Une belle écriture, quelle poésie. C'est philosophique, ça fait cogiter, c'est ce que j'adore.
Deux passages que je n'ai pas pu m'empêcher de copier pour me rappeler:
1)
Un immense désir charnel s'empare de Dao-Sheng, l'allume, l'embrase. Son corps se gonfle, se dilate, s'ouvre au corps rêvé qui se donne à mesure. Il fouille ce corps attendri jusqu'aux os, le pénètre par toutes les failles, se fond en lui, l'entraîne à se fondre dans la mémoire extatique de la laiteuse Origine.
2)
La beauté est fragile à ses dépenses dépens. Elle advient sur la crête de l'instant. La moindre négligence, et elle s'évanouit. Étant donné d'éléments extérieurs, brutaux, cruels, qui viennent l'étouffer. Qu'arrive-t-il lorsqu'on n'est plus {en présence} ? La beauté subsiste-t-elle lorsqu'on ne peut plus le savoir et qu'en est-il de l'amour qui lui est si proche et si lié comme la beauté, l'amour et rencontre qu'arriverait-il si l'amour était privé de la présence.