Séraphine (Sé pour les intimes) a une vie parfaite en apparence : un mari aimant, George et une petite fille pleine de vie, Luz, un boulot, des amis, un job… Elle a pris l’habitude de comptabiliser ses journées et les éléments marquants en points bonheur qu’elle répertorie scrupuleusement dans son carnet à la fin de chaque journée.
Sauf le mercredi. Car le mercredi, Séraphine a une double vie : elle part retrouver son frère Paul, au parloir de la prison, dans laquelle il est enfermé depuis 20 ans. Mais ça, personne ne le sait, personne n’est au courant de l’existence de ce frère. Alors quand Paul lui annonce qu’il va bientôt être libéré, le monde de Séraphine chamboule. Que faire ? En parler à sa famille et leur avouer qu’elle a menti pendant 20 ans ou se taire ?
J’ai aimé l’écriture ciselée de l’autrice, les phrases claquantes, qui vont à l’essentiel, le comptage en points bonheur pour tout et pour rien. On sent que Séraphine a besoin de cette petite manie pour s’y retrouver dans sa vie afin de garder le contrôle sur sa vie passée et les mensonges qu’elle a tissés au fil des années.
Elle est pétillante et n’arrête jamais, montrant toujours une face d’elle positive, cette image n’étant qu’un voile, un leurre cachant la panique intérieure qui l’habite suite à l’annonce de la sortie de prison de son frère.
Ma note : ⭐️⭐️⭐️⭐️/5