"Quand j'ai sauté en marche dans la photographie, elle était en bois. Aujourd'hui, la voici devenue quasiment électronique. Je reste le nez à la portière avec la même curiosité que le premier jour."
Celui qui a vu défiler le XXe siècle devant son objectif jamais ne se prenait au sérieux, et c'est lui tout entier, sa verve, sa drôlerie, sa tendresse, qu'on retrouve dans ces textes, fruit d'un échange épistolaire de cinq années avec Jean-Luc Mercié, l'éditeur original du livre (chez Belfond, en 1989).
Ici, souvenirs, anecdotes, portraits s'ordonnent comme autant de prolongements poétiques des images de Doisneau. Et si on voit défiler Cendrars, Braque, Brancusi, Léautaud, Picasso, Léger ou Cavanna, on retourne aussi au temps où le photographe, qui travaillait avec du magnésium en poudre, était reçu à la cuisine avec un verre de rouge...
He was a French photographer. In the 1930s he used a Leica on the streets of Paris. He and Henri Cartier-Bresson were pioneers of photojournalism. He is renowned for his 1950 image Le baiser de l'hôtel de ville (Kiss by the Town Hall), a photograph of a couple kissing in the busy streets of Paris. Doisneau was appointed a Chevalier (Knight) of the Legion of Honour in 1984.
Je ne savais pas que Doisneau avait écrit des livres. C'est donc la curiosité qui m'a frappé quand j'ai vu celui là trainer dans une librairie. A l'imparfait de l'objectif, c'est un livre autobiographique, écrit à la manière des Ritals de Cavanna. C'est une manière d'écrire une autobiographie qui me plait. Et puis tout ces témoignages, ces partages, ces confessions sont super sympas et interessantes. Qui eut cru que Prévert détestait les écoles par exemple ?