L’École des femmes est une comédie de Molière en cinq actes (comportant respectivement quatre, cinq, cinq, neuf et neuf scènes) et en vers (1779 dont 1737 alexandrins), créée au théâtre du Palais-Royal le 26 décembre 1662. La pièce, novatrice en ce qu'elle mêlait de manière alors inédite les ressources de la farce et de la grande comédie en vers, fut un immense succès, et suscita une série de débats connus sous le nom de « Querelle de L'École des femmes. » Cette querelle, habilement exploitée par Molière, lui donna l'occasion de répondre aux critiques qui lui avaient été adressées et de préciser son projet dramatique dans une comédie intitulée La Critique de l'École des femmes, représentée sur la scène du même théâtre au mois de juin de l'année suivante.
French literary figures, including Molière and Jean de la Fontaine, gathered at Auteuil, a favorite place.
People know and consider Molière, stage of Jean-Baptiste Poquelin, also an actor of the greatest masters in western literature. People best know l'Ecole des femmes (The School for Wives), l'Avare ou l'École du mensonge (The Miser), and le Malade imaginaire (The Imaginary Invalid) among dramas of Molière.
From a prosperous family, Molière studied at the Jesuit Clermont college (now lycée Louis-le-Grand) and well suited to begin a life in the theater. While 13 years as an itinerant actor helped to polish his abilities, he also began to combine the more refined elements with ccommedia dell'arte.
Through the patronage of the brother of Louis XIV and a few aristocrats, Molière procured a command performance before the king at the Louvre. Molière performed a classic of [authore:Pierre Corneille] and le Docteur amoureux (The Doctor in Love), a farce of his own; people granted him the use of Salle du Petit-Bourbon, a spacious room, appointed for theater at the Louvre. Later, people granted the use of the Palais-Royal to Molière. In both locations, he found success among the Parisians with les Précieuses ridicules (The Affected Ladies), l'École des maris</i> (<i>The School for Husbands</i>), and <i>[book:l'École des femmes (The School for Wives). This royal favor brought a pension and the title "Troupe du Roi" (the troupe of the king). Molière continued as the official author of court entertainments.
Molière received the adulation of the court and Parisians, but from moralists and the Church, his satires attracted criticisms. From the Church, his attack on religious hypocrisy roundly received condemnations, while people banned performance of Don Juan. From the stage, hard work of Molière in so many theatrical capacities began to take its toll on his health and forced him to take a break before 1667.
From pulmonary tuberculosis, Molière suffered. In 1673 during his final production of le Malade imaginaire (The Imaginary Invalid), a coughing fit and a haemorrhage seized him as Argan, the hypochondriac. He finished the performance but collapsed again quickly and died a few hours later. In time in Paris, Molière completely reformed.
Deux pièces de Molière sont présentes dans cet ouvrage : l’Ecole des femmes, présenté en décembre 1662, pièce qui provoquera autant d’intérêt par le plaisir des spectateurs que par les récriminations de ses détracteurs. Molière, entretenant savamment la controverse, publie une pièce de défense de la pièce, la Critique de l’école des femmes, dans laquelle les opinions des contempteurs sont ridiculisées.
L’intrigue de la pièce repose sur le caractère d’Arnolphe, qui a la fâcheuse habitude de faire des gorges chaudes des cornes que telle ou telle femme du monde a fait porter à son mari. Mais il craint d’autant plus pour lui-même d’être sujet à l’infidélité de sa future épouse qu’il se moque des autres maris trompés. Il forme donc le projet impie d’élever une jeune fille dans la plus parfaite ignorance de tout, au sein d’une retraite à la campagne, afin de l’épouser en toute sécurité, gageant que sa stupidité le mettra hors d’atteinte du danger. Son ami Chrysalde tente de le raisonner, lui faisant valoir que dans une société où l’honneur est tout, il est bien peu politique de faire valoir qu’on a été victime d’une inconstance. En effet, c’est par là annoncer au monde sa propre faiblesse plutôt que celle de son épouse, et que sans aller jusqu’à s’afficher avec les amants, il est plus séant et honorable d’être longanime et discret que de laisser éclater le ridicule d’une jalousie, d’autant qu’il n’est pas en notre pouvoir de maîtriser les passions d’autrui. Mais Arnolphe n’entend rien à tout cela et envoie promener son ami.
Pourtant, lorsque la jeune Agnès arrive enfin chez son infâme protecteur, qui cherche à lui dérober tout commerce avec l’extérieur, cette dernière tombera vite sous le charme du beau et fringant Horace, qui parvient par ses manières accortes à faire rechercher sa compagnie. Tout le sel de la pièce repose sur le fait qu’Horace, ignorant qu’Arnolphe est le jaloux qui persécute celle qu’il aime, le prend pour confident de tous les progrès qu’il fait dans le cœur de la belle. Arnolphe dissimule pour contrecarrer les plans que son rival lui expose, mais toutes ses mesures sont déjouées. Les leçons effrayantes qu’il prodigue à sa belle, pleines de devoirs, d’enfer et de bondieuseries stupides et malhonnêtes sont d’autant plus mal reçues qu’elle est parfaitement innocente, ce qui désarme toutes les imputations calomnieuses que la folie inspire à son tyran.
La pièce a eu un énorme succès, ce qui n’a pas manqué de susciter des jalousies. Ses rivaux ont accusé Molière de plagiat, puisqu’il s’était inspiré d’une pièce espagnole de María de Zayas y Sotomayor (1590-1661), El prevenido engañado (1637), et de Scarron et sa précaution inutile. Les savants ont critiqué le mélange de burlesque et de tragique, ainsi que le fait que la pièce viole les règles de composition d’Aristote. Mais c’est surtout la sotte et fate pudibonderie des prudes qui a criaillé tout son saoul contre les nombreuses allusions et équivoques sexuelles dans la pièce. Dans sa critique de l’école des Femmes, où différentes personnes réunies dans un salon débattent des qualités et défauts de sa pièce, Molière règle ses comptes avec les pédants et les hypocrites, en faisant valoir la supériorité du goût du public sur des règles mal comprises et inadaptées mise en avant par les demi-savants. Il met les choqués – qui traitent la pièce d’obscène, un néologisme savant popularisé par cette pièce - sur des charbons ardents en les forçant à expliquer un sens qu’ils abhorrent, tandis qu’il est si aisé de faire comme l’on avait rien vu : honni soit qui mal y pense ! Cette seconde pièce a tout autant de sel que de bon sens.
Cette édition est encore accompagnée d’un dossier très fourni sur les nombreuses péripéties de la querelle de l’école des femmes, laquelle a donné à Molière une énorme publicité : pendant plus d’un an, des dizaines de pièces et d’œuvres vont disputer de la pièce sans discontinuer. Cette pièce s’inscrit dans le mouvement féministe de la fin du dix-septième siècle, représenté par des auteurs comme Poulain de la Barre, Madame de Sévigné, et qui est sommairement évoqué dans le dossier. L’influence de François de la Mothe le Vayer est également soulignée. On a aussi un extrait de l’instructive Ecole des filles de 1650, ainsi que du conte de La Fontaine qui explique de manière plaisante comment l’esprit vient aux filles. Enfin, un chapitre est dédié aux différentes mises en scènes de la pièce depuis Molière jusqu’à nous, ne manquant pas de s’interroger sur le choix curieux de certains modernes qui, par goût de nouveauté, mettent en avant le tragique d’Arnolphe plutôt que son ridicule. Un excellent livre pour d’excellentes pièces.
Très intéressant, et audacieux avant tout je dois dire. Comme toujours avec Molière. Pour autant, j’ai été un peu moins emballée. Tout d’abord, du théâtre en vers n’a rien de facile et est assez difficile à comprendre. Mais à vrai dire ça restait accessible, et bien loin du Cid. Mais en fait, il y a cet aspect féministe ambigu qui m’a dérangée. Pourquoi ambigu ? Puisque ce livre s’annonce comme une défense des femmes, mais il n’est raconté que sur le point de vue des hommes. Et surtout, je trouve qu’il a une double lecture : entre la femme perfide, qui a ça dans sa nature de tromper l’autre ; et la femme pleine de ressources qui n’a pas besoin d’un homme pour se développer. Pour autant, elle recherche constamment la compagnie de l’homme. Après, ce livre fait preuve d’une dérision et d’un comique qu’il faut noter. C’est léger, c’est tout en jeux de mot et sous-entendus, en revers de bâton et innocence, et ce fut malgré tout un petit régal !
Pas convaincue par les trois premiers actes, lourds des (trop) nombreux monologues et tirades d'Arnolphe l'imbuvable... Mais les deux derniers relèvent le niveau à te