Maintenant que je sais que la fin est proche, j'avoue que je compte un peu les tomes et je trouve ceux comme celui-ci un peu frustrant ^^!
Cela reste tout de même une très bonne lecture, qu'on ne me fasse pas dire le contraire. Yugo Kobayashi sait désormais parfaitement comment capturer ses lecteurs et ce depuis longtemps, il n'a plus de leçon à recevoir. Ainsi, même quand on fait une pause dans la folle action de l'ascension d'Ashito, on se régale. Mais cette ascension n'ayant plus droit qu'à 10 tomes, ça reste frustrant de faire une pause justement à ce moment-là.
En effet, on vient de fixer un nouveau but inatteignable à notre héros. Celui-ci est tout feu tout flamme. Il fête la victoire avec ses camarades, réfléchit, cogite et puis tout disparaît parce qu'il apprend qu'il n'est pas le seul à avoir de l'ambition mais que son amie Hana aussi... J'avoue que j'ai trouvé cela assez maladroit. On sait qu'ils sont proches depuis longtemps. On se doute que ce n'est pas que ça entre eux. Mais là, ça sort un peu de nulle part et ça tombe comme un cheveux sur la soupe...
Heureusement que leurs rêves les conduisent vers de mêmes horizons, cela permet à l'auteur de parler d'autre chose que de cette romance balbutiante si maladroite. J'ai ainsi pris bien plus de plaisir à découvrir, grâce à ses souvenirs, les premiers moments de Fukuda en Espagne quand il était jeune. L'auteur n'hésite pas à en faire des caisses pour montrer la difficulté à aller dans un autre pays, avec une autre langue mais aussi et surtout une autre conception du foot. Il nous montre par ce biais comme au Japon c'est encore confidentiel, cantonné dans les écoles, là où en Europe cela irrigue la société. C'est caricatural mais parlant.
Et voir, Fukuda, la pièce maîtresse de l'Espérion galérer, lui qui a un tel ego, c'est jubilatoire aussi et tellement source de leçons. On aime se dire qu'on va le voir devoir faire des efforts pour s'intégrer, avoir un jeu d'équipe, se faire apprécier des supporters de son club, là où c'était inné pour lui autrefois. Il va faire comme ses joueurs : travailler, et ce n'est tellement pas l'image qu'on a de lui ^^!
A côté de cela, tome de pause oblige, on s'intéresse aussi aux autres joueurs. C'est tantôt rempli d'émotion, avec Akutsu et sa famille, Togashi et Anri qu'il cherche à aider aussi bien sur le plan sentimental que professionnel, avec son rêve de devenir coach qui rejoint le sien de devenir un grand joueur. Ils sont mignons tous les deux. Mais c'est aussi parfois un peu ridicule et inutile, comme avec la quête d'Otomo de se trouver une copine, en tombant sur tous ceux qui en ont déjà une. On aurait pu utiliser ces pages pour autre chose, même si je comprends qu'il faille relâcher un peu la pression et les montrer dans un cadre plus apte à leur âge, comme quand à la fin du tome, on retrouver Fukuda et Hana à Ehime sur les terres du père du premier mais aussi d'Ashito.
Quand les grands destins se croisent, cela donne un tome de préparation, de souvenirs, de détente, un peu frustrant mais offrant une pause et une transition, avant ce que j'espère être la cavalcade finale. Au programme l'affrontement Espérion - Barça, de nouveaux grands noms et l'ascension des nôtres. J'ai surtout hâte que le foot reprenne car je suis un peu frustrée par ce genre de tome.