Emile est morte, Emile est en train de mourir, son corps à 33°, victime de mort subite, dans un café elle est tombée. La narratrice, une danseuse qui ne danse plus, raconte son amie, sa presque-soeur dont le coeur s'est arrêté. Liées toutes les deux par une expérience muette, un viol qu'elles ont subi, et une passion silencieuse, la danse classique, voilà deux ans qu'elles vivent au ralenti, endormies de peine et d'impuissance dans un pays grignoté de violences répressives après une Election. Alors, mettant fin à ce sommeil, surgit une " Petite Fille au Bout du Chemin". Telles des voleuses de feu, elles iront reprendre la nuit, acharnées à ne pas laisser "les rois barbares", quels qu'ils soient, leur "couper les nerfs "... Un conte insurrectionnel où l'esprit de révolte le dispute à la poésie et dont la morale pourrait bien être: "du danger de ne pas aller assez loin pour les oiseaux de sexe féminin ".
Lola Lafon, née en 1973, est une chanteuse, femme de lettres et compositrice française.
D’origine franco-russo-polonaise, élevée à Sofia, Bucarest et Paris, Lola Lafon s’est d’abord consacrée à la danse avant de se tourner vers l’écriture. Après des publications dans des fanzines et des revues alternatives , elle a été répérée par des revues littéraires ( la N.R.V, entre autres, qui a publié ses premières nouvelles en 1998 et jusqu’en 2000.)
Chaque sortie de roman a été accompagnée d’un « concert lecture ». Après une commande du Festival « les Correspondances de Manosque » à la sortie de « De ça je me console », elle a, avec ses deux musiciens, effectué une tournée de plus de trente dates qui s’est terminée aux Bouffes du Nord. Pour la sortie de Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce , Lola Lafon a, à la demande du théâtre de l’Odéon, créé un concert-lecture inédit intitulé « La petite fille au bout du chemin », qui mêlait différents textes d’auteurs divers, tous autour de la figure de son héroïne et de ses comparses imaginaires et littéraires. Pour La Petite communiste qui ne souriait jamais , elle prévoit également une création (si ces concerts-lectures sont surtout donnés dans des théâtres et des festivals du livre, elle aime également à les délocaliser et à les proposer en version courte ou simplement à deux — elle-même plus un musicien— dans des librairies qui pourraient souhaiter les accueillir.)
J'ai beaucoup aimé la poésie et l'incroyable force dégagés par ce récit mais j'ai un peu décroché quand ça s'est mis à parler pas mal de politique. C'est très pertinent et bien fait mais je ne m'attendais pas trop à ça alors j'ai été un peu surprise et ce n'était pas vraiment ce que je recherchais de cette lecture. J'ai donc eu du mal à finir ce livre, mais j'ai passé un très bon moment et surtout j'ai été complètement submergée par la beauté des mots et des images. Ce n'est jamais ennuyant alors qu'il n'y a aucun dialogue, tellement les mots sont bien maniés. Si vous êtes préparé.es à voir une histoire d'un premier abord sentimentale prendre soudain une dimension politique et que vous aimez la poésie, ce livre vous plaira peut-être.
TW: ça parle beaucoup du viol subit par le personnage principal, sans détails mais c'est un sujet important du livre, pour les personnes qui sont sensibles à ça, ça peut être bien de le savoir.
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Encore un roman de Lola Lafon que j’ai adoré. J’ai retrouvé des personnages connus, des thématiques que je connaissais déjà dans son œuvre, ça pourrait être ennuyeux… puis non. Le roman est en prise avec le mandat violent de Sarkozy, et le constat est terrible : rien n’a changé. Des clairvoyances partout, des femmes abîmées dans les deux sens du terme : esquintées et noyées, mais pas seulement noyées débordées, aussi noyées en elles-memes, dans la contemplation heureuse des amitiés amoureuses qui se nouent, de ces embrassades de ces rires de ces affiches écrites à la main, photocopiées punk. Immergées plus que noyées, réparées, rattrapées par la vie. Bon, vraiment, j’ai trop aimé.
Je ne m'attendais pas du tout à ça, et c'était bien mieux que ce que j'imaginais ! Ce qui commence comme une ode à l'amitié, à la sororité, prend soudain une tournure révoltée et enflammée. C'est surprenant et entraînant, mais surtout ce qu'il faut souligner c'est la manière dont la poésie, langage de la folie parfois, lie le tout avec une grande force. Un livre vraiment difficile à lâcher une fois qu'on a plongé dedans.
J’ai beaucoup aimé le début, cette narration et les images que Lola Lafon (d)écrit. Mais malheureusement, la seconde moitié du roman m’a lassée : les allégories, la place de la politique, la vengeance de ces femmes — que des thèmes très intéressants, certes — me paraissaient trop éloignés du début du roman. Dommage…
Un titre sublime qui annonce une poésie déchirante, des corps de femmes ravagés, des esprits fracturés, et le feu de la révolte qui purge, aide, reconstruit.
C’était dur (jusqu’aux larmes), doux (une couverture moelleuse), acide (un café de commissariat), beau (comme les oiseaux).
Lo conseguí gratuito porque la editorial estuvo compartiendo libros en los meses pasados por COVID.
Aunque no es de los géneros que más me llaman, la historia es emotiva y abarca muchos temas que se prestan al drama. Incluso en los momentos "lentos", hay mucha tela de dónde cortar.
Autant l'histoire et les personnages étaient tout ce que j'attendais. Autant la réalisation m'a déçue. J'ai du me faire violence pour lire les 200 dernières pages. Je crois j'ai adoré le style poétique des 100 premières, j'ai pris des notes, relus des passages plusieurs fois. Ensuite une fois le troisième personnage arrivé, c'était trop long. Trop de répétitions. Trop d'abstractions. J'aurais aimé plus de factuel sur ces incendies qui m'ont fascinée.
Petit ovni de prose poésie qui évoque si bien la folie de l’intérieur, quelle créativité que la psychose, l’horreur de la violence sexuelle du pouvoir et du silence, le traumatisme qui te sort de la vie
L’écriture c’est de la folie dans tous les sens du terme A part tout le début avec le cœur qui s’arrête j’avais du mal à accrocher, je trouve que l’histoire pourrait accrocher par autre chose, ça a commencé à être intéressant avec l’entrée en scène de la petite fille à mon sens
p.197 « comme épitaphe je veux bien : « a eu de temps en temps l’âme déchiquetée et l’a pendue à un fil comme si on pouvait la sécher au soleil »
p.253 « Pour moi qui était déjà condamnée, retranchée dans mes silences et l’île, être accusée d’un fait tangible, même si celui-ci est aberrant, m’apaise. Je peux dire que je suis coupable d’être entrée dans cet endroit, je peux dire que je suis coupable d’avoir escaladé une échelle en bois, je n’ai pas pu dire je suis coupable de la nuit du 14 septembre. »
p.405 « Alors, elle ou moi, je ne sais plus, nous parlons des fenêtres. De la dernière fois où je l’ai vue, ses pieds mal assurés sur le rebord de la fenêtre. De la peur des fenêtres. Du soulagement à en avoir, des fenêtres, par lesquelles pouvoir se pencher, penchées jusqu’à voir le trottoir comme seul plafond d’un monde possible. »
p.406 « J’avais tellement bien réussi. Avec toi et Emile. A contenir leur monde à l’extérieur. Et là. C’est terminé (…) Mais ! Comment ça se fait que vous ne soyez pas malades ? Soyez malades ! »
p.408 « Laissez moi être morte. De quoi suis-je remplie, sanglote t-elle, de quoi m’avez vous remplie, vous avez remplacé mon s-ang. Et. Je n’ai plus d’air. Je souhaite m’échapper comme une petite fumée d’un soupirail. Qu’y a t-il de plus monstrueux Voltairine que d’être ce corps qu’on me réorganise sans cesse ? Ils me cor-rigent. Effa-cent. Je suis louée ! Loyer trop élevé. »
Quelle étrangeté que ce livre! J'ai beaucoup aimé la 1ère partie, sur la relation entre la narratrice et sa meilleure amie, mais j'ai décroché à partir de l'arrivée du 3ème personnage, qui m'a ennuyé et agacé. J'ai eu l'impression que la 1ère partie du livre se goupille assez mal à la suite qui est plus politique, que l'autrice a voulu parler de "trop" de sujets différents dans un seul et même récit. Globalement, j'ai eu du mal à finir le livre à partir de l'arrivée de la Petite Fille, probablement parce que j'avais du mal à comprendre sa "poésie/folie" et que je n'ai pas les références qui peuplent ses textes.
A la lecture de ce livre fin 2020, on retrouve certains échos "anachroniques" avec la situation politique en France actuellement (les banderoles qui rappellent les collages féministes, la volonté de l'Etat de faire taire les voix contestataires, la toute puissance des forces de l'ordre et la réponse politique face aux violences policières qui visent à toujours justifier la force pour le "bien commun").
La grande force du livre qui explique que ma notation ne soit pas plus basse, c'est la beauté de l'écriture de Lola Lafon, et en particulier tous les passages où elle traite du viol et de la manière dont sont traitées les victimes. Ca fait froid dans le dos, ça met en colère et ça prend aux tripes, ses mots sont extrêmement forts et justes. Ces passages sont vraiment magnifiques et justifient à eux seuls la lecture de ce livre.
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En plus du résumé de la quatrième de couverture, je peux ajouter sans craindre de spoiler que l'histoire est aussi autour d'une jeune qui fut danseuse de ballet de par le passé et qui a dû composer avec le viol commis par un ami. C'est aussi un récit, surtout dans la deuxième et troisième partie de révolte contre des institutions gouvernementales oppressives (police et état), de "terrorismes" de gauche comme on les appelait, mais vu justement à travers le regard de femmes qui voient souvent dans ces mouvements de gauche les mêmes oppressions que dans le reste de la société.
C'est terriblement bien écrit, plein de références littéraires, mais aussi révolutionnaires sont éparpillés un peu partout dans le texte; j'aurais bien aimé lire Voltairine de Cleyre avant ce texte puisqu'elle est constamment mentionnée et j'ai probablement échappé beaucoup de référence. Lafon écrit à propos d'un monde excessivement complexe avec clarté et limpidité, et est capable de rendre compte de cette complexité avec peu de mots et beaucoup d'émotion.
Brillant, émouvant, incroyable. La narration à la première personne provient de l'amie de la victime d'un malaise cardiaque, qui décide de tenir le journal de ses jours non vécus tandis qu'elle est dans le coma. Petit à petit elle retrace leur rencontre, dans les Mardis Soirs de Saint Ambroise réservés aux victimes de viols, puis leur amitié au fil du temps, jusqu'au jour de l'Élection. Car en arrière plan se dessine un pays gangrené par l'apathie et la violence ordinaire, l'opinion commune qui assène ses " quand même, on ne va pas en faire tout un plat" Et puis le récit se poursuit brillamment en mettant en scène une troisième femme, révoltée et sortant du cadre elle aussi. Elle a décidé de faire des choses, des actes de Petite Fille qui semblent dérisoire mais qui prouvent qu'elle existe et quelle résiste. Et si l'exemple était à suivre? Incroyablement moderne, féministe et amère, la fin m'a laissé en larmes.
Le coeur d'Emilienne, surnommée Emile, s'est arrêté de battre trop longtemps. Maintenue en vie par une machine, elle semble ne jamais devoir se réveiller. A ses côtés, la narratrice puise courage et patience dans l'évocation de leur amitié et des souvenirs partagés les engagements enflammés de l'une, la pratique passionnée de la danse pour l'autre. En l'absence de celle qui s'attarde au Bois Dormant, la narratrice fait la connaissance d'une étrange jeune femme qu'elle surnomme la Petite Fille au Bout du Chemin ; celle-ci la projette dans une vie palpitante qui jusqu'ici l'effrayait. Une vie où l'on tourne le dos aux silences et à la prudence, où l'on se révolte et l'on se bat, une vie qui aurait un sens, enfin. A travers trois portraits bouleversants, ce roman irrigué d'un feu poétique dévastateur proclame l'insurrection nécessaire des jeunes femmes aspirant à la liberté.
Je n'ai pas compris les revendications anarcho-féministes, elles m'ont même agacé. Mais c'est ma faute, je ne crois pas à la liberté ni au patriarcat. J'ai eu du mal aussi à me fondre dans cet univers, dont on ne sait pas bien si il est une exagération de la réalité ou une dystopie légère, comme un calque un peu décalé, avec des mots en majuscules pour nommer des tournants.
Mais pourtant, la prose est poétique, touchante, profonde à de nombreux instants. Les Petites Filles au Bout du Chemin. Les phrases jetées aux hasards [j'en assume le pluriel] qui bouleversent d'un coup, sans qu'on sache vraiment pourquoi. Ce qui sauve ce livre de mon intellectualisation énervée, ce sont justement les délires, les petits riens qui veulent tout dire.
Je peux résumer ma lecture ainsi "A eu de temps en temps l'âme déchiquetée et l'a pendu à un fil comme si on pouvait la sécher au soleil"
j’ai un peu du mal à donner une note objective au roman car c’est vrai que j’ai l’impression d’avoir lu deux romans en un, d’un côté on a toute cette thématique de l’amitié entre femmes que j’ai beaucoup aimé surtout avec la jolie prose de l’autrice, on a aussi tout ce sentiment de révolte que je trouve très puissant et encore une fois écrit de manière très poétique, mais j’avoue que le roman m’a un peu perdue sur la fin avec tout un aspect politique où j’ai l’impression que ça partait un peu dans tous les sens? j’aurais préféré qu’on reste vraiment sur l’histoire de ces trois femmes plutôt que de rajouter une couche supplémentaire au récit, mais globalement une bonne lecture du coup 3.5!!
Se lit dans la suite logique de "Une fièvre impossible à négocier" et "De ça je me console". On y retrouve beaucoup de ses thématiques phares : le concept du "bon" (celui où la victime meurt) et du "mauvais" viol (celui commis par un "homme insoupçonnable"), les groupes de parole, la danse comme moteur, la rébellion politique... Par dessus-tout, le livre est une ode aux femmes, à l'amitié, à l'amour, et montre une sororité atypique entre "Petites Filles au bout du chemin", des femmes abimées qui retrouve ensemble la force nécessaire à leur survie. Comme chacun de ses livres, sa prose est sublimement poétique.
J'y pense tous les jours, bon je l'ai fini y'a un jour mais je sais que ça va durer (peur de finir par ne plus chercher que de jolis refuges de campagne où être bien, des terriers ou des nids à construire, m'appliquer à les border de couvertures et prendre bien garde à n'y installer que des lumières indirectes, apaisantes. p.296) Aussi je suis amoureuse je sais pas si c'est du livre ou de la Petite ou de Voltairine ou tout en même temps
J'ai retrouvé avec bonheur les thèmes chers à Lola Lafon: la rébellion, l'amour sorore, l'art comme moyen de résistance. La danse en toile de fond, les corps qui dansent, qui luttent. Le texte contient quelques longueurs, surtout à mi-chemin, mais finalement c'est le propre des Petites filles au Bout du Chemin de s'égarer un peu parfois, et de nous égarer avec elles...
Normalement j'adore le travail de Lola Lafon mais là je n'ai pas du tout réussi à rentrer dans le roman. J'étais perdu dans les personnages, je ne comprenais pas dutout où elle voulait en venir. J'ai peiné à terminer ce roman alors que pourtant j'ai l'habitude de dévorer les livres de cette autrice.
Un regalo, prima di una partenza. Un libro che è una storia, immagini, poesie, compagno di viaggio, non vedere l'ora di tornare a casa per ritrovarlo sul comodino, buttato giù in pochi giorni con una stretta allo stomaco. Bellissimo. Bellissimo. Unico.
3.75 C’est brillant, c’est féministe et politique. J’ai beaucoup aimé mais j’ai eu un peu du mal avec la forme. J’ai l’impression que je saisissais pas toujours tout.
[3,5] si j’ai moins accroché à cette œuvre qu’à celles lu précédemment, Lola Lafon parvient tout de même à me bouleverser, à me serrer le cœur et me mouiller les yeux. Je pense à la Petite fille au bout du chemin que j’ai été, à celles que je connais, à mes propres Évenements.
Pas simple de mettre des mots sur un livre qui m'a tour à tour intriguée, ennuyée, plu, et mise en colère. Il est resté longtemps sur mon étagère, parce que la 4e de couverture annonçait une histoire triste, sinon morbide: une conversation entre la narratrice et sa meilleure amie dans le coma... Ambiance! Quand je me suis enfin décidée à le lire, j'ai accroché dès les premiers chapitres. La relation entre la narratrice et sa meilleure amie, le traumatisme à l'origine de leur amitié, les échecs rageants de la justice française, l'attente des proches dans l'hôpital où une jeune fille s'enfonce dans son coma... J'ai trouvé tout ça très juste et bien écrit. En revanche, j'ai un peu décroché au milieu du récit, tout simplement parce que le personnage de La Petite Fille au Bout du Chemin m'énervait - elle s'obstine à appeler la narratrice par un prénom qui n'est pas le sien, les passages qu'elle écrit ne sont pas passionnants (et elle en écrit beaucoup!!), elle est consumée toute entière par sa lutte contre les injonctions médicamenteuses de ses proches. Elle m'a paru vraiment auto-centrée, malgré sa détermination à juger tout ce qui l'entoure et à abreuver quiconque reste dans les parages assez longtemps de ses feuillets noircis de "sagesse non-conventionnelle"... je trouvais le personnage caricatural et peu aimable, et je demandais bien ce que la narratrice lui trouvait. Mon intérêt a été de nouveau éveillé au moment où les deux acolytes commencent à se rebeller, à participer à des actions politiques. Le passage dans la Villa est assez truculent, et je trouve que Lola Lafon peint un portrait parfait des intellectuels de gauche mis en porte à faux avec les révolutionnaires. "Ils n'ont rien cassé?/ et toi, ton roman, ça avance?/ tu as une invit' pour mardi?/ bon, ça dure un peu là, cette histoire, ils sont bien gentils mais j'ai un mal de crâne/ remarque ce qu'ils disent n'est pas idiot/ mais." Bon, ça fait beaucoup de mots pour dire qu'au final, malgré des passages qui n'étaient pas vraiment ma tasse de thé, j'ai bien aimé le livre... et j'en lirai d'autres de Lola Lafon, dont le talent littéraire est évident.
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We Are the Birds of the Coming Storm is the English translation of the book from the original French. I really wish my French was at a high enough level to read the original because I’m sure, as with all translations, something is always lost. However, that didn’t lessen my enjoyment of the book in any way. It’s still a 5 star book, and that is also despite the fact that I prefer Fantasy over any other genre.
My reasons for loving this book are many, but I will stick to my top couple of reasons. First of all, this being Literary Fiction, it pushed me out of my comfort zone and made me think. I had to take my time with the story, with several breaks to sort out my feelings and thoughts. Even though the story takes place in France, it deals with many social and political issues that are relevant to current events in the United States. It is primarily a Feminist book, but in addition to dealing with issues of rape and mental illness, it also brings up issues of political upheaval, riots, racism, and immigration. I didn’t necessarily agree with everything, particularly the violent political action, but I was still able to relate to the characters and understand their reasoning.
My second reason for loving the story is that it doesn’t provide any answers. This isn’t a book of pat solutions to all the social issues. It’s not preachy or condescending, and it doesn’t contain a single moment of misandry, blaming, or explaining away the issues. The story simply presents them as they appear in the characters’ lives.
I highly recommend this book to anyone who loves thought provoking literary fiction, or who is interested in or studying Women’s Studies or Feminism. However, I do have to provide a trigger warning for victims of sexual assault since many of the narrator’s thoughts, memories, and emotions concerning rape often come up as flashbacks.
Ce livre est décidément rien de ce que l'on peut s'attendre à lire. Je serais bien incapable de le résumer ou d'en faire un quelconque analyse. Tout ce que je sais c'est que j'ai aimé, profondément aimé, alors que la lecture m'a plus d'une fois mise mal à l'aise, m'a plus d'une fois donné l'envie de refermer les pages et ne plus l'ouvrir. C'est dur et brut et tranchant. Et vraiment je vous le recommande et surtout, ne pas le lâcher tant que vous ne l'avez pas terminé ! Ne surtout pas le poser quand bien même ça vous apparaitra plus d'une fois, la meilleure chose à faire.
PS : Gros clin d'oeil involontaire au roman, je l'ai terminé un 11 novembre ! Et ce n'est même pas fait exprès !
basic plot: young woman is a dancer, and is raped by someone she was 'dating'; at a self-help group for rape victims she meets a young woman and they become very close friends. this young woman has a heart attack and is in a coma. this book is a sort of mental road movie of a novel where young women rebel against a system/world that seeks to control and manipulate them in insidious ways. some parts I really loved and she is an engaging writer. sometimes it goes in directions i couldn't quite follow (elle delire un peu ou meme: elles delirent carement!) plot is a bit loose, but at least it's got one!