Sur les routes d'Espagne et du Portugal, un poète roumain roule à bord d'une voiture volée et cherche un sens à sa vie, ballotté entre deux obsessions, l'une pour les grands écrivains suicidés, l'autre pour une femme, la mystérieuse Iris, dans l'espoir d'arriver à écrire en une nuit le livre ultime.
Marin Mălaicu-Hondrari a publicat Zborul femeii pe deasupra bărbatului (poeme, Eikon, 2004, Premiul Uniunii Scriitorilor, filiala Cluj), Cartea tuturor intenţiilor (roman, Vinea, 2006; ediţia a II-a, Cartea Romaneasca, 2008), Apropierea (roman, Cartea Românească, 2010), La două zile distanţă (poeme, Charmides, Bistriţa, 2011, premiul revistelor Poesis International şi Transilvania). Cel mai recent roman Lunetistul a apărut la Polirom în septembrie 2013. A scris în colaborare cu regizorul Tudor Giurgiu scenariul după romanul Apropierea.
un livre qui aura énormément de mal à parler à quiconque ne se sent pas concerné par la niche littéraire "vaines tentatives de quête d'une quelconque utilité de la création artistique face à l'absurdité de la vie et nécessité du suicide", à laquelle je ne m'estime moi-même pas appartenir dans la mesure où mon traitement d'antidépresseurs fonctionne super bien sur moi et où j'adore ma vie (c'est pas ironique hein la fluoxétine me donne de la joie dans le cœur chaque jour et je suis folle amoureuse de ma femme et amireuse de mes ami.es) mais je garde malgré tout une empathie mesurée pour ce genre de récits, parcours et réflexions, d'où ma sensibilité à ce très beau texte qui donne tout de même rudement envie de payer une séance de psy à Marin
Poète roumain auto-exilé, l'auteur affirme haut et fort : « Mon intention d'écrire un livre en une nuit doit être prise comme une intention de me suicider ». En s'empoisonnant littéralement avec du café et des cigarettes, il écrit sur ses chers suicidés de la littérature, ou des arts en général, de sorte qu'en sept chapitres alertes, ce livre, qui paraissait impossible à s'écrire au départ, s'achève finalement, par la phrase, ô combien symbolique : « Commençons par boire un café ». J'ai beaucoup aimé le personnage surnommé « l'enfant naum » (comme Gellu Naum). Une très bonne traduction du roumain, d'un livre court, pour une fois, et dont l'érudition reste contenue, humble et sensiblement admirable. Un éloge à la force de la littérature qui « jamais ne flétrit ».