Même si deux personnes sont parfaitement adaptées l'une à l'autre, rien ne prouve qu'elles continueront à l'être le reste de leur existence. Plus que le contrat même du mariage, c'est la vie commune permanente que rejette Voltairine de Cleyre, figure très populaire de l'anarchisme américain du début du XXe siècle, dans cette conférence d'avril 1907. Dans un style vif et clair, puisant dans les exemples de la vie quotidienne, elle explique pourquoi... En introduction, une courte biographie de l'auteur, signée Chris Crass.
Voltairine de Cleyre was an American anarchist writer and feminist. She was a prolific writer and speaker, opposing the state, marriage, and the domination of religion in sexuality and women's lives. She began her activist career in the freethought movement. De Cleyre was initially drawn to individualist anarchism but evolved through mutualism to an "anarchism without adjectives." She believed that any system was acceptable as long as it did not involve force. However, according to anarchist author Iain McKay, she embraced the ideals of stateless communism.[1] She was a colleague of Emma Goldman, with whom she maintained a relationship of respectful disagreement on many issues. Many of her essays were in the Collected Works of Voltairine de Cleyre, published posthumously by Mother Earth in 1914.
Découverte de Voltairine de Cleyre grâce à Liv Stromquist, et me voilà à lire un petit essai (retranscription d'une conférence) qui résume en substance ce que j'ai toujours pensé confusément du mariage. Toutes les idées n'y sont pas, mais Voltairine (si on peut déjà s'attarder sur ce prénom de badass...) de Cleyre, anarchiste et féministe américaine du XIXème siècle, développe un point particulier que je trouve extrêmement moderne (la preuve, on y est toujours pas) : le mariage (ou tout association durable sous le même toit) est voué à l'échec, car deux personnalités uniques sont obligées de diluer leurs aspirations et objectifs de vie au sein de l'entité du couple. Et donc sacrifier une part de leur liberté (très chère aux anarchistes). C'est implacable, ça ne tourne pas autour du pot, merci Voltairine, tu es ma nouvelle héroïne.
"Même si deux personnes sont parfaitement et constamment adaptées l'une à l'autre, rien ne prouve qu'elles continueront à l'être le reste de leur existence". 🤷
Voltairine de Cleyre est une américaine de la fin du XIXème siècle, qui reçut son prénom d'un père français critique envers la religion. Ses études dans un couvent catholique ne l'ayant pas séduite, elle s'orienta vers la libre-pensée, puis l'anarchisme. Elle ne ménagea pas son énergie pour propager ses idées, par des publications et des conférences. Un trait qui allait la rendre célèbre et populaire même parmi ses plus farouches détracteurs fut lorsqu'elle refusa de dénoncer un misérable qui lui tira un coup de revolver. Cet ouvrage est le texte d'une conférence qu'elle donna en réponse une autre du Dr Henrietta Westbrook "Le mariage est une bonne action".
Tellement clair, lucide et limpide sur toutes les critiques à adresser à l’institution du mariage (en plus d’être une porte d’entrée dans la pensée d’une des plus grandes anarchistes du 19ème)