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Sangliers, géographies d'un animal politique

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Le sanglier, l'un des plus gros ongulés d'Europe est pourtant malaimé des naturalistes, des agriculteurs et même des chasseurs, aujourd'hui dépassés par cette créature qui dépasse la catégorie domestique/sauvage. bon gré, mal gré, le sanglier est devenu un véritable "animal politique" qui s'invite dans toutes les discussions. Les auteurs sont allés à l'écoute des sangliers sur le terrain et aussi de tous les humains qui les étudient, les fréquentent, les protègent ou les pourchassent...

208 pages, Paperback

Published October 5, 2022

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Displaying 1 - 3 of 3 reviews
Profile Image for Ewan.UE.
24 reviews
March 5, 2024
Un très bon livre, pour s'interroger sur la situation cynégétique du sanglier et toute la géographie qui l'entoure, au grés des implantations territoriales et d'un glissement des forêts aux champs et plaines puis jusque dans les centres urbains... Toute une question zoopolitique encore bien présente dans les problématiques mondiales...
Écriture qui plus est simple et intégrant des passage d'immersion très intéressant, je recommande !
Profile Image for Binson Banzaï.
34 reviews1 follower
April 7, 2024
Très intéressant, qui ouvre de nombreuses perspectives ! Un poil technique à mes yeux cependant.
Profile Image for Hypathie.
292 reviews20 followers
November 5, 2024
Le sanglier était encore, il y a 80 ans, un animal sauvage des pentes et couverts forestiers dont les populations étaient contenues par ses prédateurs naturels, les loups. Le loup ayant été éradiqué partout en Europe, les sangliers n'ont plus eu en face d'eux, que les chasseurs qui sont mandatés par les agriculteurs et les préfets pour en tuer le plus possible. L'espèce humaine et ses besoins incontinents a en effet semé des champs de maïs et de colza dont sont très friands les sangliers (toute cette nourriture à portée, comment résister ?). Le sanglier qui se nourrit de glands et de fènes, de champignons et de vers de terre en fouissant l'humus, a donc pris du poids en devenant semi-domestique voire liminaire car il s'implante désormais dans les friches, espaces délaissés par les humains en ville. Ainsi, il prend le métro à Tokyo, vole les sacs de marque des touristes à Barcelone, et déguste les vers de terre des plates-bandes fleuries des parcs berlinois. Clôtures (les auteurs rapprochent son traitement à celui des migrants contre lesquels des murs frontaliers sont élevés), nourrissage dissuasif (loin des champs de maïs et colza) en plus de l'hivernal, puis d'appât des chasseurs qui veulent conserver 'la ressource' et continuer à tuer, bref on déplore la politique de Gribouille du monde cynégétique qui en abat 800 000 en France par an, sans réussir à limiter leur population inarrêtable et "envahissante". En effet, selon les auteurs de l'ouvrage on assiste à une insurrection de l'espèce qui, plus on la maltraite et la chasse, plus elle se reproduit. Les laies sont fertiles de plus en plus jeunes et ont des portées plus nombreuses. D'où guerre entre agriculteurs maïsiculteurs et chasseurs, alors que ce sont souvent les mêmes. On nage en pleine schizophrénie. En face d'eux, un animal sensible, intelligent, qui exerce comme les humains son agentivité sur ses espaces vitaux, adaptable et prolifique. C'est donc la guerre, et comme toutes les guerres c'est imbécile. Dans un dernier chapitre (un peu filandreux, d'où mes quatre étoiles au lieu de cinq) les deux auteurs plaident pour une modération dans le traitement de ce splendide animal, en rappelant les apports des activistes de la cause animale, dont les auteurs de Zoopolis (Donaldson et Kymlicka) qui plaident pour l'octroi d'un statut de nations souveraines aux animaux sauvages, des militants anti-chasse, qui rappellent les limites des battues, et l'état de l'opinion publique qui ne supporte plus ces tueries de masse. A preuve, les Berlinois qui ne veulent pas de tirs en ville, ni d'abattage de leurs sangliers citadins.
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