce livre lorsque j'avais entendu parler de la sortie au cinéma il y a quelques mois de son adaptation cinématographique et la bande annonce m'avait bien plu mais j'ai été quelque peu déçue du livre.
Du coté de l'histoire: "Machin" (on ne saura jamais le vrai prénom du jeune homme) n'a envie de rien et surtout n'a aucune intention de travailler. Ayant fait de longues études, il se croit supérieur et s'il faut vraiment qu'il travaille pour vivre, il voudrait un travail vraiment cool, largement payé et si possible de ne rien faire pendant ses heures de travail. Ne supportant plus la situation, ses parents le mettent dehors de chez eux et notre héros va alors devoir se bouger et trouver une solution...
Du coté de l'écriture: L'écriture est agréable malgré quelques longueurs en milieu de livre, la fin s’accélère davantage et heureusement d'ailleurs . L'auteur nous décrit d'une façon jubilatoire et décapante un certain sous-mode de vie, rencontré parfois chez les jeunes adultes qui sont un peu dépassés par les évènements actuels de la recherche d'emploi. Là bien sur, tout est exagéré, Machin est un anti-héros à l’extrême mais l'auteur arrive tout de même à nous faire passer un beau message d'espoir celui de " tout arrive si on s'en donne les moyens "
En conclusion: Une lecture malgré tout sympathique même si je n'ai pas été plus emballée que ça par l'histoire un peu trop surréaliste par moment. Les longueurs du milieu du livre sont assez pesantes mais j'ai passé tout de même un bon moment de détente en compagnie de ce anti-héros.
At first I found it quite a pickle to go trough. It was so depressing and rather boring. But from the moment he starts the training I really started to like it. It has so much linguistic and funny gems. By the way, on the first part it helped to look at the back cover, with the picture of the author.