Homme de fidélités, Charles de Foucauld (1858-1916) voulut servir et le Christ et son pays.Comme presque tous ses contemporains, il croyait à la vocation universelle de la France, conçue en tant qu'union librement consentie d'hommes divers par la langue maternelle ou l'origine, et au progrès.Rencontrant la théologie traditionnelle, cette double foi séculière lui fit juger sévèrement les deux religions du Maghreb, l'islam et le judaïsme. S'étant mis à la suite de Jésus, humble travailleur de Nazareth, il réalisa au Sahara un idéal difficile de fraternité ouverte aux plus pauvres et aux plus déshérités, ainsi que de convivialité entre Français et Maghrébins, jusqu'à son assassinat en 1916.Son message de fraternité universelle est à l'origine de nombreuses familles de vie chrétienne. L'Église en a reconnu toute la valeur en déclarant Charles de Foucauld bienheureux en 2005.Professeur à l'université d'Oran (Algérie), de 1974 à 1989, et, depuis, à l'université Jean-Moulin-Lyon III, Hugues Didier a publié diverses études sur le catholicisme du Siècle d'Or espagnol et sur les relations islamo-chrétiennes.
"Tantôt, les miracles de l'Évangile me paraissaient incroyables ; tantôt, je voulais entremêler des passages du Coran dans mes prières." (Charles De Foucauld, 1901)
Quelle vie fabuleuse histoire que celle d'un homme issue de la Noblesse Royale par son père et de la Noblesse d'Empire par sa mère, qui se fait passer pour un Rabbin pour mieux approcher les populations du Maghreb en pleine campagne de colonisation, pour finalement terminer prêtre, moine puis hermite dans le Sahara. Fabuleux destin d'un homme passionné et passionant.