Une jeune femme libre, Saara, resplendissante au milieu des pudeurs de la ville. Un petit mendiant sourd-muet qui entend tout et refoule ses colères. Un Cheikh, sage parmi les sages d'une paisible oasis, perturbé par une passion interdite. Une administration corrompue, qui veut ériger un barrage sur les cœurs des gens. Et une montagne d'où s'échappent, le soir, d'étranges grondements.La poésie de Beyrouk plane au-dessus de ce récit poignant. S'il dénonce férocement les injustices sociales, le grand auteur mauritanien en appelle aussi au respect de la nature, ainsi qu'à l'ancrage dans la tradition pour mieux se préserver des tentations violentes. Il nous livre là un texte enchanteur, sensuel, empli de spiritualité et d'émotion.
Beyrouk est né en 1957 en Mauritanie. Il a fait des études de droit et est journaliste. Il a créé en 1988 le premier journal indépendant de son pays. Il a publié deux autres ouvrages : Et le ciel a oublié de pleuvoir (roman, Dapper, 2006), et Nouvelles du désert (nouvelles, Présence africaine, Paris, 2009).
Ce n'est pas le livre de Beyrouk qui m'aura le plus embarquée. Mais je reste autant attachée à sa plume, à son talent d'orateur. Malgré un rythme un peu plat, la fin a réussi à remonter mon impression globale du livre