Depuis leur mariage, Clara et Nicolas ont tout pour être heureux. Ils vivent dans une magnifique maison dans le pays de Gex, entre Jura et Léman. Ils ont tous les deux un travail qu’ils aiment et ils attendent un enfant. Pourtant, les premières affres de la grossesse et les tensions qui s’accumulent dans leur couple pour des broutilles déstabilisent Clara qui n’ose se confier à sa famille. Lorsqu’elle apprend qu’une plainte pour harcèlement au travail a été déposée contre son mari par une de ses anciennes secrétaires, c’est la stupéfaction. Mais Clara est décidée à aider son mari à prouver son innocence. Tandis que l’enquête, conduite par une jeune gendarme déterminée à découvrir la vérité, s’oriente vers le passé de Nicolas et dévoile à Clara des pans de vie sombres et inconnus, ses certitudes sont ébranlées. Et si son mari est bien coupable de ce dont on l’accuse ? Et si elle aussi se trouve en danger ?
Un roman bouleversant pour aider les victimes d'emprise psychologique conjugale
"Le Chant de la Grenouille" a reçu le premier prix du Concours Entraide Auto-édités 2024/2025.
Un livre que j’ai adoré. Attention le sujet traité n’est pas léger puisqu’il traite celui de la maltraitance psychologique dans le couple. Les points positifs: l’écriture très fluide, le lecteur tourne les pages sans se rendre compte. La caractérisation des personnages: les personnages sont bien écrits et ne sont pas caricaturaux. Bref un livre intéressant pour ceux dont le sujet n’effraie pas.
En écho au titre du livre chronique hier, s’il y a bien une façon d’aimer qui ne l’est pas, c’est celle abordée dans ce roman.
La rencontre entre Clara et Nicolas ferait presque penser à un conte de fées. Lors d’une soirée chez des amis en commun ils se sont regardés, se sont parlé et ne se sont plus jamais séparés depuis. Entre week-ends surprises et petites attentions, Clara n’a aucun doute : Nicolas est un prince des temps modernes. Emménager ensemble et se marier leur semble donc être la suite logique des choses.
Alors qu’ils coulent une vie paisible, deux nouvelles viennent bouleverser leur quotidien. Une bonne et une mauvaise. Commençons par la bonne : Clara et Nicolas attendent un heureux événement. La mauvaise ? Une plainte est déposée à l’encontre de Nicolas pour harcèlement par une de ses anciennes secrétaires.
Bien que les diverses auditions ne permettent pas de démontrer si Nicolas a effectivement harcelé la plaignante ou si c’est un patron sévère et rigide qui n’apprécie pas les à-peu-près et ne tolère pas le travail mal fait, la gendarme chargée de l’enquête décide de creuser dans le passé de ce dernier.
Plus l’enquête avance, plus Nicolas révèle un caractère tyrannique. Le prince laisse ainsi tomber sa cape et se transforme en crapaud, pis, en un dragon qui crache du feu. Clara ne sait que faire ni que penser. Elle ne peut pas croire que Nicolas soit capable de commettre ce dont on l’accuse, même s’il est vrai que, dernièrement, il se montre moins tendre, qu’il s’agace pour un tout ou pour un rien et qu’il hausse parfois le ton, lui adressant des paroles sévères, voire peu aimables, vexantes. C’est sans doute à cause de toute cette histoire, une fois que l’enquête sera classée sans suite, tout redeviendra comme avant, n’est-ce pas ?
Sandrine Meilland-Rey décrit avec justesse les mécanismes de l’emprise et ses effets ravageurs, la difficulté qu’ont les victimes de s’apercevoir qu’elles sont sous emprise et leur incapacité, parfois, à se dégager de la toile dans laquelle elles se retrouvent piégées. L’autrice nous fait également remonter jusqu’à l’enfance de Nicolas, et c’est affligeant de se dire qu’un homme, ou une femme, toxique a été un enfant maltraité, qui, à l’âge adulte, reproduit ce dont il a été témoin ou victime. Ce qui, évidemment, ne justifie ni n’excuse rien, mais n’avons-nous pas, d’une certaine manière, une part de responsabilité ?
Bref, une fois de plus, ce roman est la preuve que les auteurs auto-édités ont eux aussi du talent !
Ce soir, je viens vous parler du roman Le Chant de la Grenouille, lu dans le cadre des découvertes du Prix des Auteurs Inconnus au mois d'octobre, en catégorie Littérature Blanche. Il s'agit ici de ma dernière lecture dans le cadre de ce prix !
J'aime beaucoup la couverture assez graphique et épurée de ce roman. Cette couverture me laissait penser à un récit plutôt poétique mais ce ne fut pas le cas.
Côté personnages, j'ai eu beaucoup de mal à les comprendre et m'y attacher ! La seule qui m'ait touché, c'est la gendarme et l'enquête qu'elle a mené et qu'elle n'a pas voulu lâcher ! Sa force et son courage ont eu mon admiration !
L'auteure nous livre une histoire sur le harcèlement moral et conjugal. Une violence morale si pernicieuse et insidieuse ! Un roman assez dur ! Un roman dans lequel j'ai eu du mal à entrer, je me suis accrochée pour aller au bout. Surtout que, plus j'avançais dans ma lecture, plus j'avais une sensation de déjà vu alors que je n'ai pas souvenir d'avoir lu ce livre précédemment ! Peut-être que ce n'était pas le bon moment pour lire ce roman?
Niveau écriture, l'auteure a une écriture très fluide et même simple. Le roman se lit bien malgré tout !
Enfin, j'ai beaucoup aimé la métaphore caché par ce titre mystérieux, dont j'ai appris la signification au fil de ma lecture mais que je tairais ici afin de ne pas divulgâcher l'histoire !
Pour conclure, ce roman est une lecture assez mitigée pour moi, mais je suis persuadée qu'il raisonnera chez beaucoup de monde !
C’est avec beaucoup d’émotion que je referme ce très beau livre. Même s’il traite d’un sujet extrêmement difficile, le harcèlement conjugal, Sandrine Meilland-Rey à réussi à faire de cet ouvrage un cri du cœur plein d’espoir. Clara est infirmière, Nicolas est architecte et ensemble ils ont une belle vie et attendent leur premier enfant. Lorsqu’une plainte pour harcèlement au travail est déposée contre Nicolas et qu’une enquête de gendarmerie est ouverte, la vie de Clara bascule. Depuis quelque temps son mari n’est plus le même avec elle, mais elle est décidée à prouver son innocence. Il a changé certes, il est de plus en plus tendu, froid, lui fait des reproches sans cesse, l’encourage à s’éloigner petit à petit de sa famille, pointe de plus en plus ses erreurs, ses faiblesses jusqu’à ce qu’elle ne devienne plus que l’ombre d’elle-même… Mais … cela ne fait tout de même pas de lui un harceleur ? Dans le fond, il a raison… elle n’arrête pas d’en faire des erreurs, non ? C’est bien simple, cette histoire m’a tenue en haleine de la première à la dernière page. La tension monte petit à petit, suivant ce que vit Clara au quotidien. L’atmosphère se fait de plus en plus pesante, voir violente et Sandrine Meilland-Rey décrit avec brio les différentes phases par lesquelles passe une personne sous emprise. A certains moments, j’ai eu l’impression d’être plongée dans un thriller psychologique tant j’étais angoissé pour Clara. En tournant les pages, je n’avais qu’une envie, la voir sortir de cet enfer dans lequel son mari l’enfermait. J’ai été bouleversée par cette tranche de vie, si juste et si réelle que ce pourrait être une biographie. Au travers de Clara, on découvre le quotidien de centaines de femmes qui vivent ces violences invisibles dans le silence. Au moment où j’écris, cette année 32 femmes ont déjà été tuées des mains de leurs conjoints. Nous ne sommes qu’en avril et ce chiffre ne comprend pas les suicides forcés. Il est nécessaire d’être informé à ce sujet et je pense que ce livre pourrait être une très belle porte d’entrée vers cette information. Il fait prendre conscience de certaines choses, comme par exemple que personne ne sait ce qui se passe derrière une porte fermée. Je remercie encore une fois Sandrine Meilland-Rey de m’avoir fait découvrir ce livre qui tout le monde devrait lire de toute urgence.