Saviez-vous que certaines villes possèdent plus de cases de stationnement que de résidentes et de résidents? Que par l’entremise de votre loyer, votre hypothèque ou vos taxes, vous payez des dizaines de milliers de dollar pour la rue devant chez vous? Que vous avez deux fois plus de chance de mourir d’un problème cardio-vasculaire en habitant près d’une artère routière importante? Qu’éliminer les voitures d’un quartier peut réduire de 40% la pollution sonore?Un quartier sans voitures, c’est plus qu’une question environnementale. C’est d’abord et avant tout une question socioéconomique. Dans cet essai, le maire de Laval Stéphane Boyer imagine la ville de demain comme un réseau de quartiers denses et interconnectés à l’intérieur desquels la majorité des déplacements se font à pied ou à vélo, et où les relations humaines redonnent un sens de communauté aux centres urbains. L’auteur met à profit son expérience d’élu municipal et propose des pistes de solution pour freiner l’expansion des grandes villes à l’ère où le sentiment de communauté s’érode, où les villes doivent subvenir à un nombre croissant de besoins et où les changements climatiques nous forcent à repenser nos façons de faire
Un essai court et audacieux sur les quartiers sans voitures. Je suis, pour ma part, déjà convaincue puisque je ne possède pas de voiture et nous appliquons déjà les grands principes dans notre vie. Mais c’est intéressant de lire des arguments bien étoffés et rationnels sur ce choix de vivre sans voiture qui est souvent ridiculisé. Je suis un peu pessimiste - qui aura le courage politique de rendre vivantes ces grandes idées? Mais c’est assurément inspirant!
Lecture agréable mais je suis un peu deçu. Je m’attendais à lire un essai alors que j’ai plus l’impression d’avoir lu une longue lettre ouverte. Les propos étaient intéressants et étaient appuyés de sources fiables. Cela dit, la réflexion ne va pas vraiment au-delà de ce qui à deja été mainte fois proposé. Je n’ai pas trouvé les propositions particulièrement innovantes, mais le message a dû raisonner plus fortement pour les lecteurs qui adoptent le mode de vie banlieusard dans leur quotidien. J’aurais aimé plus d’exemples de belles réalisations pour appuyer ce qui est amené dans le livre. La petite section finale sur les exmples de quartiers innovants était ma partie préférée, mais j’en aurais pris plus et tout au long du livre.
Le maire Boyer de Laval développe rapidement sa marque comme un élu audacieux, à la limite de la polémie. Son créneau est l'aménagement urbain sans voiture, à échelle humaine et durable.
Sur le fond, son livre est un idéal à atteindre. Qui ne voudrait pas d'un monde où on épargne sur le paiement de sa voiture en ayant accès à du transport collectif exceptionnel, un quartier marchable et du commerce de proximité abondant? Toutes ces idées sont louables, mais son livre est superficiel quant à l'application réelle.
En effet, il décrit assez bien les quartiers sans voiture et leur aménagement, mais il ne dit pas un mot sur les fonctions économiques comme les bureaux, les manufactures ou les entrepôts. Son modèle ne tient pas compte des réalités économiques de consolidation des pôles de consommation ou encore de l'efficacité économique du transport rapide des personnes.
Toutefois, son argumentaire, bien que peu profond, est très fortement soutenu par des sources crédibles. Ce qu'il dit, il le dit bien et avec une approche appuyée. Je dirais "c'est mieux que rien".
Bref, on comprend mieux les sorties d'éclat du maire de Laval en lisant son livre. Je ne crois pas que son modèle a une vraie chance d'exister, mais il aura au moins le mérite de brasser des idées et tenter d'innover à une époque où les défis sont immenses.
N'ayant pas et n'ayant jamais possédé de voiture, je dois admettre que je suis déjà une convertie. J'étais quand même curieuse de connaître les idées et arguments du maire de Laval.
Il y a des angles morts pas mentionnés dans ce petit essai mais il n'en reste pas moins intéressant et c'est surtout très rafraîchissant d'entendre un autre discours venant d'une personne engagée en politique.
Je ne pense pas qu'on verra jamais au Québec un quartier imaginé comme celui mentionné dans le livre parce qu'on est, comme beaucoup d'autres peuples, trop attaché au statu quo et la majorité n'est pas prête ni intéressée à faire les efforts. Mais ça coûte rien de rêver et croyez-moi qu'il me fera plaisir de crier sur tous les toits que j'avais tort si un tel miracle se produit un jour.
On me dira cynique (je ne dénierai pas) mais c'est fort probable que j'aie du mal à rester optimiste quand j'entends les gens autour de moi, comme une collègue qui a parlé pas plus tard que cette semaine qu'elle vient au boulot en voiture, alors qu'elle reste à 3 minutes à pieds...
Un essai qui fait rêver. Étant moi-même une résidente de Laval, je trouve que c’est encourageant de voir que son maire a une vision de quartiers sans voitures audacieuse, mais tout de même super intéressante, alors que Laval est la ville de banlieue nord-américaine par excellence. Je recommande chaudement ce livre à quiconque qui se demande comment il pourrait vivre en utilisant moins sa voiture.
Un bon petit essai écrit par un maire, mais si les questions d'aménagement et de territoire nous intéressent déjà, on comprend rapidement la posture du maire et le quartier auquel il réfléchit.
Très bon essai dans lequel il y a d’excellentes idées, audacieuses mais possibles. Il faut commencer par imaginer et ensuite on prend action et on adapte. Un quartier sans voiture, pourquoi pas ?