Fin du 10eme siècle, le Pape Urbain II a appelé les fidèles à partir en croisade en Asie pour délivrer les lieux saint du joug des païens. Plusieurs armées se rendent à Constantinople pour traverser le Pont Euxin. L'empereur Byzantin entretient des rapports ambigus avec les croisés, car il se méfie de cette masse de guerriers fanatisés, mais dont il espère tirer profit. On retrouve dans l'expédition les fameux Bohémond, son neveu Tancrède, Godefroy de Bouillon, Pierre l'ermite, Raymond de saint Gilles, le comte de Toulouse, qui seront magnifiés dans la Poésie Italienne de la Renaissance ( La Jérusalem délivrée du Tasse, Le Roland Furieux de l'Arioste). Livrés à la faim et à la soif, les croisés survivent en menant une guerre de pillage, de mises à sac et de massacres sanglants, voir de cannibalisme tout ceci au non d'une foi dont ils ne respectent pas vraiment les enseignements. Certains sont là pour se tailler un fief, d'autre pour répondre à un besoin mystique. Ce récit a été écrit par un chevalier Franc dont on ignore le nom.