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Afirik

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Le cours de l'histoire s'est inversé. Désormais, des Maîtres noirs règnent sur les deux continents, l'Afirik en plein essor et l'ancienne Europe, aujourd'hui dévastée par les épidémies. Des bateaux ont conduit en Afirik par dizaines de milliers des esclaves blancs, ceux qu'on nomme les Cornes d'Ivoire. Du lointain passé la jeune Mari ne sait pas grand-chose. Esclave dans une plantation de Kassamansa, elle rêve d'en apprendre davantage sur le pays de ses ancêtres. Leur langue s'est perdue et, de leurs traditions et croyances, il ne subsiste que quelques rites obscurs. Un drame va faire basculer sa vie...

512 pages, Paperback

First published April 7, 2011

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About the author

Lorris Murail

79 books2 followers

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Displaying 1 - 3 of 3 reviews
Profile Image for Zaz.
1,944 reviews61 followers
April 23, 2018
Une idée de départ intéressante, mais une appropriation de l'esclavage médiocre (et un peu mal venue), des personnages plats et une histoire assez lente.

Le concept de base était sympa, avec une dystopie située dans une Afrique qui a régressé technologiquement et socialement, avec notamment un retour de l'esclavage qui cette fois concerne les Blancs. C'est un peu tout ce que j'ai de positif à dire sur cette lecture qui m'a vraiment laissée de marbre, voire m'a ennuyée. Le thème de l'esclavage, bien qu'intéressant, subit les écueils de l'écriture par un auteur non "directement concerné" par ce thème, l'appropriation n'est pas qualitative et se sent dans la manière dont sont dépeintes les relations maitre/esclave, ainsi que dans la façon dont les esclaves vivent et réagissent. C'était assez édulcoré, avec même parfois des relations semi-équitables ou respectueuses, ce qui ne colle pas vraiment à la thématique raciste ni au racisme ambiant global et aux insultes qu'on est obligé de supporter pendant la première partie du livre. Si le renversement de points de vue Blancs/Noirs est intéressant, dans un contexte d'appropriation d'une culture il était dérangeant et plutôt orienté "bouhou les pauvres Blancs opprimés". Je préfère un véritable traitement du sujet qui ne prive pas les Blacks de leur histoire ou quelque chose qui met vraiment en avant les difficultés de la ségrégation et les horreurs du racisme, comme dans Noughts & Crosses par exemple qui réussit bien ce changement de points de vue (ou Kindred qui apporte un vrai regarde sur le contexte de l'époque et la complexité de la relation maitre/esclave). Bref, l'appropriation de l'esclavage par un Blanc et pour mettre les Blancs en valeur, ça reste bof sur le plan éthique, même si l'idée de base n'est pas mauvaise et que quelques personnages noirs sont dépeints comme humainement acceptables ou non racistes. On repassera sur la culture catholique des Blancs, elle m'a rapidement tapé sur les nerfs.

Côté histoire en elle-même, l'ensemble est très lent et long. Je m'attendais à ce que ça décolle vu les désirs d'évasion de l'héroïne, mais page 200, on en était toujours au même point, peu intéressant. Plus tard dans le roman, on voyage un petit peu, mais l'ensemble reste localisé et il n'y a pas de réelle ouverture vers une autre façon de vivre ou un autre endroit (apparemment c'est pour le tome suivant). Ce changement de lieux permet néanmoins d'introduire de nouveaux personnages et de faire mieux comprendre la société et les cultures qui y sont présentes. Je me suis assez rapidement ennuyée et j'ai sauté plusieurs passages parce que vu l'épaisseur de la chose, si en plus il ne se passe rien (d'intéressant pour moi), difficile d'en voir le bout.

Les personnages ne sauvent malheureusement pas le roman. Je les ai trouvés très plats et aucun n'a réussi à dégager la moindre émotion, malgré des parcours parfois difficiles. Mari, l'héroïne, était globalement ennuyeuse, assez infantile (mais c'est une adolescente, donc ça colle) et bien trop encline à vouloir se trouver un "bon" maitre. La promiscuité répétée entre ses hésitations dès qu'un mâle était présent et les menaces/attouchements perpétrés par les uns et les autres étaient dérangeants, il y a une culture du viol que je considère normale dans ce contexte, mais pas les réactions normales attendues de la part de l'héroïne (c'est arrivé qu'elle se méfie ou qu'elle soit inquiète, mais quand je vois que franchement dans notre société, on évite de marcher seule dans une ruelle la nuit, j'imagine que dans un contexte de domination, on vit un peu plus dans la terreur et l'angoisse). Au moins, on évite les triangles amoureux barbant, mais les relations homme/femme manquaient de naturel. Même chose pour les conversations, soit ce n'est pas le point fort de l'auteur soit il n'était vraiment pas inspiré, mais le tout était complètement artificiel.

Bref, j'ai réussi à terminer le livre, mais je ne m'approcherai pas de la suite, je suppose que ça peut plaire à un ado peu regardant sur l'écriture/l'émotion ou qui aime les dystopies un peu originales, pour les autres, la liste de bons romans young adult est longue.
Profile Image for Bladelor.
1,380 reviews31 followers
August 1, 2024
Sans être un coup de coeur, j'ai beaucoup aimé ce roman qu'il m'a fallu apprivoiser car le début de ma lecture s'est révélé laborieux. L'atmosphère étrange qui se dégage de cette histoire m'a cueillie dès les premières pages mais je n'étais pas prête, il m'a fallu un temps d'adaptation. Il y a aussi le rythme lancinant qui m'a perturbée au départ. C'est étonnant, car au fil des pages, on a l'impression que le récit n'avance pas, qu'une lenteur s'insinue... et puis d'un coup on réalise qu'il n'en est rien et que quantité d'évènements se sont passés sans que l'on s'en aperçoive ou presque. C'est le temps qu'il faut pour que les choses s'installent et prennent du sens, pour percevoir toute la souffrance qui règne dans ce livre et comprendre la vie que mènent les personnages.
Nous sommes en présence d'une uchronie qui nous ramène au temps de l'esclavage en Afrique devenue Afirik. Dans cette réécriture de l'Histoire, ce sont les noirs qui sont devenus les maîtres et les blancs qui sont les esclaves. Mari est l'une de ces "faces de craie" mais sa vie est un peu plus douce que celle de ses pairs qui triment aux champs. Son rôle, c'est de distraire la petite fille de ses maîtres, la capricieuse Lisha. Pendant ce temps, les siens se tuent à la tâche et Ani, sa mère, dépérit de jour en jour. Le soleil est le premier ennemi de ces cornes d'ivoire dont la peau brûle trop facilement. Et puis il y a la cruauté des maîtres, leur exigence, leur mépris. Pourtant Sare samba n'est pas comme les autres, il semble empreint d'humanité même s'il se plie aux traditions. Les blancs quant à eux, ont perdu les leurs, triste sort de ceux qui ont quitté leur civilisation il y a trop longtemps pour s'en souvenir.
Nous suivons donc Mari dans ce quotidien sombre et sans espoir où les esclaves aux tenues vertes sont devenus le jouet de la fatalité. D'emblée nous percevons que la jeune fille est promise à un destin unique et qu'elle ne suivra pas le même chemin que ceux de sa couleur. Pour autant, l'histoire ne se résume pas à une quête de la liberté, non, la trame en est plus complexe que cela. Afirik n'est pas un roman qui prend parti. C'est un roman multiple qui pose des questions, examine les hommes et leur culture... Le travail de l'auteur est admirable de ce point de vue et cette Afirik prend vie en quelques mots avec un réalisme incroyable. Les odeurs, la chaleur, les paysages, les hommes, tout y est, on s'y croirait vraiment. Et puis il y a un panel de personnages forts qui ne s'oublient pas facilement, des personnages cabossés, pas bien reluisants mais chacun avec son charme. Mari est sans-doute celle qui évolue le plus dans ce livre, on la découvre dans les premières pages en jeune fille effacée et soumise, parfaite dans son rôle d'esclave, puis au fil du temps elle change, prend son destin en mains. Parfois elle fait les mauvais choix, parfois elle court vers le danger sans le savoir, mais toujours elle avance.
Commencé dans le doute, j'ai achevé ce roman d'une traite, le cœur serré, émue, très émue.
Profile Image for Noémie.
469 reviews99 followers
February 3, 2013
l'idee est bonne l'ecriture tres elle. Mais je n'ai pas accroche a Mari et a son histoire.
Displaying 1 - 3 of 3 reviews

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