Montréal, juillet 2020. Le viaduc Rosemont-Van Horne est fermé à la circulation routière. La foule se masse devant les cordons de sécurité de la police. Une journaliste attend le signal du direct dans son oreillette. On sait qu’un convoi de fret du Canadien Pacifique s’est arrêté sur la voie. On murmure que cela aurait un lien avec la romancière Mia Clark, habituée des lieux et autrice du récent phénomène littéraire Un grondement féroce. On apprendra bientôt que les autorités prennent cela très au sérieux, car Mia Clark reste introuvable.
Cependant que l’on tente de comprendre ce qui s’est passé, William Van Horne, futur directeur général du Canadien Pacifique, se fait renvoyer de l’école. Nous sommes en 1856, il a alors treize ans. Avec lui démarre le texte d’Un grondement féroce et l’enquête menée par une proche amie de Mia, qui pourrait bien permettre d’éclairer les ténèbres dans lesquelles la romancière semble s’être volatilisée.
Wow mais quel roman surprenant! Ça m’a pris quelques pages pour réellement entrer dans l’histoire puisqu’il y a énormément d’informations et de contenu historique. Par contre, lorsque j’ai commencé à me rendre compte que les vies de William et de Mia s’entrecroisaient j’ai été réellement intriguée. Je n’ai pas du tout vu venir le dénouement.
Je n’avais vraiment pas d’attente pour ce roman. En fait… non, c’est faux. Je m’attendais à un roman qui mélange le polar au récit historique. Je n’ai donc pas été déçue, ce livre contient ces deux éléments là. Mais il y a tellement plus que ça.
Ce livre est un véritable labyrinthe. Un récit rempli de tiroirs secrets portant sur des non-dits, des souvenirs partagés, des mascarades imaginaires, des chemins parallèles.
Comme lecteur.ice, on veut savoir qui est la narratrice. On veut connaitre la tragique histoire de Mia Clark. On veut démystifier le célèbre William Van Horne. On veut beaucoup de choses quoi ! 😅 Et l’autrice parvient à nous donner un peu de tout, subtilement, mais avec de petits détails accrocheurs jusqu’à la fin.
Personnellement, j’aime les histoires qui jouent avec les mots, avec les chemins qui se croisent et se décroisent. Le réel se mélange à la fiction avec brio. J’ai vraiment aimé ces doubles sens entre la vie de William et de Mia. Limite, les faits historiques laissés ici et là m’ont captivés à un point où j’allais sur internet pour en savoir davantage sur le Canadian Pacifique 😅
Le début de l’histoire peut aussi sembler fastidieux. La narratrice s’adresse à nous comme dans un journal intime. Elle s’adresse ensuite directement à William par de petits témoignages personnels, fictifs ou réels. Pour finir, elle relate certains faits liés à son présent ainsi qu’à ses rencontres avec Mia. Ça peut donc être mêlant, mais par chance, le roman est court. Les choses se mettent donc en place rapidement.
BREF, cette histoire se résume par un texte court, mais vraiment savoureux. Les frontières entre la réalité et l’imaginaire ne cessent de se confondre jusqu’aux toutes dernières lignes.
J’ai vraiment aimé, quoi 🫶🏻
Je recommande pour ceux qui veulent vivre une belle découverte littéraire.
Après une trentaine de pages, j'ai failli déposer le livre, car je ne voyais pas le lien possible entre toutes les intrigues qui ne se déroulent pas de manière contemporaine. J'ai persévéré, car je voyais le potentiel de cette histoire et la possibilité du labyrinthe... sauf que cela ne s'est pas véritablement produit. Le thème pourrait être poussé beaucoup plus loin. Dommage !
Je suis restée sur ma fin avec ce livre. L'intrigue paraissait prometteuse, très bien écrite, mais la fin de l'histoire avec absence de dénouement clair m'a laissée avec une certaine frustration, tel un souflé bien bombé qui retombe complètement à plat en ouvrant le four. Dommage
Je trouvais intéressante l'intrication d'un viaduc, d'une fille contemporaine et d'un homme mort depuis longtemps. Je voulais connaître le lien. J'étais intriguée. Ça s'est arrêté la. Tabarouette que c'était plate. Pour le côté de la fille contemporaine, rapidement, on a comprit l'intrigue. Donc aucune surprise. Le lien entre la fille et le viaduc, c'est qu'elle a disparu en dessous. Bon ok ... Et William Van Horne dans tout ça ? Eh bien, le viaduc porte son nom et l'autrice avait envie de nous raconter son histoire. Pourquoi ? Aucune idée. De mon point de vue, ce n'était pas tellement passionnant. Oui, il en a fait des choses, mais si j'avais eu envie de les connaître, j'aurais lu sa biographie. Et ça ne servait pas l'histoire. En fait, c'était peut-être ça l'histoire. Elle nous parle de William Van Horne au « tu », comme si elle lui parlait. Et en fait, c'est plate a mourir d'ennuie et ça ne mène nul part. Je n'ai pas compris le but de ce roman. Je me demande encore pourquoi. Elle nous raconte peut-être un peu sa vie via la romancière disparue ? Je ne sais pas ... Par contre, sa plume est agréable, vive.