Né il y a trois siècles au Japon, le haiku est la forme poétique la plus courte du monde. Art de l'ellipse et de la suggestion, poème de l'instant révélé, il cherche à éveiller en nous une conscience de la vie comme miracle. De Bashô jusqu'aux poètes contemporains, en passant par Buson, Issa, Shiki et bien d'autres, Haiku est la première anthologie à présenter un panorama complet de ce genre littéraire, en lequel on a pu voir le plus parfait accomplissement de l'esthétique japonaise. « Pourquoi aimons-nous le haiku ? » interrogent les préfaciers de ce livre. « Sans doute pour l'acquiescement qu'il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d'un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu'une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute, aussi, parce qu'il nous déroute, parce qu'il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieu à chaque instant. Peut-être, enfin, parce qu'il sait pincer le coeur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité.»
I remember being impressed by the paradoxical flexibility allowed by the constraining rules of the haiku. The poems span from meditations on a landscape to the retelling of practical jokes, some even mixing a grave situation with a comical blunder, reflecting the essential absurdity of the universe, the unexpected beauty of an instant.
Ce qui rend ce petit recueil de poésie Japonaise intéressant c’est qu’il nous offre un savant mélange de haïkus classiques et modernes, du XVIIe siècle jusqu’au début du XXIe siècle, mais surtout qu’il est accompagné d’une introduction, d’un petit essai historique, de notes, d’une bibliographie et d’un index qui en font un bon ouvrage de référence pour celui ou celle qui s’intéresse à ce qui est probablement la plus courte des toutes les formes poétiques. Car le haïku n’est composé que de 17 syllables (mores) repartis en trois phrases (selon le schéma 5-7-5). Par la juxtaposition de deux images ou idées — séparées par un kireji (切れ字 / “caractère de coupe”) ou césure — il exprime des sentiments liés à l'évanescence des choses et aux saisons (kigo).
On y retrouve environ cinq-cent petits poèmes divisés en quatre saisons (plus un chapitre hors-saison). J’y ai appris que mes haïkus étaient trop bavards. C’est intéressant et agréable à lire. Plutôt relaxant. À lire si les haïkus vous intéressent…
Beaucouppp trop beau et apaisent. Si tu souffres en ce moment dans ta vie, achète le, si tu as envie de t’évader et partir pour d’autres cieux, achète aussii et si tout va bien en ce moment, achète le encore plus voyons. Évidement c’est un livre à lire et à relire sans modération de préférence dans un milieu naturel en entendant le chant des oiseux si c’est l’été, et si c’est l’hiver au coin de la cheminée et si t’as pas de cheminée tu met une vidéo d’une cheminée où l’on entend le boit qui craque sous le feu sur YouTube et voilà le tour est joué ! Enfin bon c’est un super livre qui initie au haïku et qui permet de vraiment se détendre et en même temps adopter une réflexion sur l’essence même des choses et du monde qui nous entoure, si c’est pas beau ça ? En plus de ça c’est très facile à lire, rapide et y a même une petite partie qui explique le fonctionnement du haïku afin de bien comprendre de quoi il s’agit pour ceux qui découvrent cette forme de poème, donc finalement incroyable.
Onirisme et volupté dans ces saisons japonaises décrites par différents auteurs, une œuvre agréable à reprendre en main pour en redécouvrir certains parfums
La simplicité est thérapeutique ; les haïkus riment avec douceur mais savent rendre compte avec « simplicité » de la brièveté [des douleurs] de la vie. Une bulle de fraîcheur !
Une bonne introduction, qui donne des clés de lecture essentielles aux débutants. La sélection est harmonieuse. Le dossier technique à la fin donne envie de s'y replonger. Bonne initiation.
je m’attendais à autre chose, à mieux. certains poèmes était sympa et jolie et j’aimais le concept des haïku, mais j’aurais aimé des choses plus profonde, avec un sens plus fort, je voulais réfléchir sur la profondeur et le sens des poèmes.