" Le danger n'est pas dans les machines, sinon nous devrions faire ce rêve absurde de les détruire par la force, à la manière des iconoclastes qui, en brisant les images, se flattaient d'anéantir aussi les croyances. Le danger n'est pas dans la multiplication des machines, mais dans le nombre sans cesse croissant d'hommes habitués, dès leur enfance, à ne désirer que ce que les machines peuvent donner. " G. B. Georges Bernanos a notamment laissé derrière lui un pamphlet visionnaire destiné à réveiller les consciences. Plus d'un demi-siècle après la disparition de son auteur, La France contre les robots reste d'une incroyable actualité. Cette apologie de la Liberté est un défi jeté aux idolâtries du profit et de la force, une critique du capitalisme industriel et des tyrannies modernes, ainsi qu'une dénonciation du culte de la vitesse et du rendement effréné. Avec véhémence, Bernanos conteste l'idée selon laquelle le système matérialiste et mercantile conduirait fatalement au bonheur de l'humanité. Selon lui, en effet, il y aura toujours plus à gagner à satisfaire les vices de l'homme que ses besoins. Il explique ainsi : " Un jour, on plongera dans la ruine du jour au lendemain des familles entières parce qu'à des milliers de kilomètres pourra être produite la même chose pour deux centimes de moins à la tonne. " Une étonnante préfiguration de la mondialisation et des délocalisations ! Un cri appelant à la construction d'une société où il serait enfin possible de mener une vie digne de l'être humain.
Georges Bernanos était un écrivain français, gagneur du Grand Prix du Roman de l'Académie française en 1936 avec Journal d'un curé de campagne.
George Bernanos was a French writer. His 1936 book, Journal d'un curé de campagne (Diary of a Country Priest), won the Grand Prix du roman de l'Académie française.
Très conservateur évidement. J'ai dû vérifier de nombreuse fois la date de parution pour confirmer que ce n'est pas écrit au XIXème (Mais le mot robot serait un anachronisme). Cela dit, il exprime sa pensée et l'illustre bien, ce qui rend son propos écoutable.
« On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord quelle est une conspiration universelle contre toute forme de vie intérieure. »
Un essai intéressant qui décrit dans une première partie la place du peuple et des élites lors des révolutions avant de se positionner quant aux atteintes à la Liberté, nées des développements des instruments techniques, notamment utilisés lors des conflits armés. Le capitalisme y est fortement critiqué et l’absence de conscience et réflexion des hommes au fil des années également.
Certaines de ces critiques sont encore très voire trop pertinentes aujourd’hui…
Un excellent essais sur des questions pertinents: le destin de la civilisation technique, la guère moderne, la bêtise de l’humanité, le fin du monde. Les émotions et les réflexions sont dignes d’interêt. Mais à quoi bon!…
Les citations préférées :
Le Nombre crée une société à son image, une société d’êtres non pas égaux, mais pareils, seulement reconnaissables à leurs empreintes digitales.
Obéissance et irresponsabilité, voilà les deux Mots Magiques qui ouvriront demain le Paradis de la Civilisation des Machines
Chaque invention nouvelle accroît le prestige de la Force, et fait décroître celui du Droit.
Être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles.
La Bêtise, en effet, m’apparaît de plus en plus comme la cause première et principale de la corruption des Nations. La seconde, c’est l’avarice. L’ambition des dictateurs ne vient qu’au troisième rang.
La tragédie de l’Europe au XIXe siècle et d’abord, sans doute, la tragédie de la France, c’est précisément l’inadaptation de l’homme et du rythme de la vie qui ne se mesure plus au battement de son propre cœur, mais à la rotation vertigineuse des turbines, et qui d’ailleurs s’accélère sans cesse.
Texto embroncado, Bernanos repite el apelativo "imbéciles" más veces de las que es posible contarlas. Se posiciona críticamente respecto del realismo, la técnica contemporánea, el Estado (más precisamente en su variante centralizada y controladora), la democracia, la dictadura (dos caras de una misma moneda, dice), la igualdad (en tanto homogeneización y anulación de la riqueza yacente en las diferencias), el capitalismo, el comunismo (otra vez, dos caras de una misma moneda). Es imposible no pensar que alguien como Milei podría rescatar algunos cuantos pasajes, pero es a su vez imposible pensar que Bernanos apoyaría a alguien como Milei. Más que un punto de vista, el de Bernanos es un hiper punto de vista. Y no es que se contradiga todo el tiempo, es que es tal la complejidad de su posición que se vuelve difícil de aprehender para los parámetros simplistas habituales. Dicho esto, conocí la figura de Bernanos por el cine, por el Diario de un cura rural adaptado por Bresson, por Bajo el sol de Satán adaptado por Pialat. Este, Francia contra los robots, es el primer libro de él que leo, y también llegué a él por el cine: Jean-Marie Straub, cineasta de izquierda, adaptó un fragmento para su cortometraje homónimo, la que sería su película final.
Desde las primeras páginas me enamoré de la rebeldía de Georges Bernanos: incendiaria, directa, sin tapujos y sin temor a represalias. Sin duda, en el presente, urgimos de un intelectual de su talla y de su visión cruda sobre la realidad y, a pesar de eso, su profunda creencia en el poder de la humanidad. Hay cosas, obviamente, que no me interesaron nada, principalmente las que refieren a la política francesa ya que soy mexicano y sus referencias se sitúan en los años 40 del siglo pasado y hasta doscientos años antes; sin embargo su retórica militante y libertaria hacen de este libro uno fundamental, quizá junto con el Hombre rebelde de Albert Camus y Desobediencia Civil, de Henry David Thoreau.
Un aspect trop peu souligne de cet essai prophetique est que l'ensemble des craintes decrites sont un produit direct de l'Amerique ou de ses actes.
De cette optique, peut-etre sous estimee par l'auteur lui-meme, on comprends que l'Amerique est en fait une nouvelle barbarie envahissant l'Europe, mais qui, contrairement aux barbares du passe, peut reconstruire a son image ce qu'elle detruit.
"On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure."
Il n'avait pas tout vu, mais il avait tout compris.
Cada libro le llega al lector en el momento preciso no antes no después. En este encuentro que pese a la fecha de haber sido redactado encaja perfectamente en varias cosas que suceden en la republica mexicana. 1 la pérdida de libertades de poco en poco 2 la manipulación . 3 la invitación y predicción que hace falta solo una chispa para lograr el cambio siento que no habrá necesidad de que pasen décadas para evitar llegar a los extremos por otros latinoamericanos vividos con los gobiernos transformadores. La semilla ya está puesta.
Essai politique sur le pouvoir des machines et l’endoctrinement des masses quel que soit le régime politique (démocratie, dictature, capitalisme ou communiste)