Chaque soir, à l’horizon, l’Œil géant de la Stèle se révulse, annonçant ainsi le début du cycle nocturne. Les habitants doivent alors impérativement porter le masque de sommeil pour se protéger du Cauchemar, car ses ombres altèrent la réalité, emprisonnent et tuent. Quiconque brave le Cauchemar perd la vie. Si Maître Val ne l’ignore pas, il se fait malgré tout piéger. Pourquoi ? Que cherchait-il en errant si tardivement, sans son masque de sommeil ?Tim, son apprenti au sein de la Maison, se retrouve dès lors sans instructeur. Destiné à devenir lui-même Missionnaire, il est contraint d’accompagner Ver-de-Cendre, un maître cruel, chargé d’enquêter sur le meurtre d’un confectionneur de masques.Et si l’avenir de l’île entière se jouait ? Et si le Cauchemar n’était pas du tout ce que chacun croit ?
Ce que j'ai retenu de ce livre ? Son originalité. Ombruscus s'éloigne des carcans habituels en ce qui concerne les créatures qui peuplent ses pages et dans la construction même du monde dans lequel elles évoluent. Les congres et autres teebidums se côtoient dans un univers où cauchemars et rêves dirigent la vie de ses habitants. J'avoue que je reste un peu sur ma faim sur ce dernier point et aurait adoré voir comment il aurait pû influencer encore davantage l'intrigue. Il passe assez vite au second plan ce qui est dommage... Le roman est relativement court et une centaine de pages supplémentaires ne m'auraient pas dérangé pour développer tout ça. Certains passages restent confus. La fin est également abrupte, ce qui ne m'a pas empêché de m'attacher aux personnages, tout particulièrement à Ameline, Hurlecoeur et le duo formé par Pelotte et Petipotte, qui apportait une vraie légèreté à l'intrigue. Ver-de-cendres, quant à lui, n'est pas sans rappeler un certain professeur Rogue, pour mon plus grand plaisir ! Tout reste très manichéen, ce qui reste toutefois cohérent avec le genre même du livre, et si cela m'a d'abord un peu surprise, on s'y fait. Les descriptions restent très immersives et nous plongent sans mal dans des décors tous plus fantastiques les uns que les autres. L'auteur a une imagination débordante et ça se ressent ! Rien que pour ça, Ombruscus mérite d'être (déc)ouvert :)
C'était magnifique. J'ai beaucoup aimé. J'enlève une étoile pour deux raisons que je garderais vagues car je ne veux pas spoiler:
1) j'ai "oublié" la romance pendant les derniers chapitres 2) on dirait que certains détails de la fin, qui concluent l'intrigue, n'étaient pas aussi bien amenés qu'ils auraient dû.