First published in French in 1910, Amorous Initiation has been called one of the great novels of the first half of this century. And yet until now, this work has been virtually unknown in the English language. The story begins in Naples with the accidental meeting of the narrator--a Danish nobleman--and the mysterious Count Pinamonte, who invites the Dane to his crumbling palace, where, almost without preamble, he proceeds to tell his spellbinding story of a doomed love affair. In relentlessly seeking to know and understand love, the enigmatic count has destroyed it. But through his passion, he is initiated into a state of all-embracing love for the Creator and creation.
A tour de force of the search for love and the search for God and a ferociously dedicated attempt to understand both. The superb translation by Belle N. Burke captures the humor and brilliance of a turbulent monologue that moves between tortured self-recrimination and lucid rapture.
32-oji XXa. Aukso fondo knyga. Tęsiant "XXa. aukso fondo" knygų skaitymą į rankas papuolė Oskaro Milašiaus, lietuvių, o gal lietuvių-prancūzų, prancūzų-lietuvių poetas, intelektualas, simbolistas, mistikas. Jo autobiografinis romanas "Meilės įšventinimas" pristatomas kaip „vienas gražiausių XX a. romanų. Tai stiprus, keistas, galingas kūrinys, turtingas emocijų ir gilių vaizdų“. O man jis patiko prancūziška laisvės meilėje atmosfera, sugebėjimu patirti tokią emocijų pilnatvę, kad net kvapą gniaužią, nors ir yra nuojauta, kad viskas ilgai netruks. Antras autobiografinis pasakojimas apie du brolius daug žemiškesnis.
"L'Amoureuse initiation" (1910) fait penser à "Un amour de Swann" (1913). Les deux romans sont du même longueur et racontent l'histoire de l'amour d'un protagoniste naïf pour une cocotte. Pourtant, si le roman de Proust est un chef-d'œuvre, celui de Miłosz est une catastrophe. "L'Amoureuse initiation" qui appartient à l'école décadent de la fin-de-siècle possèdent en plus a en plus les pires éléments de la tendance grotesque et une réflexion surprenante sur l'amour chrétien. Les événements se passent à Venise. L'amant du héros est une courtisane qui fait penser à la sordide Clarimonde de "La morte amoureuse" de Théophile Gautier. Le langage est extravagant. Les personnages sont peu intéressants et l'intrigue est nulle. C'est vraiment un mélange grotesque.
Pirmą romaną pati nutraukiau nesulaukus pabaigos (neatlaikiau nesibaigiančio filosofavimo), o sekantis romanas pats nutrūko sukėlęs susidomėjimą tolimesne įvykių eiga.
I'm about twenty pages to the finish line and all I can think about is how I worship my love while at the same time desecrating her body. I think all intense true loves are like this, a consumption, a need for possession and a not embarrassing nor trifling desire to sanctify the Other as created by the One. How best to worship God than to worship his daughter, his child, my fellow sister?
Il arrive que l'on tombe sur des textes proprement fondateurs qui gisaient cachés dans le mauvais rayon de la librairie et on s'étonne en les découvrant de ne jamais en avoir entendu parler auparavant puisqu'un fois découverts, on en entend parler à tous les trois jours. Voici un de ces textes, classé dans la section littérature française alors qu'il remporterait beaucoup plus de succès s'il allait rejoindre les deux ou trois (je suis poli) autres romans bélarussiens dans la section "Europe de l'est".
Bien sûr, l'auteur vivait à Paris et écrivait en français mais il était né en 1877 dans un hameau près de Магілёў, se considérait "Lituanien" et charriait nécessairement un bagage culturel fortement inspiré par l'ancienne Pologne impériale et la tranquille campagne orthodoxe bélarussienne.
Très connu à son époque dans le Paris littéraire, Oscar-Vladislas de Lubicz-Milosz vécu une existence cosmopolite évoquée dans ce roman et fut témoin directement des grands bouleversements intellectuels et politiques de son époque. Il devait finir par représenter la Lituanie indépendante à la Ligue des Nations et mourut en 1939, à la veille de sa disparition.
Et bien au-delà, O-V de L-M eut un cousin qui plus tard le dépassa en notoriété, c'est-à-dire le récipient du prix Nobel de littérature 1980, Csesław Miłosz. Cette filiation rend à ce roman toute sa valeur, puisqu'il est une pierre de touche, il s'agit DU roman décadent polonais d'inspiration française héritié de la Belle-Époque qui annonce les catastrophes du vingtième siècle qui auront raison et de la Pologne et de l'Europe. C'est là que le relai narratif sera repris par Csesław Miłosz dans son oeuvre.
"L'amoureuse initiation", roman philosophique écrit dans une langue décadente et exaltée, est raconté par un vieux noble trompé par son coeur et ses réflexions qui tente de prévenir son interlocuteur du danger des femmes et du désir. Mis en scène dans une Venise croulante et sombre où tout est symbole et tromperie.