"Qu'est-ce qui m'a poussée, jeune fille, à abandonner mes proches, ma maison, ma langue maternelle ? Qu'est-ce qui fait qu'un homme tendre comme mon père est devenu un monstre, à un moment donné ? Quel est ce mal qui m'a rongée jusqu'à presque en crever ?Cela s'appelle Italie : ma douleur, mon amour, ma patrie. Un pays qui n'a pas fait les comptes avec le fascisme dont il fut l'inventeur. Un pays comme une famille, plein de secrets - bruyants, destructeurs, meurtriers."Poursuivant son "autobiographie de l'Italie", Simonetta Greggio raconte pour la première fois l'histoire de sa famille, à laquelle répondent les années sombres et rouges de l'Histoire. Un récit âpre et sensuel où l'écriture restaure ce que la violence a fait voler en éclats.
Simonetta Greggio is an Italian novelist who writes in French. Before turning to literature, she contributed as a journalist to several magazines such as City, Télérama, D. La Repubblica and Figaro Madame.
Récit auto-biographique qui va se croiser avec des notes biographiques des parents et grands-parents, tout en croisant ces histoires avec l'Histoire de l'Italie fasciste. Trois étoiles parceque la fin ne suit pas le rythme du reste du livre. Je pense que c'est un livre/histoire raconté avec beaucoup de pudeur. J'attendais plus de la fin. Peut-être, attendais-je que l'on me raconte une histoire de dépassement et de transformation.
Le titre Bellissima ne présume pas de la teneur du livre ! On est loin du superbement belle ou beau de l’être humain dans ce pays qu’est l’Italie. L’auteure nous plonge dans l’Italie du Duche, de l’après-guerre, des BR (Brigades Rouges) et de toute la corruption. Les personnages sont intimement imbriqués dans ce monde noir où notre héroïne, l’auteure, est maltraitée tant psychologiquement que physiquement. On nage entre l’amour immodéré d’une petite fille pour son père et cette société italienne tellement corrompue. C’est un récit poignant, dur, voire très dur. On ne ressort pas indemne de cette lecture.
C est presqu'une psychothérapie que l' auteur a réalisé dans ce livre. Tout se mêle, la Grande Histoire de l 'Italie et la petite histoire de l' auteur. Sauf que c'est tellement fait avec des associations d'idée qu'on s'y perd surtout si on ne connait pas cette histoire italienne.. cela rend vraiment la lecture fastidieuse.
On suit l'histoire d'une petite fille confrontée à la violence familiale et la situation de l'Italie sous Mussolini. L'aspect historique est intéressant mais la vie de cette petite fille est dure et il est difficile de lire les atrocités qu'elle a subi.
Avant d’attaquer cette lecture il faut vraiment prendre conscience que l’auteure parle de sa famille en remontant à l’histoire de sa mère et de ses grand-parents tout autant que de l’Italie, du fascisme, des attentats et assassinats perpétrés dans le pays, de la corruption omniprésente telle une immense tentacule … J’éprouve des sentiments assez mitigés sur cette lecture 🤔 C’était intéressant mais j’avoue que l’auteure m’a perdue en passant de son histoire personnelle à celle de l’Italie … (je pensais que le récit serait plus centré sur sa famille) Ce qui est sûr c’est qu’elle n’a pas eu une jeunesse facile et malgré tout ce que son père lui a fait subir elle l’a beaucoup aimé …
Un témoignage sensible sur une famille italienne, pétrie de secrets et de monstres, produits du fascisme rampant et de la corruption toujours à l'œuvre en Italie. Et le combat intime de l'autrice pour échapper à son emprise.